Les questions que tous les parent se posent !
Voici un échantillon de questions auxquelles des professionnels de la PMI ont répondu.
«Au secours mon bébé pleure tout le temps ! C'est normal ? »
Pas de panique ! Avant tout les pleurs du tout-petit bébé sont un moyen d’expression pour traduire ses sensations, n’oubliez pas qu’il s’agit de son seul mode d’expression. Il apprend peu à peu que pleurer vous fait venir et vous-même apprenez peu à peu à décoder ses cris. Ainsi vous découvrirez que ses besoins ne sont pas tous alimentaires.
« A-t-il vraiment faim ? »
La faim est la cause la plus fréquente des pleurs du tout petit. Selon les jours, le rythme des tétées ou des biberons peut varier d’autant plus que le bébé ignore la différence entre le jour et la nuit les premiers mois.
« Si je le prends dans les bras et le porte beaucoup il va devenir capricieux et aura de mauvaises habitudes »
« Faut-il le prendre quand il pleure? »
Tout est une affaire d’âge et de dosage !
Le nourrisson pleure car il exprime une demande et le fait de lui répondre en le prenant dans vos bras est une solution qu’il va vite comprendre et vite apprécier. Cela va le conforter dans le fait que vous entendez sa demande et que vous y répondez. Vous pouvez accompagner la prise dans vos bras de paroles réconfortantes qu’il saura bientôt reconnaître et dont il saura se satisfaire en grandissant. On peut dire qu’un tout petit bébé ne fait pas de caprices et que le temps passé dans vos bras contribue à installer un climat de confiance réciproque.
« Il pleure souvent le soir et nous n'arrivons pas à le calmer, que faire ? »
« Il se réveille en hurlant la nuit nous n'arrivons pas à le calmer. »
La fin de journée et la nuit sont des périodes propices aux pleurs des nourrissons et des enfants plus grands.Pour les nourrissons, les pleurs de fin de journée (hormis la faim ou le sommeil) peuvent s’expliquer par « un trop plein » de stimulations nouvelles vécues tout au long de la journée et qui nécessite « une décharge. »
Les coliques, spasmes gastriques, peuvent également expliquer ces pleurs.
Les pleurs du milieu de la nuit peuvent être des pleurs consécutifs à de « mauvais rêves. » Vous pouvez le rassurer de votre voix et votre présence en s’assurant que les conditions de son endormissement sont favorables.
« Pourquoi pleure-t'il pour aller se coucher ? »
Un enfant plus grand qui pleure pour aller se coucher est fréquent.
La séparation pour la nuit de ses parents génère une angoisse que vous pouvez essayer de lui apprendre à contenir à travers un rituel du coucher auquel vous vous plierez chaque soir (lecture d’une histoire, petite chanson, veilleuse…) accompagné de mots réconfortants lui indiquant vos retrouvailles dès le lendemain matin.
« Est-ce que je dois appeler les secours ou me rendre chez mon médecin ? »
« Je suis angoissée par les pleurs de mon bébé.
On peut parfois se sentir vraiment impuissant face aux pleurs d’un bébé que rien ne semblent calmer…ces pleurs incessants génèrent une angoisse qui peut alimenter les pleurs eux-mêmes.
Il peut être bon de consulter un médecin pour isoler une raison médicale et se rassurer sur le fait que le bébé ne souffre pas. Ainsi plus détendu, l’adulte sera plus réceptif et plus inventif pour calmer les pleurs.
« Quand je lui retire un jouet et qu’il pleure que dois je faire ? »
« Il fait de grosses colères lorsque je lui refuse quelque chose ou lorsque je veux partir d'un endroit. »
Rapidement, l’enfant plus grand comprend que « l’utilisation » des pleurs a un effet sur l’adulte et surtout sur le parent qui redoute de ne pas en venir à bout et d’installer durablement la relation avec son enfant dans le conflit. Aussi l’enfant en joue-t’il !
Il y aura des interdits incontournables qui feront pleurer l’enfant mais sur lesquels l’adulte ne reviendra pas. Puis il y aura des situations dans lesquelles le compromis, l’explication, l’anticipation permettront à l’enfant et au parent de trouver un terrain d’entente et d’éviter ainsi « les pleurs de colère »