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Le plan d’urgence hivernale : les initiatives du département
Ce plan permet aux pouvoirs publics de se mobiliser durant l'hiver pour venir en aide aux plus démunis. Zoom sur les dispositifs d'hébergement d'urgence dans les Hauts-de-Seine et les actions du conseil général en faveur des personnes vulnérables.
GETTYIMAGES
Opérationnelle jusqu'au 31 mars, la mobilisation hivernale est mise en place par la préfecture, via la direction régionale et interdépartementale de l’Hébergement et du Logement – Unité territoriale des Hauts-de-Seine (DRIHL92).
Au sommaire
Un dispositif spécifique d’urgence sociale et d’insertion est mis en œuvre chaque année pendant la période hivernale en France.
Géré par les préfectures, ce dispositif vise à la prise en charge, en période hivernale, des personnes sans domicile fixe et des publics les plus vulnérables en période de froid extrême.
443 110 nuits prises en charge par le conseil général
Depuis le début de l’année 2011, le conseil général a financé 443 110 nuits d’hébergement d’urgence dans le département pour un montant total de plus de 6 168 336 M€.
Une initiative prise depuis de nombreuses années, et qui n’entre pas dans ses compétences légales.
Ce budget correspond à des nuitées au sein de structures plutôt du type insertion que d’urgence :
- 395 660 nuits prises en charge à destination des familles en situation précaire suivies par les services sociaux départementaux qui ne peuvent accéder tout de suite à un logement autonome, du fait d’un cumul de difficultés socio-économiques (nuits d’hôtel et nuits dans des structures spécifiques d’hébergement),
-47 450 nuits à destination des femmes victimes de violences dans le cadre du dispositif Femmes victimes de violences 92 initié en partenariat avec l’État.
Par ailleurs dans le cadre de sa politique en faveur des personnes les plus démunies, le conseil général a accordé en 2011 209 463 € de subventions ainsi réparties :
- 45 000 € à la Banque alimentaire Paris - Île-de-France,
- 89 463 € à la Croix-Rouge,
- 40 000 € aux Restos du cœur,
- 35 000 € au Secours catholique.
Les 4 mesures du plan d'urgence hivernale
Le dispositif d’hébergement d’urgence et de veille sociale mis en place sur le département repose sur 4 mesures :
- le 115 ou régulation téléphonique qui a pour but d’orienter les SDF, ce numéro est joignable 24 h/24, 7 j/7,
- des équipes mobiles (ou "Samu social") qui sillonnent tous les soirs afin d'aller au-devant des personnes les plus exclues,
- des centres d’hébergement d’urgence,
- des accueils de jour qui proposent à la journée des prestations variées.
Le fonctionnement du dispositif
L’orientation vers un des centres d’hébergement d’urgence, ou vers un lieu d’accueil, se fait en contactant le numéro d’appel "115".
Les équipes mobiles du Samu social viennent aussi à la rencontre des personnes ne souhaitant pas de prise en charge. En effet un certain nombre de personnes sans domicile fixe, très désocialisées, refusent toute aide ou hébergement, ce qui les met en situation de danger potentiel.
Le Samu social est assuré par l’association « La Croix-Rouge française » en lien avec le 115 afin d’assurer les maraudes toute l’année. Constituée de deux équipes mobiles de nuit permanentes et d’une équipe mobile de jour, elle dispose de trois véhicules accompagnés de personnes qui constituent l’équipe en sus des bénévoles pour aller au-devant des personnes sans abri et s’assurer de leurs conditions dans des lieux reculés : squat, bois, pont en bord de Seine… Le cas échéant, un acheminement jusqu’à un CHU peut être assuré comme la transition du suivi de l’usager.
Il appartient aux différents acteurs de terrain (Samu social, Samu, pompiers, associations, police, secouristes), entrés en contact avec ces personnes, d’user dans un premier temps de toute leur persuasion, et en cas d’échec de prévenir le Samu. Celui-ci doit alors évaluer la situation médicale de la personne et apprécier la nécessité de la faire hospitaliser (avec ou sans consentement).
L’obligation d’assistance à personne en danger doit être appréciée par les acteurs de terrain en lien avec le médecin régulateur du Samu.
Il est en effet rappelé qu’il n’est pas possible de contraindre une personne à se mettre à l’abri dès lors qu’elle le refuse, sauf si la situation médicale de la personne concernée, appréciée par le médecin, l’impose.
Les trois niveaux du plan d'urgence hivernale
En application de la circulaire de la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité en date du 10 octobre 2006, le plan d'urgence hivernale comporte les trois niveaux d’action suivants :
- le niveau 1, déclenché automatiquement du 1er novembre au 31 mars, prévoit un renforcement en personnel du 115, 52 places d’hébergement supplémentaires et le renforcement des prestations des accueils de jour ;
- le niveau 2, déclenché par le préfet si les températures réelles sont négatives le jour et inférieures à - 5° la nuit ou si la situation locale le justifie, prévoit 3 équipes mobiles supplémentaires, 61places d’hébergement d’urgence supplémentaires et des prestations renforcées dans les accueils de jour ;
- le niveau 3, déclenché par le préfet si les températures réelles sont négatives le jour et inférieures à - 10° la nuit ou si la situation locale le justifie, prévoit 61 places d’hébergement supplémentaires, la réunion d’une cellule de crise et la mobilisation de capacités complémentaires. Ce niveau n’a encore jamais été déclenché dans le département.
>> Consultez le document édité par la préfecture des Hauts-de-Seine (format PDF - 65,64 ko)
Mise à jour le 28/11/2011
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