"Assistance Victimes 92" prévoit deux dispositifs
Ce dispositif "Assistance Victimes 92" est une expérience novatrice, unique en France. Pour la première fois, un dispositif d’aide aux victimes associe :
- une action d’urgence : en dépêchant des équipes de psychologues auprès des victimes,
- et une action de proximité avec des permanences, au sein de l'ensemble des commissariats, de juristes qualifiés dans le domaine du droit des victimes.
Ce dispositif est mené par l'ADAVIP 92, association d'aide aux victimes d'infractions pénales dans les Hauts-de-Seine.
Son but : écouter, informer, et accompagner les victimes d'infractions pénales notamment par le biais du dispositif "Assistance Victimes 92" qui est entièrement financé par le conseil général des Hauts-de-Seine.
1/ Les situations d'urgence : un dispositif dit "mobile"
Le service d’aide aux victimes en urgence, SAVU 92, est créé à l’échelle du département.
5 psychologues assurent, par binômes, une permanence mobile de 10h à 23h et se déplacent dans tout le département afin d’apporter en urgence aide et soutien psychologique aux victimes d’agressions les plus graves.
Leur intervention peut être systématique, dans les cas d’homicides volontaires, d’agressions sexuelles, d'accidents routiers mortels ou laissée à l’appréciation des services de police et de justice dans les cas de coups et blessures volontaires, vols avec violence, abus de faiblesse.
Le SAVU 92 intervient uniquement en urgence et sur saisine du Parquet, des forces de l’ordre ou du centre médico-judiciaire de Garche. L’équipe intervient alors, en fonction des besoins, au sein des services de police, en milieu hospitalier ou au domicile de la victime si l’urgence l’exige.
2/ L'action de proximité avec les permanences juridiques en commissariats.
Des permanences hebdomadaires ou bi-hebdomadaires de l’ADAVIP 92 sont assurées dans les commissariats de police des Hauts-de-Seine, c’est-à-dire dans chaque circonscription de sécurité publique.
Elles sont destinées à toutes les victimes d'infractions pénales.
8 juristes, qualifiés dans le domaine du droit des victimes, et personnels salariés de l’ADAVIP 92 reçoivent confidentiellement les victimes au sein de commissariats.
Leur mission : écoute, conseil et orientation, notamment par rapport aux procédures mises en œuvre.
Les permanences, d’une demi-journée, sont planifiées à hauteur d’une ou deux permanences hebdomadaires.
Permanences hebdomadaires
Au sein des commissariats de Bagneux, Clamart, Courbevoie, La Défense, La Garenne-Colombes, Levallois-Perret, Meudon,, Montrouge, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Saint-Cloud, Sèvres, Suresnes, Vanves, Villeneuve-la-Garenne.
Permanences bihebdomadaires
Au sein des commissariats d'Antony, Asnières, Boulogne-Billancourt, Châtenay-Malabry, Clichy, Colombes, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Nanterre, Rueil-Malmaison.
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Les travailleurs sociaux en commissariats.
Destiné à permettre la prise en charge de situations de détresse sociale auxquelles la police et la justice ne peuvent apporter de réponse adaptée, ce dispositif procède de la généralisation d’expérimentations menées au plan national depuis le début des années 1990.
Financé à parité par l’Etat et le département, ce dispositif s’adresse aux personnes majeures ou mineures, victimes ou mises en cause, concernées par une affaire présentant une problématique à caractère social dont les services de police sont saisis. Les travailleurs sociaux ont pour mission d’évaluer les besoins sociaux des publics rencontrés et de les orienter vers les services compétents, notamment les services sociaux du Département.
Actuellement six travailleurs sociaux sont en place dans les commissariats d’Antony, Asnières, Boulogne-Billancourt, Châtenay-Malabry, Gennevilliers et Nanterre.