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En ligne les interviews :
- du professeur Bernard Golse, chef de service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-Enfants malades et professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université René Descartes-Paris
- Pascale Ogrizek, médecin, spécialiste du sommeil, Hôtel Dieu à Paris, Antoine Béclère à Clamart
- Renée Tobelem, médecin du service de la protection maternelle et infantile du conseil général des Hauts-de-Seine 

 
  Qu'est-ce que le sommeil et à quoi sert-il ?
Le sommeil est une des grandes fonctions physiologiques de l'organisme dont la fonction de récupération physique et cérébrale est essentielle. C'est durant les phases de sommeil profond que sont aussi secrétées les hormones fondamentales, le cortisol et l'hormone de croissance. Il a aussi une fonction d'élaboration psychique car on mémorise et classe les informations accumulées pendant la journée et on évacue les tensions et le stress par l'intermédiaire des rêves lors du sommeil paradoxal.
  Pourquoi les troubles du sommeil sont-ils fréquents chez le jeune enfant ?
De la naissance jusqu'à l'âge de deux à trois ans, la structure du sommeil et sa durée se modifient beaucoup. Ces modifications permanentes expliquent la fréquence des difficultés d'endormissement et des réveils nocturnes en pleurs des jeunes enfants.
À cet âge, les cycles du sommeil sont seulement de 1 h à 1 h 30, d'où la fréquence des petits temps d'éveil avec pleurs, qui sont physiologiques, mais perturbent le sommeil des parents et les inquiètent. Pour les rassurer, il est bon de rappeler qu'ils n'ont aucun retentissement sur la santé des enfants.
  À quel âge peut-on réellement parler de troubles du sommeil chez un enfant ?
Les bébés doivent acquérir le rythme circadien, alternance du jour et de la nuit, qui permet de veiller le jour et dormir la nuit. La date de cette acquisition est très variable d'un individu à l'autre.
Dans tous les cas, on ne parlera pas de troubles du sommeil avant l'âge de 12 à 15 mois.
  Quels sont les troubles du sommeil dont se plaignent le plus souvent les parents ?
Les plaintes concernent les difficultés d'endormissement et les réveils nocturnes en pleurs, sachant qu'ils sont le plus souvent associés. Pour améliorer ces situations, il faut permettre à l'enfant de parvenir au premier endormissement seul et dans son lit. Ainsi il pourra durant la nuit se rendormir de la même façon, lors de chaque éveil de fin de cycle.
  À partir de quel moment doit-on consulter en cas de troubles du sommeil de l'enfant ?
Il n'est pas anormal qu'un bébé ne fasse pas ses nuits avant plusieurs mois. Néanmoins, il est conseillé de consulter en cas de répercussions importantes sur la vie familiale, notamment : perturbations des relations de couple, du sommeil des autres enfants de la fratrie avec répercussion scolaire, épuisement des parents, altération de la relation mère-enfant...
  À quelle heure faut-il coucher un bébé ou un jeune enfant ?
Les besoins en sommeil sont très individuels et varient en fonction de l'âge, mais aussi de l'hérédité. On peut évoquer aussi l'importance de la culture familiale.
L'heure idéale du coucher est « quand le train du sommeil passe ». On le repère en voyant le bébé se frotter les yeux, bâiller et se ralentir. L'horloge biologique est réglée sur le cycle nuit/jour. Quand la lumière baisse, l'hormone mélatonine augmente et déclenche le besoin de sommeil.
En pratique l'heure du coucher d'un jeune enfant devra osciller entre 19 heures 30 et 21 heures. Cet horaire devra être atteint à l'approche de la scolarité.
  Qu'est-ce que le rituel d'endormissement ?
L'enfant accepte mieux la séparation si celle-ci n'est pas brutale et qu'il n'a pas l'impression que l'on veut se débarrasser de lui. C'est le rôle du rituel du coucher dont le caractère répétitif et familier, mais aussi tendre et ludique, lui permet d'anticiper sur ce qui l'attend : le coucher et la séparation sans s'angoisser. Un ordre invariable des soins quotidiens par exemple, toilette, repas, moment de détente dans le lit avec présence du parent, puis au revoir de celui-ci contribue à le préparer à la venue de la nuit, en sécurité affective.
Peuvent aussi y contribuer le doudou ou un objet portant l'odeur de la maman. Ces rituels vont persister jusqu'à 4 à 6 ans en moyenne.
  Y a-t-il un ou des bons modes de couchage ?
La place de chacun dans la maison est un bon reflet du fonctionnement et des valeurs de la famille. La culture et les traditions influencent aussi les modalités du couchage d'un enfant.
Dans notre culture occidentale, les professionnels de la petite enfance pensent souhaitable que l'enfant dispose d'un lieu de couchage individualisé.
Pour répondre aux besoins d'ajustement des tout premiers mois (allaitement nocturne, rythme jour/nuit non encore installé), une solution pourrait être d'installer le berceau du bébé près du lit de ses parents en respectant néanmoins l'intimité et l'espace de chacun.
Dans d'autres cas, l'enfant sera d'emblée en capacité de s'approprier son espace personnel que ce soit dans sa chambre ou celle de ses frères ou sœurs.
  Faut-il rassurer un bébé pour l'endormir, en le berçant ou en le prenant dans les bras ?
Le bébé a des cycles de sommeil courts, une heure à une heure trente, et se réveille donc plusieurs fois dans la nuit.
Pour rassurer un bébé et le préparer au sommeil, un rituel apaisant sera bénéfique (câlins, petites histoires, berceuses...). On lui offrira des repères sécurisants (doudous, ou autre objet familial rassurant, veilleuses...) pour se séparer en douceur et en confiance. Il est préférable qu'il apprenne à s'endormir seul et dans son lit, de façon à ce qu'il puisse facilement le reproduire à chaque éveil physiologique et sans nécessiter l'intervention de ses parents.
Dans certaines situations particulières (petites maladies, telles que les rhinopharyngites par exemple, ou conditions inhabituelles, comme les vacances ou autres déplacements...), l'enfant ne retrouve pas ses repères et aura davantage besoin d'être rassuré et sécurisé.
  Comment réagir en cas de terreurs nocturnes de l'enfant ?
Les terreurs nocturnes sont fréquentes chez l'enfant. Elles surviennent une à trois heures après l'endormissement, en sommeil profond.
Même si cet épisode est impressionnant, ce n'est pas un trouble grave, mais seulement une particularité du sommeil. Il ne faut pas chercher à le réveiller mais juste assurer sa sécurité. Ces terreurs n'expriment aucune angoisse.
Seulement si ces crises deviennent trop fréquentes, on pourra être amené à consulter.
  Comment réagir en cas de cauchemars ?
Les cauchemars occasionnels permettent à l'enfant d'évacuer les tensions de la journée et ne sont pas inquiétants. Il faut juste le rassurer pour qu'il se rendorme paisiblement. S'ils deviennent trop fréquents, on pourra être amené à consulter pour rechercher les causes de ses angoisses.
  Comment réagir en cas de somnambulisme ?
Il faut le reconduire gentiment au lit où il continuera à dormir mais dans un sommeil plus calme. Il ne se souviendra pas de cet événement le lendemain. On ne sera pas amené à consulter sauf si les crises sont fréquentes et perturbent la vie familiale.
  Que faire si je ne supporte plus les pleurs de mon bébé la nuit ?
Il faudra essayer, après s'être assuré que tout va bien pour l'enfant et qu'une raison évidente et remédiable n'est pas en cause, le laisser se calmer seul dans sa chambre, couché sur le dos dans son lit et s'efforcer de se détendre soi-même. Lorsque cela est possible, demandez à un autre adulte de prendre le relais.
  Que faire si mon bébé dort trop ?
La durée du sommeil est variable selon l'âge et selon les individus, il y a de gros et de petits dormeurs. Cependant il faut penser à vérifier qu'il n'y ait pas de cause médicale, la fièvre ou les infections fatiguant les bébés.

 

 

 

 

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Sur hauts-de-seine.net

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Le département compte 73 centres de PMI dont 56 sont départementaux.

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  Les rôles des centres de protection maternelle et infantile

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Des sites de référence


  Institut national du sommeil et de la vigilance
La vocation de cet organisme est de promouvoir le sommeil et ses pathologies comme une composante de santé publique. 

  Réseau Morphée
Le Réseau Morphée est un réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil.

  Les troubles du sommeil chez l’enfant par Pascale Ogrizek, hôpital Antoine Béclère
Le site Santé et Sommeil aborde les troubles mineurs ou transitoires chez le jeune enfant.

  Le sommeil entre veille et éveil
Le site de la Société française de recherche et de médecine du sommeil (SFRMS) offre une documentation sur le sommeil.

  Sommeil
Le centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants s’adresse aux politiques, aux prestataires de services et aux parents.

  Et aussi des articles, des dossiers en ligne 

 

Autres ressources

  Des ouvrages, des articles pour mieux comprendre le sommeil sur le document bibliographie thématique (format PDF - 32,61 ko)

 
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