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Dimanche 12 octobre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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Lutte contre la ségrégation sociale et urbaine


Explications sur le programme national de rénovation urbaine et la politique menée par le conseil général.


1,6 milliard d'euros : c'est la somme qui va être investie pour "remodeler" dix-sept quartiers en difficulté des Hauts-de-Seine d'ici à 2012.
De quoi s'agit-il ?
Quand ?
Où ?
Qui va payer ?
La philosophie du projet

Signée le 19 octobre 2006, la convention entre l'État, le conseil général et l'Agence nationale de rénovation urbaine a donné un coup d'accélérateur à la politique déjà engagée depuis plus de dix ans par le département avec Pacte 92 dont les crédits ont été portés à trente millions d'euros annuels en 2005.

De quoi s'agit-il ?


Organisé par la loi du 1er août 2003, le programme national de rénovation urbaine prévoit un effort sans précédent de rénovation des quartiers en difficulté. Dix-sept quartiers sont concernés dans les Hauts-de-Seine. Ce programme y rejoint un dispositif lancé en 1991 par le département : Pacte 92.
Comme le Pacte, les projets labellisés "Anru" associent la rénovation urbaine :
- avec notamment les opérations de démolition/reconstruction,
- ou la réhabilitation des appartements,
- et le développement économique et social de ces quartiers.
Dans les Hauts-de-Seine, avec le dispositif Pacte 92, le conseil général a déjà consacré depuis 1993 près de 200 millions d'euros aux opérations de rénovation urbaine et environ 21,5 millions d'euros à la politique de la ville. Dès 1994, il cosignait des contrats de ville, une initiative départementale unique à l'époque, actuellement remplacés par les CUCS.
   
>> En savoir plus sur les contrats urbains de cohésion sociale dans le "92"

Quand ?


Les dix-sept quartiers concernés seront reconstruits d'ici au début de l'année 2012. Les travaux sont parfois déjà en cours comme au Noyer-Doré à Antony, ou au Luth à Gennevilliers.

Où ?


Les dix-sept sites ont été choisis par l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) :

 À Antony :
Le Noyer-Doré
 À Asnières :
Les quartiers nord
 À Bagneux :
Les Blagis
 À Boulogne-Billancourt :
 Pont de Sèvres
 À Châtenay-Malabry :
La Butte Rouge
 À Colombes :
- Les Fossés-Jean
- La gare du Stade
- Europe/Île Marante
- Petit Colombes
- Quartier des Grèves
 À Gennevilliers :
- Les Grésillons
- Le Luth
 À Nanterre :
- Provinces Françaises-Université
- Le Petit Nanterre
 À Rueil-Malmaison :
Clos des Terres Rouges
 À Villeneuve-la-Garenne :
- Les quartiers sud
- La Caravelle

A savoir :
- Certains étaient déjà des sites prioritaires de Pacte 92.
- Pour chacun de ces quartiers, un projet d'ensemble de restructuration profonde et globale est porté par la municipalité.
- La convention entre l'État, le conseil général et l'Anru distingue dix sites dits de "priorité nationale" et sept "priorités complémentaires".

Qui va payer ?


Le programme est estimé à plus d'un milliard d'euros pour la période 2006-2011. Il a été signé à Villeneuve-la-Garenne le 19 octobre 2006 par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. À cette occasion, Nicolas Sarkozy a annoncé le doublement des crédits en faveur de la rénovation urbaine, soit désormais 30 milliards d'euros par an.
Le conseil général va débloquer :
- 170 millions d'euros pour les quartiers "priorités nationales",
- 150 millions d'euros pour les sites complémentaires,
soit un total de 320 millions d'euros.
L'Anru apportera :
- 235 millions d'euros pour les "priorités nationales", 
- 150 millions aux "priorités complémentaires".
Les financements restants seront à la charge d'autres partenaires, notamment les communes, les bailleurs HLM et la Caisse des dépôts.

La philosophie du projet


Au-delà de la rénovation urbaine, le conseil général souhaite une politique de la ville plus ciblée sur l'aide à la personne. Il s'agit aujourd'hui d'aider en priorité ceux qui ont la volonté de s'en sortir en leur offrant une véritable égalité des chances.
"On donne beaucoup, mais la contrepartie est que les habitants doivent se prendre en charge", a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts-de-Seine au moment de la signature de la convention.
En ce sens, la rénovation urbaine est complémentaire d'autres actions du conseil général destinées à mettre en place un véritable accompagnement social comme, par exemple, l'internat pour la réussite d'Asnières qui s'adresse aux élèves "méritants" issus de ces quartiers.
Cette volonté politique de renforcer l'intégration des personnes et de favoriser leur insertion sociale et professionnelle s'est traduite également par la création d'une délégation Politique de la ville au sein du conseil général en 2005.

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