Formation d'Insertion, Contrat d"Avenir, RMI et RMA dans les Hauts-de-Seine
Vendredi 05 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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LES DISPOSITIFS D'INSERTION

États généraux (volet 3) : l'emploi pour les bénéficiaires du dispositif RMI 


Nicolas Sarkozy souhaite placer le retour à l'emploi au cœur de la politique d'insertion du département. L'objectif : "aider les hommes et les femmes à vivre debout et à assumer leurs responsabilités grâce au fruit de leur travail".


Depuis son instauration, en 1988, le nombre des bénéficiaires du RMI a continuellement augmenté.
Renforcer les dispositifs d'insertion par l'emploi
Les propositions du président du conseil général

Renforcer les dispositifs d'insertion par l'emploi


Le terme dispositif RMI recouvre la double ambition du revenu minimum d'insertion :
- d'une part, garantir aux personnes démunies un minimum de ressources et l'accès à des droits sociaux essentiels,
- d'autre part, favoriser l'insertion de ces personnes.

Le volet insertion intervient dans les domaines :
- de la vie sociale (actions linguistiques par exemple),
- du logement,
- de la santé,
- de l'emploi et de la formation.
Cependant, puisque 30 % des bénéficiaires du RMI sont dans le dispositif depuis plus de cinq ans, il existe bel et bien une importante marge de progression en termes d'insertion.
C'est pourquoi Nicolas Sarkozy propose de faire du retour à l'emploi la clé de voûte du processus d'insertion des bénéficiaires du RMI. En effet, pour le président du conseil général, le travail est un vecteur d'intégration sociale, "permettant d'aider les hommes et les femmes à vivre debout et à assumer leurs responsabilités".
Il dessine ainsi l'esquisse d'un cercle vertueux de l'insertion au cœur duquel se trouve la notion citoyenne qui lui est chère : la responsabilité. "Notre conception des politiques sociales n'est pas celle qui consiste à cantonner les individus dans une relation de complète dépendance vis-à-vis de la collectivité", précise-t-il lors du discours de restitution des états généraux, le 21 janvier 2005.

Les propositions du président du conseil général


L'enjeu est d'accentuer les efforts en direction de ceux qui veulent s'en sortir, mais qui peinent à trouver leur place sur le marché du travail.
Pour atteindre cet objectif, trois axes ont été proposés.
- Diversifier l'offre d'insertion
Il s'agirait de lancer, sur la base d'un cahier des charges précis et exigeant, un appel d'offres auprès d'opérateurs de placement et de reclassement dans l'emploi, y compris des organismes privés : l'objet de cet appel d'offres sera l'accompagnement renforcé et personnalisé d'un échantillon limité mais représentatif de la population départementale des allocataires du RMI.

- Instaurer une prime au nouveau départ
Cette incitation financière, qui pourrait avoisiner les 1 200 €, concernerait les bénéficiaires du RMI qui retrouveraient le chemin de l'emploi. Elle compléterait les mécanismes déjà mis en place par la loi tels que la possibilité de cumuler pendant plusieurs mois le RMI avec les revenus d'un travail. L'objectif est de permettre aux personnes qui retrouvent un emploi ou une activité de s'équiper et de s'organiser, par exemple, en achetant leur carte orange ou des vêtements de travail.

-  Un suivi approfondi pour les bénéficiaires en grande difficulté d'insertion
Il serait proposé aux personnes se trouvant dans le RMI depuis plus de trois ans (et qui ne sont pas couvertes par un contrat d'insertion), un entretien systématique dans le but de renforcer l'accompagnement personnalisé. Il s'agirait de proposer une évaluation précise de leur situation afin de donner un nouvel élan à des parcours d'insertion parfois essoufflés.

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