Hauts-de-Seine 92 : petite enfance, la maltraitance, maltraitance personnes âgées, l'action sociale, maltraitance des femmes
Vendredi 05 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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LE PÔLE SOLIDARITÉS
Une consultation chez un médecin de PMI

Familles / Personnes en difficulté :
les lieux d'accueil du public


Le département accueille le public dans toutes les villes des Hauts-de-Seine, via différentes structures : centres de protection maternelle et infantile (PMI), circonscriptions de vie sociale (CVS), services d'Aide sociale à l'enfance et espaces insertion.


Tout est mis en œuvre pour que chacun trouve des réponses à ses questions, des solutions à ses problèmes.
Présentation des lieux d’accueil du public gérés par le pôle Solidarités du conseil général :
> Les centres de protection maternelle et infantile (PMI)
> Les circonscriptions de la vie sociale (CVS)
> Les services territoriaux de l'Aide sociale à l'enfance (STASE)
> Les espaces insertion pour les bénéficiaires du RMI et de l'API
> La maison de l’adoption
> Les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF)

> Les centres de protection maternelle et infantile (PMI)


Dans les Hauts-de-Seine, il en existe 75, ouverts à tous et tous les jours.
Leur rôle ? Ils offrent également un suivi médical des enfants de 0 à 6 ans. Pour certains, ils proposent un accompagnement des femmes durant leur grossesse. Pour tous, ils conseillent et soutiennent les hommes et les femmes dans leur rôle de parent.

Les professionnels des PMI
Des sages-femmes, des médecins, des infirmières, des psychologues, des assistants sociaux, des puéricultrices, des assistantes maternelles, ou encore des éducatrices de jeunes enfants.

>> Questions à Mme Block de Frieberg, responsable de la PMI du Forum à Boulogne

Quel accompagnement proposez-vous ?

Nous avons une permanence pesée-conseil où les parents peuvent contrôler le poids de leur bébé et interroger la puéricultrice. Nous proposons aussi un accueil parent/bébé animé par un psychologue et un éducateur pour que les parents se rencontrent, discutent et partagent leurs expériences.
Par ailleurs, notre PMI s’occupe beaucoup de l’allaitement : nous recevons les femmes et leur nourrisson et nous leur offrons un endroit tranquille pour allaiter. C’est un moment privilégié où les jeunes mamans peuvent parler librement avec les puéricultrices.

Et côté médical ?
Des pédiatres effectuent les vaccinations gratuitement et assurent les consultations médicales obligatoires, de la naissance à 6 ans. Par contre, nous ne nous occupons pas des urgences…
Pour les femmes enceintes, une sage-femme réalise (entre autres) l’examen du 4e mois.
Et côté aide psychologique, des professionnels assurent notamment des entretiens autour de la parentalité, répondant aux parents qui s’interrogent sur certains comportements difficiles de leur enfant.


>> Trouvez le centre de PMI le plus proche de chez vous

À lire aussi :
Notre article détaillé sur les centres de PMI


> Les circonscriptions de la vie sociale (CVS)


Les CVS sont des lieux d’accueil, d’aide et d’orientation pour les personnes qui connaissent des difficultés d’ordre juridique, administratif, d’accès au logement ou d’insertion professionnelle et sociale.
Les circonscriptions de la vie sociale peuvent également orienter les personnes qui ont des problèmes de santé, ou qui soupçonnent des situations de maltraitance. Elles apportent aide et conseils aux personnes les plus démunies, aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

Les professionnels des CVS
Des assistants sociaux, des conseillers en économie sociale et familiale, du personnel administratif, des techniciens de l’intervention sociale et familiale.

>> Questions à Mme Boré, responsable de la CVS de Colombes

Qui peut s’adresser à vous ?
Tout le monde. La CVS est un service généraliste qui, à l’échelle de la commune, reçoit toutes les personnes, quels que soient leurs problèmes. À Colombes, notre équipe composée d’une cinquantaine de personnes reçoit les demandes d’aide en urgence tout en faisant de l’accompagnement à moyen-long terme.
En 2007, nous avons reçu 12 700 personnes soit 15,6 % de la population. Ce sont des personnes seules, des familles monoparentales, des travailleurs ou étudiants pauvres, des personnes qui souvent cumulent les difficultés.

Quelles sont vos missions ?
Nous en avons quatre :
- une mission d’insertion via le dispositif RMI ;
- une mission d’aide au logement avec le fonds solidarité logement qui nous permet d’aider les personnes à accéder à un logement ou à le conserver ;
- une mission de protection de l’enfance ;
- une mission de développement social local qui consiste à organiser des actions collectives pour des personnes qui rencontrent des problèmes identiques…


>> Trouver la CVS la plus proche de chez vous

À lire aussi :
Notre article détaillé sur les CVS


> Les services territoriaux de l'Aide sociale à l'enfance (STASE)


L’Aide sociale à l’enfance (ASE) a pour mission de venir en aide aux enfants en difficulté et aux familles qui rencontrent d’importants problèmes d'éducation. Elle assure la protection administrative de l’enfance en danger et agit dans l’objectif de prévenir la maltraitance des mineurs.
L’ASE peut apporter un soutien financier (allocation mensuelle), éducatif et psychologique aux mineurs et à leur famille, mais aussi aux jeunes adultes de moins de 21 ans en difficulté sociale.

Les professionnels des services territoriaux de l'ASE
Des éducateurs, des assistants sociaux et des psychologues.
Les permanences sont assurées tous les jours, de 9 h à 17 h 30 sans interruption.

>> Questions à Mme Juillet, responsable du service d’Aide sociale à l’enfance de Nanterre

Qui s’adresse à vous ?

Des gens qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants, qu’ils soient petits ou adolescents. Ou encore des jeunes qui ont, eux aussi, besoin d’aide, de conseils et de soutien. Notre action peut aller de l’aide éducative au placement de l’enfant.

Comment se déroulent les rencontres entre les travailleurs sociaux, enfants et/ou familles ?
Le travailleur social qui est de permanence établit un premier échange avec les demandeurs – enfant ou famille – pour cerner leurs difficultés. Si besoin est, on les revoit plusieurs fois et on contacte les institutions fréquentées par l’enfant pour avoir un maximum d’éléments le concernant.
Si les conseils ne suffisent pas, nous nous concertons pour déterminer comment aider au mieux la famille et l’enfant. Dans les cas importants, on peut demander un placement de l’enfant, avec l’accord des parents.
Et dans les cas extrêmes, c'est-à-dire quand les aides administratives sont inopérantes, on peut envisager un signalement judiciaire.

>> Les adresses des services territoriaux de l’ASE

À lire aussi :
Notre article : "Comment signaler un enfant en danger ?"

À voir : notre vidéo reportage dans un service territorial de l'ASE


 

> Les espaces insertion pour les bénéficiaires du RMI et de l'API


Guichets uniques, les espaces insertion réunissent en un seul lieu les informations et les services destinés aux personnes bénéficiaires du RMI ou de l’API (allocation parent isolé). Il en existe dans six communes des Hauts-de-Seine.
Leur mission ? Prendre en charge de A à Z les allocataires, de l’ouverture des droits à la signature du contrat d’insertion, en passant par un suivi de leur parcours.

Les professionnels des espaces insertion
Des travailleurs sociaux, des tuteurs Agir pour l’emploi, des prestataires du programme départemental d’insertion, des avocats…


>> Questions à Mme Hammou, responsable de l’espace insertion Colombes/La Garenne-Colombes

Depuis quand est ouvert votre espace insertion ?
Depuis décembre 2007. Il est constitué de 8 personnes : des conseillers emploi, un tuteur Agir pour l’emploi, des travailleurs sociaux d’insertion, des agents instructeurs.
Cet espace mutualise ainsi les compétences dans l’emploi et la formation. Souple et réactif, il fonctionne un peu à la carte, selon les besoins des personnes.

Pouvez-vous décrire son fonctionnement ?
Nous aidons d’abord les demandeurs de RMI à remplir leur contrat. Une fois leurs droits ouverts, on les reçoit au cours d’une réunion d’information collective puis lors d’un rendez-vous individuel, avec un conseiller emploi. Cet entretien permet de cerner la situation de chaque personne.
D’ailleurs, certaines personnes aux situations sociales très lourdes sont orientées vers la CVS. Sinon, c’est nous qui suivons les dossiers tout au long de la recherche d’emploi. Ceux qui sont opérationnels de suite suivent nos ateliers d’aide à l’élaboration du CV, de la lettre de motivation ou à la préparation aux entretiens.
Les autres, ceux qui ont besoin de formations, sont orientés vers des prestataires.

>> Les adresses des espaces insertion

À lire aussi :
Notre article : "RMI : ce qu'il faut savoir"


> La maison de l’adoption


Depuis 2007, la maison de l’adoption s’est ajoutée au service départemental des Adoptions dont elle partage les locaux, nouvellement réaménagés.
Sa mission ? Accueillir les personnes qui ont déjà reçu leur agrément.
Lieu d’échanges et d’informations, elle accompagne les futurs parents adoptifs dans leurs démarches administratives.
Les candidats trouveront toutes les informations nécessaires sur les conditions d’adoption dans les différents pays. Des réunions, des groupes de paroles, des rencontres avec les associations y sont régulièrement organisés. 
On trouve également un centre de documentation dédié à l’adoption, ouvert de 9 h 30 à 17 h 30.

Les professionnels de la maison de l'adoption
Deux correspondants de l’Agence française de l’adoption.


>> Questions à Perrine Germain, responsable de la maison de l’adoption

- Que propose de plus la maison de l’adoption par rapport au service des Adoptions ?
Le service des Adoptions s’occupe de la période avant l’agrément et après l’arrivée de l’enfant. Alors que la maison, elle, intervient durant le temps d’attente : elle soutient les personnes une fois l’agrément obtenu. Toutefois, ces deux instances sont complémentaires : situées dans les mêmes locaux, elles constituent ainsi une sorte de "guichet unique" de l’adoption.

- Que va trouver le public dans cet accueil ?
Les deux correspondants de l’AFA présents dans la maison de l’adoption reçoivent les gens qui commencent leur démarches, les aident dans le long et difficile parcours administratif vers l’adoption.
Elles s’occupent aussi des attestations et des autres papiers nécessaires que les familles doivent réunir en fonction des pays. La maison organise également des conférences qui sont très suivies. En avril, le sujet était l’adoption tardive.
La prochaine abordera le thème des besoins d’un enfant adopté.

À lire aussi :
Notre article détaillé sur la maison de l'adoption


> Les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF)


Les 35 CPEF des Hauts-de-Seine sont des lieux d’accueils personnalisés, d’échanges, de prévention, d’éducation à la santé pour les jeunes mais aussi pour les adultes. Les consultations et les prescriptions y sont gratuites jusqu’à 20 ans et pour toute personne sans couverture sociale. Les professionnels offrent écoute, conseils et confidentialité pour toutes les questions qui portent sur la sexualité, la contraception, l’interruption volontaire de grossesse, la préparation à la vie de couple et au rôle de parents, le dépistage et le traitement des MST (dont le VIH).
Les CPEF garantissent notamment la confidentialité pour les mineurs qui souhaitent obtenir, dans le secret et sans autorisation de leurs parents, la prescription d’un produit contraceptif ou de la pilule du lendemain.

Des consultations médicales et gynécologiques sont assurées dans la semaine par un médecin gynécologue. Il s’agit pour lui de construire, lors de la consultation, les bases d’une véritable prévention avec le consultant (contraception, examen et suivi gynécologique, dépistage des MST…).
Un conseiller conjugal et familial est également présent : il informe sur la sexualité et la contraception, conseille les couples, réalise des entretiens pré et post IVG et accueille les personnes victimes de violence.

A savoir : Les consultations, examens, tests et dépistages sont pris en charge par le département.

Les professionnels des CPEF
Des médecins gynécologues, des conseillers conjugaux, des infirmières.

>> Questions à Mme Mouret ,gynécologue, coordinatrice des CPEF des Hauts-de-Seine

Ce sont surtout les jeunes qui s’adressent aux CPEF ?
Il ne faut pas se méprendre, ces centres ne s’adressent pas qu’aux jeunes. Mais c’est vrai qu’ils sont très intéressants pour eux : on y délivre gratuitement la contraception et les examens obligatoires pour une prescription contraceptive sont pris en charge. En 2007, on a reçu 2150 mineurs et 2200 jeunes majeurs ce qui n’est pas négligeable. 

Pourquoi venir dans un centre de planification ?
Pour la gratuité des consultations et des soins d’abord. Surtout que dans notre département, les gynécos sont tous quasiment en secteur II et leur consultation tourne autour de 50 euros. L’anonymat est aussi une bonne raison de se rendre dans les CPEF. Enfin, on peut venir dans un centre pour demander une IVG, qui sera pratiquée à l’hôpital ou par médicament (dans le département, 2 centres pratiquent l’IVG médicamenteuse). Et bien sûr, les femmes qui le désirent peuvent rencontrer un conseiller conjugal et familial pour les aider à affronter cette période difficile.

>> Les adresses des CPEF

À lire aussi : 
Notre article sur les CPEF


[ En savoir plus ]


Le pôle Solidarités a aussi mis en place la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), lieu d'accueil du public concerné par le handicap.

En savoir plus sur la MDPH 92

Mis à jour : le 26 mai 2008
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