Benevolat, Solidarité Humanitaire - Secourisme et solidarité des Hauts-de-Seine
Dimanche 12 octobre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

HAUTS DE SEINE.NET Le conseil général à votre service - retour accueil
 

Agir

 Ecouter
Envoi à un ami
PASSEZ À L'ACTION

Le conseil des jeunes de Boulogne


Quelles actions mènent-ils pour leur ville ?


Un exemple d'engagement.

Le conseil communal des jeunes, CCEJ, est composé de 26 conseillers. Les élections se déroulent dans les collèges en classe de 4e. Tels de vrais représentants de la Nation, les candidats élaborent un programme électoral. Le conseil est renouvelé par moitié tous les ans. Les conseillers sont élus pour deux ans et se réunissent en commission chaque semaine. Tout le monde donne ses idées et les meilleures sont présentées à la mairie en séance plénière, qui réunit le conseil des enfants et celui des jeunes de la ville, deux fois par an (en janvier et en juin) en présence du maire. Les conseillers votent à main levée pour adopter ou non un projet.

Ce qu'ils en pensent


Ali, 16 ans, fait partie du CCEJ depuis deux ans : "Ici, on s'amuse tout en apportant quelque chose aux autres ! J'ai des amis qui fréquentent le skate park, créé à partir d'une idée du CCEJ. Ils m'ont dit que comme je parlais trop, je devrais me présenter pour défendre leurs idées et les faire devenir réalité."  
Julien, 17 ans, élu en 1998, continue à y participer : "Lorsque j'ai découvert ce que le CCEJ avait fait, j'ai été très impressionné. On s'éclate bien et même si le but est sérieux, il y a une super ambiance. Et puis j'aime donner mon opinion, pouvoir m'exprimer et que cela ait du poids, bref, être acteur."
Nils, 14 ans, au conseil depuis un an : "J'avais aussi envie de donner des idées, même si je n'en ai pas beaucoup (il éclate de rire). Nos idées sont réellement prises en compte."
Rizlene : "Nous nous entendons vraiment bien, on s'amuse, c'est sympa ! Par exemple, on est parti à Chamrousse, au ski (même s'il n'y a pas eu de neige...), pour finaliser la charte."
Imane : "Si cela sert aux autres, cela nous sert nous aussi."

10 points contre les poings : la charte contre la violence
Ali : "On avait parlé de la violence au collège, alors l'idée est venue de faire une charte."
Julien : "C'était juste au moment où un jeune avait été blessé avec un pistolet dans un collège de la ville."
Ali : "Ça nous a motivés et le maire a trouvé que c'était une bonne idée."
Julien : "On a réfléchi, donné plein d'idées. On aurait pu en mettre cent, mais on a gardé les plus importantes. La charte a été tirée à 8 000 exemplaires, nous l'avons distribuée dans les collèges."
Imane : "Dans l'ensemble, les élèves ont trouvé que les points étaient bien choisis."
Sabrina : "Moi, j'étais fière."
Julien : "Ça a été bien pris parce que c'était écrit par des jeunes pour les jeunes. Le message passe mieux."
Ali : "On a reçu le Grand Prix territorial de la démocratie locale au Sénat. Le président du Sénat nous a remis un trophée. Nous faisions partie des sept meilleurs projets choisis sur toute la France ! J'étais ému car au départ c'était un petit truc et c'est devenu immense !"
Julien : "Nous avons été interviewés par la chaîne parlementaire puis par Gérard Holtz à Roland-Garros."

Le CCEJ, solidaire avec les handicapés


Rizlene : "On voulait voir comment vivaient les personnes handicapées afin de les aider. Nous voulions récupérer des bouchons pour l'association Un bouchon, un sourire. Nous avons monté un spectacle de chant et de danse avec un chorégraphe et un prof de chant. On a fait un casting avec des jeunes de la ville, âgés de 14 à 17 ans. Un peu comme Pop star, sauf que c'était pour une bonne cause. Nous avions mis des affiches et nous avons eu 50 candidats pour la danse et 50 pour le chant. Nous avons pris les 20 meilleurs. Le spectacle reprenait des chansons françaises : Florent Pagny, Céline Dion, Dutronc, Souchon, Balavoine, etc."
Julien : "Il a eu lieu dans le cadre du festival Roulez jeunesse, en septembre dernier. Nous avons eu 600 spectateurs ! On envisage peut-être de recommencer l'année prochaine mais à une plus grande échelle et pour une autre association. L'après-midi, avec l'aide d'un éducateur sportif handicapé et une vingtaine de chaises roulantes, nous avons organisé un parcours pour les handicapés et les valides. Il faisait seulement 200 mètres, mais les gens étaient morts ! Il fallait une bonne demi-heure pour le parcourir. Monter sur un trottoir, c'est presque impossible, il faut dix minutes et avec les trottoirs inégaux, c'est hyper dur de rouler droit ! Au début, les valides hésitaient à monter sur les chaises roulantes ; ils avaient peur que ça leur porte malheur puis vers la fin, on avait une demande monstre."
Sabrina : "Moi, je n'ai pas réussi à monter le trottoir, j'ai vraiment réalisé leurs difficultés. Eh puis on s'aperçoit que les gens valides nous regardent bizarrement et hésitent à venir aider..."
Nils : "Alors avec les petits du CCEJ on s'est baladé en roller et en trottinette pour repérer les endroits où les personnes handicapées ont du mal à passer. On en parlera en séance plénière devant le maire. Peut-être vont-ils faire des travaux ?"

Le CCEJ contre l'oubli


Rizlene : "L'année dernière, nous avions fait un voyage dans un camp de déportés de la seconde guerre mondiale, près de Strasbourg."
Sabrina : "Nous voulions comprendre ce qui s'était passé. Deux anciens déportés nous racontaient pour que nous en gardions la mémoire."
Julien : "On réalise beaucoup mieux que dans les cours d'histoire à l'école."
Rizlene : "Nous avons aussi ravivé la flamme du soldat inconnu à l'Arc de triomphe. Nous marchions avec les anciens déportés."
Ali : "On était vraiment très émus."
Sabrina : "D'ailleurs tu as pleuré. Tiens, rien que d'en parler, tu as les larmes aux yeux... Plusieurs d'entre nous avaient aussi pleuré dans le camp de déportés." 
Rizlene : "C'est important de ne pas oublier pour que cela ne se reproduise jamais."
Julien : "Nous avons reçu de l'Ordre national du mérite le Prix du civisme pour la charte et pour le devoir de mémoire."

Le texte de la charte


* Respectueux envers toi et les autres tu seras
* Le choix des autres et leurs modes d'expression tu comprendras
* Les origines, les différences et les cultures de tes semblables tu accepteras
* Ton comportement et tes attitudes tu maîtriseras
* La violence verbale et physique tu refuseras
* Le racket tu condamneras
* Le travail des autres tu estimeras
* Le matériel et les lieux publics tu considéreras
* Les institutions tu respecteras
* Cette charte tu diffuseras, expliqueras et appliqueras

haut de page haut de page