Urbanisme 92 : Ile Seguin, Billancourt, Meudon sur Seine
Samedi 22 novembre 2008

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URBANISME

L’île Seguin perd son projet de fondation d’art contemporain


Le 9 mai 2005, François Pinault a annoncé officiellement qu’il renonçait à son projet de fondation sur l'île Seguin.

François Pinault est propriétaire d'une importante collection d'art contemporain qu'il projetait d'exposer de façon permanente dans un bâtiment spécialement conçu à cet effet sur l'île Seguin, à l'emplacement de l'ancienne usine automobile Renault.
Conçu par l'architecte japonais Tadao Ando, le musée devait s'étendre sur environ 33 000 m2, dont près de 16 000 m2 de surface d'exposition.

Mais, face à "l'enlisement administratif de l'opération d'aménagement", l'homme d'affaires dit "n'avoir plus de patience". Il vient d'acquérir à Venise le palais Grassi, ancienne propriété à vocation culturelle de la famille Agnelli. "
J'y déploierai un cycle d'expositions ouvert à l'art contemporain et à celui du XXe siècle en y doublant les surfaces d'exposition par la construction d'une annexe,
annonce-t-il, "fort de l'appui de la ville de Venise, de ses maires successifs, Paolo Costa et Massimo Cacciari."
Il indique enfin vouloir associer "d'autres villes en Europe" et en France "pour constituer un réseau international dans lequel circuleront les œuvres".

Source : La Gazette des communes.

La réponse du maire de Boulogne


En réaction à l’annonce de François Pinault, le sénateur-maire UMP de Boulogne, Jean-Pierre Fourcade, a réuni une conférence de presse le 10 mai 2005. Extraits.
« Très triste », le sénateur-maire « regrette profondément » la décision de François Pinault d'abandonner son projet de fondation sur l'île Seguin. "Ceci dit, c'est fait. François Pinault fait ce qu'il veut avec son argent et sa collection. (...) Nous n'avons jamais eu le moindre catalogue ni la moindre liste de la collection, qu'il gardait par-devers lui », a-t-il précisé.
Répliquant aux reproches de retards administratifs (la fondation devait être inaugurée en 2005), le sénateur a souligné qu’il n’avait pas de pouvoir pour accélérer les procédures : "Les lenteurs administratives sur le projet de fondation étaient surtout dues au ministre de la Culture de l'époque, qui a mis un an à signer l'arrêté de démolition des usines Renault. » Il précise : "Ce ministre était Jean-Jacques Aillagon", aujourd’hui conseiller de François Pinault pour le projet de sa fondation d’art contemporain.

D’autres projets pour l’avenir


Jean-Pierre Fourcade a également témoigné : "François Pinault m'a téléphoné hier (lundi, ndlr). Il m'a dit : 'j'ai perdu patience'. (...) Je ne me sens pas trahi. Aujourd'hui, je nous donne un an pour trouver autre chose pour remplacer la fondation. Dès ce matin (mardi 10 mai, ndlr), des gens ont appelé pour faire des propositions, des grandes écoles, des organismes quelconques…"
Il a encore indiqué à propos du chantier qui comprend l’île Seguin et la zone dite du Trapèze située sur les rives boulonnaises : "Les travaux s'étendent sur 52 hectares. Nous avons prévu un projet général de 842 OOO m2 de constructions. Sur ce total, François Pinault a renoncé à son musée qui ne faisait que 32 000 m2."
Enfin, le sénateur-maire a indiqué que, sur l'île Seguin elle-même, une salle de concert et des galeries et ateliers d'artistes seront construits comme prévu aux abords de l'ex-fondation. Un grand pôle de santé et d'informatique devrait également être installé sur l'île, avec des logements pour les chercheurs et les étudiants.

[ En savoir plus ]


Notre dossier sur le réaménagement de l'Île Seguin et ses alentours

publié le 12/05/2005
 
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