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Raid O’bivwak : une course bien orientée
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Rencontre avec Stéphane Ruffio, éducateur au conseil général des Hauts-de-Seine et responsable du projet O’bivwak, une course d’orientation qui accueille le week-end des 10 et 11 mai nos jeunes Alto-Séquanais.
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À quelques jours du départ, les jeunes orienteurs des Hauts-de-Seine ne perdent pas le nord. Les équipes mixtes valides/handicapés sont fin prêtes pour une course où l’important n’est pas de gagner, mais de par-ti-ci-per.
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Vendredi 9 mai, les 50 participants au raid O’bivwak feront un tout dernier point de contrôle : tente, sac de couchage, matelas gonflable, couteau suisse, repas lyophilisés... Bref, tout le matériel indispensable pour être autonomes durant les deux jours de course d’orientation des 10 et 11 mai.
Cette année, c’est le plateau de Retord, dans l’Ain, qui a été choisi pour cette 27e édition. À en croire Stéphane Ruffio, responsable du projet raid O’bivwak et un des 5 éducateurs engagés dans cette opération, cette vaste étendue de combes, de forêts, de chemins et de villages est un cadre idéal. Et moins difficile que les années précédentes.
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"Le parcours se fera en moyenne montagne. Nos équipes font le circuit H, soit 28 km et 800 mètres de dénivelé. Il commence par une pente raide, mais la suite est moins dure. Ça nous changera de la dernière fois où nous avons fini le parcours du fort des Rousses sur les rotules."
Le circuit H est dit "de confort", mais vu l’équipée, l’aventure est loin d’être de tout repos. Car le conseil général des Hauts-de-Seine a voulu que les jeunes participants soient des équipes mixtes, composées de valides et de handicapés.
Parmi eux, des jeunes sourds, mais aussi des paraplégiques qui se déplacent en joëlette. En joë-quoi ? Stéphane Ruffio nous explique ce qu’est ce drôle d’engin…
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"La joëlette est une sorte de chaise à porteurs, soutenue par une roue de mobylette. Deux personnes tractent et dirigent, l’un à l’avant et l’autre à l’arrière ; des cordelettes sur le côté permettent aux accompagnateurs d’aider à porter."
Sur les courses d’orientation, Stéphane Ruffio en connaît un rayon : voici 20 ans qu’il pratique la discipline.
Son meilleur souvenir sur le Raid O’bivwak ? "La première année, en 2004, quand nous sommes arrivés sur le lieu de bivouac, très en retard et fatigués, 2 000 personnes se sont levées et nous ont accueillis sous une salve d’applaudissements. J’en ai encore des frissons."
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Thierry Guergiou / DR |
Le but de la course n’est donc pas de gagner, mais "de se faire plaisir et de faire se rencontrer des jeunes valides et des handicapés".
Cette année, avec 33 jeunes au départ de la course, l’objectif est en effet de mixer valides et non-valides ; par ailleurs, les collégiens sélectionnés ont dû écrire un projet de classe sur le handicap.
Enfin, pour encourager l’initiative, nos jeunes ont pour parrain Thierry Gueorgiou, quadruple champion du monde de course d’orientation. |
Stéphane Ruffio le connaît bien : "Thierry a atteint aujourd’hui un niveau d’excellence suprême. Quand il se rend en Scandinavie – la Mecque de la course d’orientation –, il est considéré comme un dieu."
Un parrain divin qui répond à toutes vos questions sur le forum ouvert rien que pour vous. Vous apprendrez ainsi qu’il a commencé à 4 ans et qu’il n’est pas avare de bons conseils sur son sport de prédilection.
Et avec lui, au moins, on est sûr de ne pas être perdu ! |
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