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La politique internationale au centre des débats
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Le 8 octobre 2004, l'assemblée départementale a débattu sur la politique internationale menée par le conseil général
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Une politique forte, vaste, menée sur tous les fronts : l'économique, le culturel, la solidarité, l'humanitaire. Une politique que Nicolas Sarkozy entend redéployer sur des axes forts.
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C'est Louis-Charles Bary, maire de Neuilly et vice-président du conseil général, et Jean-Jacques Guillet, conseiller général et président du groupe UMP, qui ont ouvert la séance avec une synthèse de l'action du conseil général à l'international.
Quelques chiffres ont montré l'ampleur de cette action : . L'activité des Hauts-de-Seine représente 6 % du PIB de la France. . C'est le 2e département francilien en termes d'emplois. . Il exporte 8,5 milliards d'euros de biens et services, ce qui génère 130 000 emplois. . 1 emploi sur 5 dépend des grands groupes internationaux implantés dans le "92".
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La culture et l'éducation Chorus, le festival de la chanson française, promeut la francophonie et a mis à l'honneur des pays comme le Brésil, ou la Louisiane. Les opérations la Science se livre et le Livre élu se déroulent en partenariat avec le Québec. Les Voyages européens ouvrent les collégiens à la culture européenne avec, cette année, un voyage prévu en Hongrie pour les gagnants de ce concours.
La solidarité La SEM Coopération 92 a été créée en janvier 1992 pour faire de l'aide au développement en Afrique francophone et ailleurs. Son budget s'élève aujourd'hui à 4,5 millions d'euros. L'élu Jean-Jacques Guillet a rappelé les grands principes de fonctionnement de cette SEM : associer les populations aidées au projet, les rendre actrices de leur développement, les former. Les projets portent essentiellement sur l'eau (puits, accès à l'eau potable, irrigation), la santé (ouverture de centres de soins, construction de petits hôpitaux), l'éducation (formation des villageois, construction d'écoles), l'énergie (électrification...). Au total, 31 pays ont été concernés par les projets de développement de la SEM Coopération 92.
De façon ponctuelle, le conseil général débloque également des aides en faveur de pays touchés par des catastrophes naturelles comme, le 27 septembre dernier, en faveur d'Haïti.
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Après ces différents exposés, les élus de tous bords ont eu la parole pour exprimer leurs critiques - positives et négatives - concernant cette politique internationale menée par le département.
. L'UDF a souhaité davantage d'actions à visées européennes, notamment vers l'Europe centrale et orientale. Concernant la SEM Coopération 92, l'UDF a demandé un recentrage des actions vers le développement durable et la collaboration avec d'autres ONG.
. Le groupe communiste a rappelé qu'il a voté contre la création de la SEM Coopération 92 et critique la présence d'entreprises dans le conseil d'administration de cette SEM. Il souhaite qu'elle soit ouverte à des projets pédagogiques, aux associations et aux habitants des Hauts-de-Seine qui veulent agir pour le développement.
. Le groupe socialiste a demandé la tenue d'assises de la coopération internationale avec l'objectif de réorienter l'action du conseil général.
. Les Verts se sont dits opposés à la coopération avec des pays qui ne respectaient pas les Droits de l'homme et ont regretté que les actions à l'international ne soient pas soumises à des critères de développement durable. Enfin, ils ont critiqué le fonctionnement de la SEM Coopération 92 dont l'action échappe au contrôle de l'assemblée ; ils souhaitent aussi qu'elle soit ouverte aux ONG.
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Le président du conseil général s'est d'abord réjoui du consensus qui s'est dégagé autour de la politique internationale du département : "Ce qui était un choix en 1991 est devenu une obligation aujourd'hui." Il a rappelé également que le conseil général fait beaucoup dans ce domaine, beaucoup plus que les autres départements et "il ne serait pas raisonnable d'en faire davantage". Il a évoqué une certaine dispersion des moyens du département : "Nous gagnerions à définir des priorités avec des actions sur le long terme avec des partenaires bien identifiés."
Son objectif : plus d'efficacité et plus de lisibilité pour les citoyens Il a rappelé que, des états généraux, découleraient ces nouvelles priorités. En attendant, il a émis trois propositions concrètes : - L'action humanitaire doit rester dans le domaine de l'exceptionnel. - La SEM Coopération 92 : le président a confirmé son existence, mais dorénavant avec un fonctionnement différent. Elle devra être soumise hiérarchiquement à la direction des Relations internationales du conseil général. Les projets, avant d'être décidés, devront être soumis en début d'année au vote des conseillers généraux, et en fin d'année, devront être présentés et évalués devant l'assemblée départementale. Enfin, Nicolas Sarkozy souhaite qu'il n'y ait plus d'entreprises au sein du conseil d'administration de la SEM Coopération 92 et que celui-ci soit ouvert aux élus et aux associations. - L'Institut des Hauts-de-Seine : il n'aura plus vocation à mener des actions à l'international et devra se recentrer sur des opérations de proximité telles que Giga la vie. Concernant ce type d'actions à l'étranger, lourdes et complexes à mener, le conseil général s'appuiera désormais sur des structures comme la Croix-Rouge internationale.
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