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Conseil général : le budget 2008 adopté
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Le montant global du budget s’élève à 1,735 milliard d’euros. Patrick Devedjian souhaite passer d’une politique budgétaire du "toujours plus" à une politique du "mieux".
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Les impôts locaux ne seront pas augmentés pour la cinquième année consécutive. Un haut niveau d’investissement est maintenu.
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C’est un budget très attendu qui a été adopté vendredi 11 avril par l’assemblée départementale. Premier d’une nouvelle mandature, il s’agissait surtout du premier budget de Patrick Devedjian depuis son élection à la tête du conseil général au mois de juin dernier. Dans un contexte politique national marqué par le débat autour de la rigueur, on guettait forcément le moindre signe de frilosité de la part d’une collectivité présidée par le secrétaire général de l’UMP.
Le maintien d’un haut niveau d’investissement – 461,15 millions d’euros – aura tué dans l’œuf toute discussion sur un éventuel repli d’une collectivité réputée audacieuse. Si rigueur il y a dans ce budget 2008, elle est plutôt à chercher, au bon sens du terme, du côté de la maîtrise des dépenses de fonctionnement. Celles-ci augmenteront cependant de 6,13 % (1,273 milliard d’euros), principalement en raison des transferts de compétences de l’État au département : DDE, personnels TOS de l’Éducation nationale principalement.
Voir notre vidéo, les réactions des trois groupes politiques, majorité départementale, socialiste et verts et communiste et citoyen.
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Mais la bonne nouvelle pour le contribuable, c’est d’abord la non-augmentation – pour la cinquième année consécutive – de la pression fiscale. "Ne pas contribuer à l’érosion du pouvoir d’achat de nos concitoyens, c’est déjà en soi une mesure sociale", a souligné Patrick Devedjian.
Le dynamisme économique du "92" dont témoignent de bonnes rentrées fiscales en matière de taxe professionnelle permet à nouveau en 2008 de préserver les grands équilibres budgétaires. En clair, les investissements ne seront ni financés par l’augmentation des impôts, ni par un recours à l’emprunt.
La capacité de désendettement du conseil général restera d’une demi-année : elle serait, selon le vice-président chargé du Budget, Jean-Claude Caron, de quatre ans dans l’Essonne et de sept ans en Seine-Saint-Denis…
Voir la vidéo : Patrick Devedjian présente le budget 2008.
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La croissance des dépenses sociales se monte, quant à elle, à + 5 % pour un effort global de 750 millions d’euros. Le schéma départemental des personnes handicapées mobilise à lui seul 115 millions d’euros. 155 millions d’euros seront consacrés à l’insertion des personnes en difficulté avec le lancement d’un nouveau dispositif d’aide à l’emploi. "Il faut arrêter de dire que les Hauts-de-Seine font moins que les départements de gauche dans le domaine social, a déclaré Jean-Claude Caron. Nous faisons autant que le Val-de-Marne ou la Seine-Saint-Denis, c’est-à-dire en réalité plus, puisque la population du "92" connaît, globalement, moins de difficultés…"
Concernant les collèges, l’effort du département des Hauts-de-Seine est même le double de celui des autres départements d’Île-de-France. Patrick Devedjian a d’autre part décidé de réduire de quatre millions d’euros la subvention annuelle allouée au pôle Léonard de Vinci. La partie des locaux occupée par des écoles privées, sans lien avec le projet départemental, sera récupérée.
Voir notre vidéo : Patrick Devedjian s’explique sur l’avenir du pôle universitaire Léonard de Vinci.
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Autre investissement important, les transports, un domaine théoriquement dévolu à la région, avec la poursuite des travaux des trams T1, T2, T8 et des lignes de métro 13 et. "À elle seule, a rappelé Patrick Devedjian, la participation du conseil général au fonctionnement du Syndicat des transports d’Île-de-France est de 83 millions d’euros, soit 330 000 € par jour."
Attaqué par l’opposition sur les subventions aux associations, le président a répliqué par des chiffres à ce qu’il estime être "un procès d’intention". Le montant global de ces subventions était de 45 184 000 € en 2007, il sera de 45 110 000 € en 2008…
"La responsabilité politique exige une vision à long terme qui nous impose d’œuvrer à une politique du mieux plutôt que du toujours plus", a commenté Patrick Devedjian. La politique de coopération du conseil général sera réintégrée au sein des services du conseil général. La Sem Coopération, créée sous Charles Pasqua et à laquelle l'opposition reprochait son opacité, va disparaître.
Voir en vidéo les explications de Patrick Devedjian sur la Sem Coopération.
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