- Hauts-de-Seine.net : Comment décririez-vous votre musique à quelqu’un qui ne vous connaît pas ?
- Aron Ottignon : Comme de la pop, du jazz… Je ne sais vraiment pas en fait (rires) !
- HdS.net : Vous êtes originaire de Nouvelle-Zélande. Quelles spécificités musicales caractérisent ce pays ? Vous en êtes-vous inspiré pour votre album ?
- Aron Ottignon : La Nouvelle-Zélande est un pays très relax donc la musique n’est pas nerveuse ou agressive. Sur mon album, il y a plusieurs morceaux qui ressemblent un peu à une BO de film, et justement, la musique de Nouvelle-Zélande fait très "BO".
Ça s’explique sans doute par la beauté enivrante du pays… Quand vous regardez le paysage, vous éprouvez un grand contentement. C’est ce sentiment de bien-être que traduit la musique néo-zélandaise.
- HdS.net : Est-ce différent de jouer sur les scènes françaises, anglaises ou australiennes ?
- Aron Ottignon : Oui, beaucoup. Les scènes françaises sont de loin les meilleures pour moi. Les Français ont tout de suite apprécié ma musique et me l’ont fait sentir. En Grande-Bretagne, ils commencent à l’aimer, mais ça a été long de les amener à écouter une musique qui n’était pas commerciale.
Même chose en Australie où la musique est très américanisée : ils aiment la pop et le rock. Là-bas j’ai dû lutter pour remplir les salles. Les critiques étaient bonnes, mais les gens ne venaient pas. Alors qu’en France, quand les gens entendent parler de quelque chose de nouveau et d’intéressant, ils veulent être les premiers à l’entendre.
- HdS.net : Londres est pourtant réputée pour être très avant-gardiste !
- Aron Ottignon : En fait, à Londres il y a quelques bonnes nouveautés musicales, mais elles doivent être dans la tendance. Si je portais des pantalons noirs serrés et que je chantais avec une guitare comme l’exige la mode actuelle, les Londoniens viendraient à mes concerts sans réfléchir.
Mais ma musique n’est pas encore tendance à Londres. Quoique maintenant qu’ils s’aperçoivent que les Français m’aiment beaucoup, ils commencent à s’y mettre aussi !
- HdS.net : Ça vous fait quoi de jouer sur l’énorme scène de l’esplanade de la Défense ?
- Aron Ottignon : Je n’ai pas encore vu l’esplanade de la Défense. J’ai joué dans 4 ou 5 clubs à Paris, mais jamais à la Défense. Comme c’est une scène d’extérieure, j’imagine que ça doit vraiment être très beau et très "chaud" !