Histoire du département - Historique des Hauts-de-Seine
Vendredi 05 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

HAUTS DE SEINE.NET Le conseil général à votre service - retour accueil
 

Tous les loisirs

Envoi à un ami
L'HISTOIRE DU DÉPARTEMENT

Le Plessis-Robinson (1/2)


Du Plessis-Piquet à Robinson Cruosé : d'où vient la mode des "robinsonnades" ?


"Robinson Crusoé", le roman de Daniel Defoe, connaît un succès immédiat et international dès sa parution. Inspiré par ce mythe, un restaurateur du Plessis-Piquet baptise sa guinguette "Au Grand Robinson". Le succès est tel qu'en 1919, la commune du Plessis-Piquet est rebaptisée Plessis-Robinson.

Du "Grand Robinson" au "Vrai Arbre"


En 1848, un restaurateur passionné par le récit de Robinsonnais Crusoé ouvre, dans le Val d’Aulnay, sur la commune du Plessis-Piquet un bal-restaurant qu’il baptise « Au grand Robinson ». Le succès est immédiat. Le Tout Paris défile bientôt dans ce quartier de Robinson qui comptera très vite des dizaines de Guinguettes.
L’une d’entre elle, le Chalet Sans souci, est rebaptisée « Au Grand Arbre » par son propriétaire, Louis Fatiguet. En face, afin de conserver son image de fondateur, Ernest Gueusquin, qui succède à son père en 1888, rebaptise son établissement « Le Vrai Arbre ».

Quel rapport y a-t-il entre un marin écossais indiscipliné du 18e siècle, des cafés perchés dans les châtaigniers du Val d'Aulnay, une île au large du Chili et un best-seller international… ? Quel point commun unit ces entités hétéroclites ? Rien moins qu’un mythe : celui de Robinson Crusoé.

Le vrai Robinson


En 1704, Alexander Selkirk est marin à bord du Cinque-Ports, un navire de 96 tonneaux parti dans les mers du Sud à la chasse aux Espagnols, pour tenter de les dépouiller de leurs trésors. C’est un solide gaillard, qui n’a pas très bon caractère, ni la langue dans sa poche.
Excédé par un ultime acte d’indiscipline, son capitaine finit par le débarquer sur une île déserte, l’île Mas a Tierra, dans l’archipel Juan Fernandez. Selkirk va y rester quatre ans et quatre mois, avant d’être recueilli par un autre navire qui mouille au large.
De retour à Londres deux ans plus tard, il raconte son aventure à un journaliste… qui en fait aussitôt la une.

Le Robinson de Daniel Defoe


En 1719, un imprimeur londonien publie « La vie et les surprenantes aventures de Robinson Crusoé, marin d’York, qui vécut tout seul 28 ans sur une île déserte… ». L’auteur, Daniel Defoe, tient là un héros mythique.
De « Nouvelles aventures » en rééditions, d’imitations innombrables - les Robinsonnades - en contrefaçons, d’adaptations diverses en versions cinématographiques, le succès est immédiat, international. L'histoire de Robinson Crusoé devient une véritable légende.
Daniel Defoe s’est-il inspiré de l’histoire de Selkirk pour écrire son Robinson ? Il ne le confirmera jamais, mais comment ne pas le penser tant les histoires sont similaires ?

Les Robinsons suisses



La mode des Robinsonnades envahit le monde entier jusqu’au 19e siècle. On écrit moult histoires d’enfants abandonnés sur une île déserte ou au milieu du désert, des récits d’aventures dans des milieux hostiles… jusqu’à Jules Verne qui s’inspirera de Robinson pour ses «Voyages extraordinaires», ou encore, pour «L’Île mystérieuse ».

La plus célèbre des Robinsonnades, « Le Robinson suisse ou Journal d’un père de famille naufragé avec sa femme et ses enfants » paraît en 1813. Plutôt que de s’abriter dans une grotte, comme le vrai Crusoé, la famille suisse trouve refuge dans un arbre.
Véritable phénomène de société en Angleterre et sur le continent, le mythe des Robinson va alimenter la croyance des lecteurs du XVIIIème siècle en un bonheur simple, près de la nature et loin des artifices de la société...
haut de page haut de page