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Conférence : comprendre la maladie d’Alzheimer
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Dans le cadre de « La science se livre », Marc Dhenain, chargé de recherches au CNRS, vous donne rendez-vous à Clamart, médiathèque la Buanderie, le samedi 2 février.
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En France, 860 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Et le nombre de nouveaux cas est en pleine croissance.
Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette maladie, Marc Dhenain vient nous expliquer ses symptômes, ses traitements et les nouvelles approches thérapeutiques, prometteuses, actuellement en cours d’expérimentation.
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En ce début de XXIe siècle, la maladie d’Alzheimer est un sujet incontournable : avec les progrès de la médecine et les préventions des risques de santé, l’espérance de vie s’allonge. Et les maladies de la vieillesse aussi.
Chaque année sont recensés 25 000 nouveaux cas d’Alzheimer, une pathologie dont on ne connaît pas encore de traitement curatif. Alors que fait-on pour ces malades ? Quelles sont les approches utilisées aujourd’hui pour les soulager, retarder les symptômes ?
Enfin, que nous réserve la recherche médicale ? Un vaccin, de nouveaux traitements ? Pour les impatients qui ne peuvent attendre la conférence du 2 février, Marc Dhenain nous donne ici quelques éléments de réponses.
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Marc Dhenain : La maladie d’Alzheimer est une démence. Chronique, elle évolue de façon très lente dans le cerveau pendant une dizaine d’années, avant que les premiers symptômes n’apparaissent.
On souhaiterait commencer à traiter avant l’apparition des premiers symptômes. Mais c’est un vœu pieux car il n’y a pas de traitement aujourd’hui véritablement capable d’enrayer la maladie ou son évolution.
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Marc Dhenain : J’évalue des modèles d’animaux de la maladie d’Alzheimer avec des méthodes d’imagerie. On observe leur cerveau lorsqu’ils sont vivants, le but étant d’obtenir des modèles pertinents pour évaluer l’efficacité de médicaments chez l’homme.
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Marc Dhenain : Ce que l’on connaît de façon certaine, ce sont les deux lésions principales :
- les dégénérescences neurofibrillaires, qui sont des dépôts de protéines à l’intérieur des cellules du cerveau ;
- et les plaques séniles ou dépôt d’amyloïdes, c'est-à-dire des protéines qui se mettent à l’extérieur des cellules du cerveau.
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Marc Dhenain : Tout le problème vient de là. On sait d’où elles arrivent, mais sans comprendre pourquoi elles s’accumulent parfois de façon très importante… Le courant de pensée dominant estime que l’amyloïde serait le principal coupable.
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Marc Dhenain : En effet. Il y a eu des essais réalisés chez les souris, avec des résultats très encourageants. Il y a aussi de nouvelles approches en cours d’évaluation sur des traitements qui visent à retarder les symptômes. Mais j’en dirai davantage lors de la conférence.
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