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Conférence : Ce que l’IRM décrypte du cerveau
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Avec pour thème « la recherche scientifique au service de la santé », la 12e édition de "La science se livre" ne pouvait ignorer le cerveau. Rendez-vous était donc donné le 11 février 2008 au CDDP de Boulogne-Billancourt.
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Chouchou de l’IRM, le cerveau est exploré et analysé sous toutes les coutures. Alors qu’a-t-on découvert récemment grâce à l’IRM ? Voici quelques éléments de réponse.
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Vincent Lebon, chercheur et responsable du laboratoire d’Imagerie par résonance magnétique (IRM) de Neurospin, raconte le fonctionnement du cerveau.
Habité par 10 milliards de neurones, le cerveau régit le système nerveux central : il coordonne et contrôle nos mouvements, nos comportements ainsi que l’équilibre de nos fonctions internes.
D’un point de vue physiologique, nous savons tous que cet organe est constitué de 2 hémisphères et qu’il existe des aires - comme la fameuse aire de Broca - impliquées dans le langage, la perception, la motricité, etc.
Or, depuis la généralisation de l’IRM, les connaissances scientifiques du cerveau ont fait des bonds. Alors que savons nous aujourd’hui de cet organe ? Que nous révèlent ces IRM sur son fonctionnement ? Et que permettent-elles de faire en terme de santé publique ?
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- Vincent Lebon : Je suis responsable du laboratoire d’Imagerie par résonance magnétique de Neurospin, un nouveau centre de recherche dédié à l’imagerie du cerveau.
Ce centre, équipé des IRM les plus puissantes du monde, est animé par des équipes de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens dont le but est d’inventer et de développer de nouvelles méthodes d’imagerie du cerveau.
Il y a aussi des cognitiens, des médecins et des neurobiologistes chargés d’interpréter ces données en matière de fonctionnement ou de dysfonctionnement cérébral.
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- Vincent Lebon : On peut citer plusieurs exemples, comme la découverte de l’existence d’une aire cérébrale spécialisée dans la reconnaissance des sons d’origine humaine. On s’est d’ailleurs aperçu que les enfants autistes présentaient une anomalie d’activation de cette zone... L’IRM a aussi été utilisée chez des nourrissons. On a mis en évidence des processus de maturation cérébrale des aires liées au langage. Dès quelques semaines, le nourrisson, même endormi, sait traiter et identifier la voix humaine, la distinguer d’autres sons de l’environnement.
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- Vincent Lebon : Ce n’est pas si simple. Le cerveau présente des aires "hyperspécialisées" comme ces groupes de neurones utilisés dans la reconnaissance des visages humains. Si vous détruisez cette partie du cerveau, les personnes ne peuvent plus identifier leurs proches en regardant leur visage ; ils les identifieront en entendant leur voix ou en regardant leur gestuelle…
On trouve également des aires associatives qui interviennent dans des processus complexes, mettant en œuvre différents sens ou stimulations. Et puis, surtout, on sait maintenant que le cerveau est plastique.
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- Vincent Lebon : Les connexions entre cellules cérébrales se font et se défont en permanence, tout au long de la vie. Votre cerveau change, bouge. Il peut développer, ajouter des connexions, ou en enlever d’autres.
Concernant la pathologie cérébrale, on a tendance à considérer que les neurones morts ne peuvent pas être remplacés par l’organisme. Toutefois, des travaux tendraient à prouver que dans certaines aires cérébrales, il pourrait y avoir création de neurones. Mais ces découvertes sont encore fragiles.
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[ En savoir plus ]
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« Comprendre comment le cerveau fonctionne : l’IRM » Lundi 11 février à 20 h 30 au CDDP (Centre départemental de documentation pédagogique des Hauts-de-Seine) > Consultez le programme de "La science se livre" 2008
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