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EDUCATION
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Les 28 élèves de la 3e 2 s'initient au théâtre d'improvisation (CP : Kogito/A.S. Jacques).
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«Le théâtre, c’est le meilleur de vous-même»
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Deux comédiens du théâtre de la Clarté ont animé un atelier théâtral au collège de Notre-Dame de France à Malakoff.
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Mardi 16 octobre, Sébastien Crépin et Clément Genin, tous deux comédiens, ont initié à l’art théâtral les 28 élèves de la 3e 2, avec leurs professeurs de français et d’espagnol.
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Les premiers mots de Sébastien Crépin, comédien et responsable des formations, prouvent que ces acteurs-là savent parler aux enfants en général, aux collégiens en particulier. L’atelier a été choisi par la professeur de français, Valérie Tassou, parce qu’elle souhaitait initier ses élèves au théâtre, mais ne s'en sentait pas capable.
Une courte introduction à cet atelier plonge les 3e dans le bain.
A quoi sert le théâtre ? « A s’amuser ! » « À improviser ! » répondent les élèves. « Au théâtre, explique Sébastien Crépin, on ne vous demande pas d’être meilleur que les autres mais de donner le meilleur de vous-même. »
Combien d’enfants ont déjà fait du théâtre ? Cinq ou six doigts se lèvent.
Sébastien ajoute : « Je vous demanderai de faire attention à votre langage. Vous allez faire des personnages, prendre leur façon de marcher, mais aussi leur façon de parler. Alors attention aux mots que vous utilisez. »
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Le deuxième comédien, Clément Genin, invite alors les enfants à marcher les bras ballants dans la salle parquetée. Un brouhaha monte vite, les élèves parlent beaucoup, ils ont du mal à se concentrer. Leur professeur d’espagnol leur rappelle gentiment que cet atelier va leur demander un effort, un gros effort de concentration.
« C’est rare que les ados et les adultes réussissent du premier coup cet exercice d’apparence banale, explique Sébastien Crépin aux enseignantes. Marcher seul, en étant seul, ce n’est pas facile. Voyez, ils ont besoin de se toucher, de se parler. Faire le vide autour de soi, entrer dans sa bulle, ce n’est pas évident. » Suivent une série d’exercices qui là encore demandent silence et concentration.
Puis, deux par deux, les élèves font l’exercice de l’hypnose. Le premier couvre de sa main les yeux du second qui le suit aveuglément. Certains se prennent au jeu, d’autres non.
Sébastien leur explique : « Cet exercice exige une écoute de l’autre : j’en ai vu qui au début avançaient très vite, et leur compagnon ne pouvait pas les suivre. Ils ont alors ralenti et sont devenus de vrais guides. Concentrez-vous et vous serez précis dans ce que vous faites. » Le message passe.
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Jeu de statue, jeu du sculpteur, exprimer la moquerie, la timidité, le dédain – ô les visages de Jérémy, Johan, Louise ou Caroline ! A partir de ce moment, les élèves se relâchent : ils oublient leur posture, et se révèlent tels qu’il sont.
Les deux derniers exercices sont sur l’improvisation. Là, les talents se dévoilent, les élèves se donnent volontiers.

Le jeu de la cible plaît : un élève assis au milieu des autres reçoit un imaginaire coup de téléphone de la part de chacun des élèves. Ça donne des petites conversations souvent loufoques. « Allô c’est le parrain, imite Guillaume, je vais te tuer… », Johan, lui, fait le père qui ordonne à son fils de rentrer, Caroline pleurniche sans qu’on ne puisse rien comprendre…
« L’intérêt de l’exercice, confie Sébastien Crépin, c’est d’accepter la proposition de l’autre. C’est le principe même du dialogue. » Puis les élèves concluent sur un petit jeu à deux, comme sur scène, et les saynètes sont très réussies.
Quand Clément Genin annonce que l’atelier est fini, un grand non collectif et sincère s’élève dans la salle. Valérie Tassou est ravie de l’expérience, ça lui donne envie de monter un atelier théâtre à l’année. L’an prochain qui sait ?
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