Education, Social, Economie, Emploi, Santé - Hauts-de-Seine
Vendredi 25 juillet 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

HAUTS DE SEINE.NET Le conseil général à votre service - retour accueil
 

La vie au quotidien

 Ecouter
Envoi à un ami

Logement : qui sont les résidents du "92" ?


La population des Hauts-de-Seine augmente et sa structure change. Évolutions et ruptures.


D'après les premiers résultats du recensement de 2004, le département compte environ 60 000 habitants supplémentaires en cinq années, soit plus de 12 000 nouveaux habitants par an.
Un point de passage entre Paris et la grande couronne
Le "92" attire les jeunes ménages
Une proportion élevée de personnes seules et de petits ménages
Beaucoup de cadres supérieurs et peu d'ouvriers

Un point de passage entre Paris et la grande couronne


Limitrophes de cinq autres départements de la région parisienne, les Hauts-de-Seine attirent des Parisiens, principalement dans deux groupes de communes :
- l'un situé de part et d'autre de la Seine (Levallois, Clichy, Asnières-sur-Seine et Courbevoie),
- un autre dans la boucle sud du fleuve (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux).

Les provinciaux résident, quant à eux, plus sur l'axe Issy-les-Moulineaux/Rueil-Malmaison, ainsi qu’un bloc situé au nord et composé d’Asnières-sur-Seine, Courbevoie et Levallois-Perret.

Mais le "92" perd aussi des habitants en faveur des Yvelines, du Val-d'Oise et de l'Essonne.
Les départs touchent plus particulièrement les communes de Nanterre, Colombes, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Meudon, Puteaux et Villeneuve-la-Garenne, qui présentent les déficits migratoires les plus importants du département.

Le "92" attire les jeunes ménages


Les nombreuses arrivées en provenance de la capitale, ainsi que les départs non négligeables vers les départements de grande couronne, confèrent au département un statut « d’étape » pour une partie de la population ayant décidé de s’y installer.

Le département attire des jeunes et de jeunes ménages : les classes d’âge 15-24 ans et 25-29 ans sont les seules à présenter un excédent migratoire, qui s’élève respectivement à + 3 028 et + 34 923.
Mais il ne retient pas les familles : les classes d’âge 0-14 ans et 40-59 ans présentent un déficit cumulé de - 68 253 personnes, qui partent pour des raisons professionnelles ou en recherche d’un autre cadre de vie.

Les départs relativement importants concernent également les ménages ayant atteint l’âge de la retraite : les 60 ans et plus présentent un déficit de - 31 000 personnes sur la période 1990-1999.

Une proportion élevée de personnes seules et de petits ménages


En 1999, le nombre de ménages composés d’une seule personne s’élève à près de 240 000, ce qui représente 38 % de l’ensemble des ménages du département (contre 35 % en 1990). Cette proportion est plus élevée que celles observées dans le Val-de-Marne (32 %), en Seine-Saint-Denis (30 %) ou en Île-de-France (34 %), mais nettement inférieure à celle de Paris (52 %).

Inversement, la proportion de grands ménages (5 personnes ou plus) est moins élevée dans les Hauts-de-Seine (6,5 % des ménages) que dans le Val-de-Marne (7,5 %) ou en Seine-Saint-Denis (11,3 %).

Cette répartition est liée en partie à la forte présence de petits logements. Cela explique que la taille moyenne des ménages de ce département (2,24 personnes par ménage) est nettement inférieure à celle observée dans le reste de la petite couronne (2,50) ou en grande couronne (2,68), mais est supérieure à celle de Paris (1,87).

Beaucoup de cadres supérieurs et peu d'ouvriers


Dans les Hauts-de-Seine, la structure sociale continue de se déformer au profit des catégories moyennes et supérieures.

La proportion d’actifs diminue : 73 % en 1982 contre 69 % en 1999.
Cette diminution touche principalement les ouvriers : ils représentaient ainsi près de 20 % des ménages en 1982 et ne sont plus que 11 % en 1999 (- 8 points en dix-sept ans, soit la plus forte baisse de tous les départements franciliens).

Largement due à l’évolution du système productif, elle est contrebalancée par la progression de 6 points des cadres sur la même période.
En Île-de-France, les évolutions sont comparables, bien que moins marquées : la proportion d’ouvriers baisse de 6 points et celle des cadres augmente de 4 points.

Petit à petit, les Hauts-de-Seine, avec Paris, voient ainsi leur structure sociale s’éloigner de celle observée au niveau de la région.

Le département compte 22,5 % de cadres supérieurs, pour seulement 11 % d’ouvriers. Les professions intermédiaires et les employés représentent 30 % du total, tout comme les retraités et les inactifs.
En Île-de-France, la proportion de cadres supérieurs est moins élevée (18 %, soit - 4,5 points), celle des ouvriers s’élève à 15 % (+ 4 points), les autres catégories étant présentes dans les mêmes proportions (31 % et 30 %).

Là également, la répartition géographique des catégories socioprofessionnelles met en évidence des ruptures.
Ainsi, la moitié des communes du département ont un taux de cadres supérieurs qui dépasse 25 % : il s’agit principalement des communes du plateau résidentiel, auxquelles s’ajoutent des communes limitrophes de Paris au sud du département (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Vanves) et à l’est (Levallois, Neuilly-sur-Seine).
On retrouve dans ce groupe les quatre communes connaissant le plus fort excédent migratoire du département (Suresnes, Rueil-Malmaison, Issy-les-Moulineaux et Levallois-Perret).

Inversement, six communes comptent plus de 15 % d’ouvriers, qui se situent principalement dans un arc Nanterre – Villeneuve-la-Garenne – Clichy et à Bagneux. Dans ce groupe figurent les communes qui présentent de forts déficits migratoires (Nanterre, Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Colombes).
Source : L'habitat dans les Hauts-de-Seine - Iaurif - Juillet 2005
haut de page haut de page