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Logement : qui sont les résidents du "92" ?
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La population des Hauts-de-Seine augmente et sa structure change. Évolutions et ruptures.
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D'après les premiers résultats du recensement de 2004, le département compte environ 60 000 habitants supplémentaires en cinq années, soit plus de 12 000 nouveaux habitants par an.
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Un point de passage entre Paris et la grande couronne
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Le "92" attire les jeunes ménages
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Une proportion élevée de personnes seules et de petits ménages
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Beaucoup de cadres supérieurs et peu d'ouvriers
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Limitrophes de cinq autres départements de la région parisienne, les Hauts-de-Seine attirent des Parisiens, principalement dans deux groupes de communes :
- l'un situé de part et d'autre de la Seine (Levallois, Clichy, Asnières-sur-Seine et Courbevoie),
- un autre dans la boucle sud du fleuve (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux).
Les provinciaux résident, quant à eux, plus sur l'axe Issy-les-Moulineaux/Rueil-Malmaison, ainsi qu’un bloc situé au nord et composé d’Asnières-sur-Seine, Courbevoie et Levallois-Perret.
Mais le "92" perd aussi des habitants en faveur des Yvelines, du Val-d'Oise et de l'Essonne.
Les départs touchent plus particulièrement les communes de Nanterre, Colombes, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Meudon, Puteaux et Villeneuve-la-Garenne, qui présentent les déficits migratoires les plus importants du département.
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Les nombreuses arrivées en provenance de la capitale, ainsi que les départs non négligeables vers les départements de grande couronne, confèrent au département un statut « d’étape » pour une partie de la population ayant décidé de s’y installer.
Le département attire des jeunes et de jeunes ménages : les classes d’âge 15-24 ans et 25-29 ans sont les seules à présenter un excédent migratoire, qui s’élève respectivement à + 3 028 et + 34 923.
Mais il ne retient pas les familles : les classes d’âge 0-14 ans et 40-59 ans présentent un déficit cumulé de - 68 253 personnes, qui partent pour des raisons professionnelles ou en recherche d’un autre cadre de vie.
Les départs relativement importants concernent également les ménages ayant atteint l’âge de la retraite : les 60 ans et plus présentent un déficit de - 31 000 personnes sur la période 1990-1999.
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En 1999, le nombre de ménages composés d’une seule personne s’élève à près de 240 000, ce qui représente 38 % de l’ensemble des ménages du département (contre 35 % en 1990). Cette proportion est plus élevée que celles observées dans le Val-de-Marne (32 %), en Seine-Saint-Denis (30 %) ou en Île-de-France (34 %), mais nettement inférieure à celle de Paris (52 %).
Inversement, la proportion de grands ménages (5 personnes ou plus) est moins élevée dans les Hauts-de-Seine (6,5 % des ménages) que dans le Val-de-Marne (7,5 %) ou en Seine-Saint-Denis (11,3 %).
Cette répartition est liée en partie à la forte présence de petits logements. Cela explique que la taille moyenne des ménages de ce département (2,24 personnes par ménage) est nettement inférieure à celle observée dans le reste de la petite couronne (2,50) ou en grande couronne (2,68), mais est supérieure à celle de Paris (1,87).
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Dans les Hauts-de-Seine, la structure sociale continue de se déformer au profit des catégories moyennes et supérieures.
La proportion d’actifs diminue : 73 % en 1982 contre 69 % en 1999.
Cette diminution touche principalement les ouvriers : ils représentaient ainsi près de 20 % des ménages en 1982 et ne sont plus que 11 % en 1999 (- 8 points en dix-sept ans, soit la plus forte baisse de tous les départements franciliens).
Largement due à l’évolution du système productif, elle est contrebalancée par la progression de 6 points des cadres sur la même période.
En Île-de-France, les évolutions sont comparables, bien que moins marquées : la proportion d’ouvriers baisse de 6 points et celle des cadres augmente de 4 points.
Petit à petit, les Hauts-de-Seine, avec Paris, voient ainsi leur structure sociale s’éloigner de celle observée au niveau de la région.
Le département compte 22,5 % de cadres supérieurs, pour seulement 11 % d’ouvriers. Les professions intermédiaires et les employés représentent 30 % du total, tout comme les retraités et les inactifs.
En Île-de-France, la proportion de cadres supérieurs est moins élevée (18 %, soit - 4,5 points), celle des ouvriers s’élève à 15 % (+ 4 points), les autres catégories étant présentes dans les mêmes proportions (31 % et 30 %).
Là également, la répartition géographique des catégories socioprofessionnelles met en évidence des ruptures.
Ainsi, la moitié des communes du département ont un taux de cadres supérieurs qui dépasse 25 % : il s’agit principalement des communes du plateau résidentiel, auxquelles s’ajoutent des communes limitrophes de Paris au sud du département (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Vanves) et à l’est (Levallois, Neuilly-sur-Seine).
On retrouve dans ce groupe les quatre communes connaissant le plus fort excédent migratoire du département (Suresnes, Rueil-Malmaison, Issy-les-Moulineaux et Levallois-Perret).
Inversement, six communes comptent plus de 15 % d’ouvriers, qui se situent principalement dans un arc Nanterre – Villeneuve-la-Garenne – Clichy et à Bagneux. Dans ce groupe figurent les communes qui présentent de forts déficits migratoires (Nanterre, Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Colombes).
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| Source : L'habitat dans les Hauts-de-Seine - Iaurif - Juillet 2005
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