Monsieur le Maire, mesdames et messieurs,
Je suis particulièrement heureux d’être ici aujourd’hui pour signer ce protocole de partenariat pour l’action sociale entre le département des Hauts-de-Seine et Châtenay-Malabry.
Nous avons déjà signé des engagements similaires avec d’autres villes du département, mais celui-ci me touche plus personnellement.
Cet engagement qui lie Châtenay-Malabry et les Hauts-de-Seine, c’est la conjugaison de l’efficacité et de l’amitié.
C’est la concrétisation d’un lien qui dépasse la simple dimension politique de ce partenariat.
C’est autant un engagement qui valide un modèle de bonne intelligence que le prolongement d’une ancienne collaboration et d’une vision commune du service public.
Chacun ici connaît la complicité qui nous unit, Georges Siffredi et moi-même.
Il y a entre nous la confiance réciproque qui attache un député à son suppléant. Nous faisons, si l’on peut dire, siège commun à l’Assemblée nationale.
Au point que l’intérêt général que nous défendons se confond avec notre intérêt commun. Il n’y a pas l’ombre d’un désaccord entre nous. C’est assez rare pour être souligné.
Je souhaiterais que la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années soit contagieuse et s’étende à tous les services sociaux dont nous avons chacun la charge.
On peut toujours mieux faire, même quand on fait bien.
Nous avons les mêmes visées et des moyens complémentaires. Contentons-nous de les mettre au service de tous.
« Quand deux forces sont jointes, leur efficacité est double », dit la loi de Newton.
A condition, bien sûr, que ces forces s’exercent conjointement.
Le principe de ce PAS s’imposait donc tout naturellement.
Ce protocole, c’est la traduction concrète de la philosophie de notre politique départementale et de votre politique municipale.
C’est le fruit d’une réflexion engagée par mon excellent prédécesseur, le Président Nicolas Sarkozy, sur la territorialisation du pôle Solidarités du département.
Le département s’est en effet donné pour priorité de renforcer sa cohérence, l’efficacité et la lisibilité de l’action locale des services du pôle Solidarités sur leur territoire d’intervention, c'est-à-dire les communes.
Cette territorialisation s’exerce, comme vous le savez à deux échelons.
Celui des unités territoriales (l’Unité territoriale Sud, basée à Sceaux pour Châtenay-Malabry) et celui des circonscriptions de vie sociale.
Ce partenariat, c’est aussi l’association de deux politiques volontaristes.
Des avancées considérables ont eu lieu à Châtenay-Malabry sous ton impulsion, cher Georges.
Cette ville a été novatrice sur certains sujets sociaux, notamment sur la prévention spécialisée.
Ceci prouve d’ailleurs que les problématiques sociales ne relèvent pas tant de moyens que d’une ambition, de courage, de volonté politique et d’organisation.
Notre objectif est d’améliorer encore le service rendu à la population et de mieux articuler les interventions respectives du département et de la commune dans le domaine social et médico-social, en direction des personnes handicapées, des
personnes âgées, des enfants, des adolescents et de leurs familles.
L’action sociale, vous le savez, est au cœur de l’action départementale.
Elle occupe plus de la moitié de notre personnel. Un budget de 612 millions d’euros cette année (hors personnel). 582 millions l’an dernier.
Elle progresse plus que nos revenus. C’est justice. Mais nous devons axer notre réflexion vers le « mieux » plutôt que vers le « plus ».
Nous consacrons 119 millions d’euros à l’hébergement des jeunes dans le cadre de la prise en charge judiciaire et administrative.
113 millions d’euros au titre des allocations versées aux Rmistes.
Une politique intelligente d’accompagnement de retour à l’emploi peut faire baisser conjointement l’une et l’autre dépense.
C’est notre objectif.
De la même manière, pouvons-nous nous satisfaire de dépenser 115 millions d’euros dans une grande politique en faveur du handicap ?
Non, si nous ne sommes pas capables d’imaginer ensemble et de rendre opérationnel le Schéma départemental du handicap qui doit permettre à chaque personne et à chaque famille concernée de trouver une formule parfaitement adaptée
à son cas et à son choix.
C’est cette démarche qui nous conduit à l’engagement que nous prenons aujourd’hui.
Je ne vais pas entrer dans le détail du protocole – dont le texte est bien sûr à la disposition de chacun.
Simplement en rappeler les grands axes.
D’abord, il entérine une collaboration déjà ancienne entre les services de la ville, le CCAS, les animateurs du CUCS et les services sociaux départementaux.
J’en profite pour leur rendre hommage et rappeler que nous ne conduisons pas une révolution mais une évolution de nos missions.
Les acquis, les compétences et les savoir-faire sont là. Il serait dommage de ne pas s’en servir.
La collaboration de la ville et du département a déjà vu naître des expériences remarquables. Je pense, par exemple, à la Butte Rouge, projet lancé par Charles Pasqua, qui a initié une collaboration ville/département qui se poursuit.
C’est un projet qui nous a engagés ensemble sur une longue période, et qui a sollicité la quasi-totalité de nos compétences. Tout était à faire, de l’habitat jusqu’aux habitants.
C’est cette cohérence et cette globalité d’approche que je voudrais promouvoir avec ce protocole.
Nous donner les moyens d’une hauteur de vue. Et on ne peut pas l’avoir, seul, chacun dans son coin.
Ce qui se précise aussi à travers ce PAS, c’est notre volonté commune de prendre en compte la personne. De considérer celui qui a besoin de l’aide sociale comme l’élément central du dispositif que nous devons mettre en œuvre pour l’accompagner.
C’est l’objet du premier point sur lequel s’articule notre partenariat : l’accueil de la population et son orientation.
A Châtenay-Malabry, le département est déjà présent à travers la Circonscription de la vie sociale du pôle Solidarités, au Centre de Protection maternelle et infantile.
Et puis, il y a bien les autres services du département qui interviennent sur la ville.
Le service Territorial n°7 de l’aide sociale à l’Enfance, le service territorial de PMI, implantés au Plessis-Robinson.
A Sceaux, la Coordination des crèches départementales et la Commission locale d’insertion.
A Antony, l’équipe médico-sociale territoriale de l’Allocation aux Personnes Agées.
Ou encore, à Vanves, le service de Lutte anti-tuberculeuse.
Tous nos agents comme ceux de votre municipalité sont concernés par la signature de ce protocole. En d’autres termes, tous les agents sont invités à s’asseoir à la table d’une seule et même cause : mieux faire pour nos concitoyens. Donner plus à ceux qui ont des difficultés à vivre.
Il s’agit de créer un espace de discussion, d’échange de savoir-faire et d’informations.
Notre volonté, ce n’est plus de gérer des dispositifs et des procédures administratives, mais d’accompagner des personnes à se réinstaller dans la vie.
Je le disais en commençant : ce protocole est un cadre dans lequel nous allons évoluer ensemble. Rien n’est figé.
C’est une direction qui est donnée. L’engagement d’aujourd’hui marque une étape. Nous irons beaucoup plus loin.
Nous avons notamment le projet de réimplanter le centre de PMI et la Circonscription de vie sociale dans de nouveaux locaux.
Projet qui comprendra un certain nombre de bureaux d’accueil polyvalents, réservés aux partenaires de l’action sociale, destinés à permettre un rapprochement des services départementaux et communaux, dans la perspective d’un meilleur service et d’une plus grande proximité entre les habitants de la ville de Châtenay-Malabry.
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Ce protocole, c’est le mode d’emploi d’un projet concret. Ce n’est pas une construction intellectuelle.
Peut-être un peu affective, compte tenu de nos liens.
Et je crois que c’est peut-être le meilleur argument pour en faire un modèle.
Et pour ça, je compte sur vous.