Monsieur le Ministre, mesdames et messieurs les Parlementaires, monsieur le Président de Région, mes chers collègues, mesdames et messieurs les Maires, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les directeurs, chers amis,
Permettez-moi d'abord de m'adresser à chacun d'entre vous à titre personnel pour vous souhaiter, à vous et aux vôtres, une année pleine de bonheur et de toutes les satisfactions et les joies que peuvent nous donner la vie familiale et la vie amicale.
Et puis, comme la tradition m'y invite, j'ai l'intention de vous faire part de mes voeux concernant la cause qui nous réunit aujourd'hui : l'avenir de notre département.
J'ai succédé à un président prestigieux, qui a beaucoup entrepris, tellement entrepris qu’il est toujours président, mais son talent est aujourd’hui au service des 99 départements de notre pays.
Quelque chose me dit pourtant qu’il garde une affection particulière pour les Hauts-de-Seine.
Et il ne manque pas une occasion de le manifester !
Le grand vent de rénovation qu’il donne à la nation, il me revient désormais de l’insuffler à notre département.
A commencer par la méthode de l’évaluation, que je considère comme un principe fondamental de l’action publique.
L’erreur nous est permise. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, la récidive est condamnable.
Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de révolutionner la maison, mais de poursuivre une évolution en profondeur.
Non pas pour affirmer un style personnel, mais pour répondre à ma seule préoccupation : mieux servir nos concitoyens, en tenant compte d'un impératif qui s'impose désormais à tous les étages de la France administrative : réduire la dépense publique.
Nous sommes certes un département riche. Riche de ses talents, de ses diversités, du travail des hommes. Notre devoir, c’est d’être économes, de faire fructifier cette richesse pour pérenniser une politique sociale exemplaire au service de tous.
Or trop souvent, sous prétexte de cette richesse, notre département est devenu la cible d’adversaires qui voudraient l’appauvrir, de solliciteurs qui voient dans les Hauts-de-Seine un guichet inépuisable.
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Notre atout majeur, c’est le développement économique.
C’est une chance pour nous mais aussi pour toute la région parisienne, pour la France entière, et, d’une certaine manière, sans forfanterie, pour l’Europe.
La Défense n’est pas en compétition avec Saint-Denis ou Saint-Ouen.
La Défense, c’est la rivale de Londres, de Bruxelles, de Francfort, de Milan, mais aussi de Singapour ou de New-York.
Son développement, nous le devons à l’attractivité qu’a su exercer notre département ; à 50 années d’investissement patient sur ce site.
Il faut préserver à tout prix le bénéfice de cet effort.
Quand nous ne pouvons pas donner à la Société Générale, pour des questions réglementaires, la possibilité d’installer à la Défense un des plus grandes salles des marchés au monde, elle envisage de s’installer à Londres.
Il aura fallu modifier la loi en catastrophe pour éviter la perte de cette précieuse substance économique.
Non seulement nous devons poursuivre le développement économique de la Défense, mais nous devons favoriser son extension et son embellissement.
Nous devons en faire le Manhattan français.
C’est dans ces grands projets que prospèrent la croissance et l’emploi.
J’espère, comme l’a initié le Président de la République, et comme il l’a encore répété ce matin, permettre aux plus grands architectes du monde d’y exprimer leurs talents, et d’y laisser l’empreinte de leur génie.
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Je ne fais pas pour autant l’apologie du tout économique.
L’économie est parfois desséchante.
Elle ne suffit pas à combler les désirs de l’homme. Encore moins à nourrir les âmes.
Sans culture, l’économie est dénuée de sens.
Elles ne peuvent vivre l’une sans l’autre.
Elles se fécondent mutuellement. Et elles donnent parfois les plus beaux mariages : c’est cela la civilisation.
Aux pieds de la Défense, coule la Seine qui est aujourd’hui trop souvent un bras mort.
Cette Seine, il faut la faire revivre, en animant ses berges, en les rendant à la nature partout où cela est possible.
Je souhaite, partant d’un épicentre qui serait l’île Seguin, créer une véritable Vallée de la Culture, en y multipliant les pôles culturels qui ne demandent qu’à être mis en valeur.
Je pense aux jardins Albert Kahn et à la plus exceptionnelle collection d’autochromes du monde, qui mériterait bien un musée.
Je pense à la propriété Rothschild dont la dégradation nous afflige.
Je pense à la Manufacture de Sèvres et à sa collection, elle aussi, unique au monde.
Je pense au parc de Saint-Cloud qui s’abîme, et auquel je souhaiterais redonner la grande vie qu’il a connue jadis.
Je pense à dix autres projets que nous pourrions relier les uns aux autres par un service de batellerie, dont l’Ile de Monsieur nous présente l’esquisse.
Cette fusion de la nature et de la culture, nous l’avons déjà réussie au sud du département avec cet ensemble magique que constitue la Vallée-aux-Loups et le parc de Sceaux.
Un ensemble qui viendra se marier avec le pôle économique de Vélizy, heureuse proximité des Yvelines avec les Hauts-de-Seine et le Parc d’activités du Plessis-Clamart.
Ceci en relation avec les pôles de compétitivité dédiés aux secteurs automobile, aéronautique, aux logiciels et aux images numériques.
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Cette dimension de notre action ne me fait pas oublier que nous avons le devoir de poursuivre l’extension des réseaux de transport en commun, afin de rendre plus facile une vie quotidienne qui s’enlise dans les déplacements.
C’est le sens des investissements considérables que nous avons choisi de consacrer au prolongement des lignes de métro M13 vers Asnières-Gennevilliers, de la M4 jusqu’à Montrouge et Bagneux, des lignes de tramway T1 Jusqu’à Asnières-Gennevilliers, T2 vers Pont de Bezons, de la création de la ligne T8 reliant Chatillon, Vélizy et Viroflay, de la future liaison Croix-de-Berny/Clamart, chère à mon cœur d’Antonien, et de la reconstruction de la Gare de Nanterre Université.
Au total, cela représente pour nous un investissement de 225 millions d’euros.
Et en avril prochain, je proposerai à l’Assemblée départementale d’adopter un plan de près de 500 km de circulations douces, réservés aux cyclistes et aux piétons.
Je veux aussi vous dire quelques mots de la politique ambitieuse que nous menons en matière de réhabilitation, de modernisation et de création de collèges.
Plus de 100 millions d’euros chaque année.
Une politique qui s’accompagne du programme Environnement Numérique des Collèges 92 grâce auquel nous allons passer en 5 ans de l'ère de la craie à l'ère du numérique.
Cette initiative ne s’arrête pas à la porte des écoles.
Nous allons assurer le câblage de tout le département. C’est un enjeu capital pour l’attractivité de notre territoire.
Avec plus de 800 000 prises, notre ambition est d’être la première grande collectivité en Europe dont tous les foyers seront équipés en très haut débit.
C’est aussi un atout non négligeable pour l’amélioration de notre qualité de vie.
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Evidemment, tout ceci n'aurait pas de sens si ce projet, dans sa globalité, n'intégrait pas une dimension sociale exemplaire.
Je veux vous dire que les Hauts-de-Seine sont le département le plus généreux en matière sociale.
Pour ne citer que ces deux exemples : nous avons terminé le plan Gérontologie 2000/2006 au-delà des objectifs fixés.
Et, en matière de handicap, nous sommes en train de nous donner les moyens de rattraper les retards considérables que nous avons hérité de l’Etat.
Si, au-delà même des prescriptions légales, plus de la moitié de notre budget et de nos effectifs sont consacrés à la solidarité, nous avons choisi de mobiliser des moyens considérables en matière de logement social.
Nous avons passé une convention cadre départementale avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine.
17 contrats pour un total d’1,5 milliard d’Euros, dont 330 millions financés par le Conseil général.
A ce jour, aucune collectivité au niveau national n’a porté à un tel niveau son engagement en faveur de la fracture urbaine.
Par ailleurs, nous avons multiplié les dispositifs d'insertion pour les jeunes, pour les chômeurs et les bénéficiaires du RMI.
Nous sommes en pointe en matière d'insertion par l'activité économique, en faisant appel tant au secteur privé qu’au secteur public :
14 associations intermédiaires, 12 chantiers et 22 entreprises d'insertion sont en activité dans le département.
Au total le Conseil général consacre près de 25 millions d’euros au financement de sa politique en faveur de l’emploi et de la formation des jeunes, dont 15 millions pour le volet « retour à l’emploi » des bénéficiaires du RMI.
Les résultats sont là. Le taux de chômage dans les Hauts-de-Seine, avec seulement 6,9 %, est bien inférieur à la moyenne nationale.
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Poursuivre ces objectifs de développement économique et social, asseoir l’identité culturelle des Hauts-de-Seine dans l'écrin vert qui couvre la moitié de notre territoire, c'est l'ambition que je souhaite vous faire partager et que je vous invite à nourrir par votre travail et vos réflexions d'élus, de dirigeants ou de responsables.
Ce projet, nous le bâtissons ensemble avec mon équipe exécutive et l’ensemble des élus qui m’entourent, dont je tiens ce soir à saluer le travail, l’implication et la passion pour leur territoire.
Comme je souhaite saluer tous les agents de cette institution.
Je voudrais que dans les années qui viennent, nous prenions vingt ans d'avance sur la marche du progrès.
Alors je profite de cette cérémonie pour vous demander de bien vouloir m'accompagner dans cette aventure.
C'est le pari que je lance aujourd'hui, mon vœu pour les Hauts-de-Seine.
Je vous remercie.