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Dimanche 23 novembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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Parcs et Nature

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PARCS, JARDINS ET PROMENADES
L'atelier Bruel-Delmar est l'atelier de paysagistes chargé du projet de réaménagement du Parc Pierre Lagravère.

Le réaménagement du parc Pierre Lagravère


... vu par l'Atelier de Paysages Bruel Delmar.


Anne Sylvie Bruel et Christophe Delmar sont associés depuis 1989 et sont paysagistes DPLG. Ils sont intervenus sur des projets très divers tels que la reconversion de la carrière de Biville sur le cap de la Hague, ou l’aménagement de la plage de Pampelonne à Ramatuelle.

 Anne Sylvie Bruel et Christophe Delmar diversifient leur activité tout en conservant une même attitude de projet basée sur la révélation des territoires.
La construction du barrage sur la Meurthe à Nancy ouvre une série de projets de création ou de rénovation d’ouvrages d’art hydrauliques qui côtoient au sein de leur agence parisienne des projets de jardins ou de parcs publics, tels que le parc Pierre Lagravère.

Prendre en compte l'histoire et l'évolution du site


Pour chaque projet, les questions se posent en premier lieu à propos du site, de son histoire et de sa géographie tout en regroupant, dans un second temps, les questions d’ordre fonctionnel et programmatiques.
Le parc Pierre Lagravère date des années 70. Chaque époque est associée à de nouvelles questions. Les questions concernant ce parc sont liées à la Seine - qui en fait sa qualité principale- , du rapport qu'elle entretient avec le parc et du cloisonnement ville-fleuve.
"Les habitants de Colombes sont coupés de ce parc" précise Christophe Delmar.
 "Une question est importante :  le projet doit permettre de retrouver des relations entre les éléments ; tout est relié  et tout est imbriqué :  l’historique, l’évolution, à savoir le temps et l’espace, tout doit « cohabiter » ". 
C’est selon ces éléments que Christophe Delmar étudie ses projets. Et c’est ce qu’il tend à prouver de façon un peu ironique : "Le travail du paysagiste ne consiste pas qu’à mettre des plantes en pots, il existe une antériorité ; le travail du paysagiste consiste à poursuivre cette conversation "  

Réunir trois parties du parc pour ne former qu'un seul territoire


"En ce qui concerne ce parc, l’accessibilité aux berges est très importante ainsi que la relation entre la Seine et le territoire de Colombes, et par conséquent, l’étude des accès et des relations avec la Seine.
Actuellement le parc est coupé en trois parties :  ce sont ces trois parties qui doivent être réunies pour former un seul territoire. Ainsi il faut que tout soit relié ; et notamment les équipements publics de la ville en son centre. 
Afin de palier notamment à un tiers du parc qui est sous-utilisé coté pont de Bezons,  le projet va trouver ses fondations en ne niant pas les structures actuelles du parc, mais au contraire en s’y appuyant vis à vis de la Seine. 
C’est comme on l’a dit un nouveau rapport des berges au fleuve, d’unification de rattachement de la ville au parc.  Cela devrait permettre une nouvelle relecture transversale dans l’épaisseur du territoire par des espaces ouverts et en tenant compte des évolutions urbanistiques du secteur. 
La relation à la Seine constitue un élément très important dans ce projet de paysage notamment par les sensations liées à ce fleuve : 
-  les promenades parallèles à la Seine ;
- la vision permanente à la Seine grâce à la création d’un « saut de loup »* sur l’ensemble de la promenade
- et même le « toucher » puisque l’eau pénètre dans le parc
».

Quant pourra t-on parler de ce parc comme d’une réussite paysagiste : à la fin des travaux ou dans trente ans ?
"J’espère les deux" répond Christophe Delmar…


*Le saut de loup est un fossé paysager qui permet une continuité paysagère et visuelle sur la Seine et sur le paysage environnant séparant le parc de la promenade le long de la Seine.

Le projet de l'atelier Bruel-Delmar


La méthode

La stratégie
Le projet trouve ses fondations en s’appuyant sur la Seine et sur la structure actuelle du parc.
Première fondation : assurer la transversalité de la ville, du parc à la Seine
Deuxième fondation : assurer les grandes continuités parallèles à la Seine, des berges, du parc, de la ville
Troisième fondation : sol, sous-sol, limites du parc et biodiversité

Source : Note de synthèse - Concours pour le réaménagement du parc Pierre Lagravère à Colombes

Atelier de paysages Bruel-Delmar
Collaborateur Bertrand Houin
40, rue Sedaine
75011 Paris


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