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PARCS, JARDINS ET PROMENADES
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L'atelier Bruel-Delmar est l'atelier de paysagistes chargé du projet de réaménagement du Parc Pierre Lagravère.
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Parc Pierre Lagravère : le projet de réaménagement vu par l'atelier de paysages Bruel-Delmar
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La méthode
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"La grande question de l’urbanisme n’est plus tant celle qui occupait Alberti, de savoir comment choisir le site où la ville sera construite, que celle de savoir comment nous parviendrons à hériter à travers quelques projets, de sites qui sont désormais tous concernés par les mutations suburbaines des territoires". *
Ici, au parc Pierre Lagravère, il s’agit bien de reconnaître l’héritage actuel pour penser sa transformation et de contribuer à son amélioration. Par ailleurs, si aujourd’hui la question du réaménagement du parc Pierre Lagravère se pose après un peu plus de 30 ans d’existence, c’est bien qu’il faut identifier un certain nombre de dispositions qui ne lui ont pas permis d’avoir la capacité d’évoluer.
Plus fondamentalement, il faut ré-interroger la méthode et les pratiques opérationnelles qui ne peuvent plus être hiérarchisées essentiellement autour de programmes autonomes juxtaposés à différentes échelles au détriment du site et des usages eux-mêmes.
Les qualités, mais aussi les défauts du parc Pierre Lagravère ont posé clairement une nouvelle ligne de conduite pour le développement du projet qui pourrait s’appuyer sur une démarche alternative fondée sur :
- la mémoire et les qualités du site,
- la mise en place d’un processus laissant ouvert le champ des possibles à venir que sont les idées d’où découlent les usages et les programmes,
- la relation à différentes échelles plutôt que sur la séparation et la fabrication d’objets immédiatement obsolètes et démodés.
- la lecture en épaisseur et des espaces ouverts.
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La première question considère le site. Le projet que nous proposons s’appuie sur la reconnaissance des qualités du site du parc Lagravère. Ce dernier bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle de plus de deux kilomètres sur la Seine, ce qui fait sa principale caractéristique. Notre attention permanente a été d’interroger le territoire, les infrastructures, la ville et le parc dans le rapport qu’ils peuvent aujourd’hui entretenir ou pas avec la Seine. Les solutions que nous proposons sont systématiquement orientées dans ce sens et mettent en vis à vis les qualités et les disfonctionnements liés à la structure actuelle du parc.
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Une deuxième question se pose immédiatement concernant les moyens et les outils à utiliser pour la réhabilitation d’un site d’une telle superficie, car il s’agit bien de s’inscrire dans le réaménagement d’un parc existant, d’en penser la transformation, son évolution, d’en améliorer l’esprit en lui redonnant un sens tout en conservant sa structure actuelle.
Les interventions que nous proposons seront concentrées d’une certaine façon à la manière d’un palimpseste par superpositions successives afin d’en faire apparaître l’écriture pour en écrire une nouvelle, ce qui caractérise l’histoire de ce site et celle du paysage en général.
Dans cette logique, le projet ne peut s’inscrire que dans la continuité de l’histoire et de l’évolution du site et non dans le retour à une insularité fluviale disparue, remplacée aujourd’hui par une insularité autoroutière, de substituer un nouveau parc au goût du jour à l’actuel, ou enfin dans le saupoudrage vert un peu mièvre au gré des opportunités du site.
* Sébastien Marot, "L’art de la mémoire, le territoire et l’architecture" – Le Visiteur – n° 4
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| Source : Note de synthèse - Concours pour le réaménagement du parc Pierre Lagravère à Colombes - Atelier Bruel-Delmar
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