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Pointe aval Ile Seguin (CP : DR)
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Billancourt et Renault : une mémoire en vie
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Le site des usines Renault a laissé son empreinte sur Billancourt et l’île Seguin, l’empreinte d’une grande réussite de l’industrie automobile française et celle également, d’une forteresse ouvrière. C’est cette identité forte que la ville de Boulogne-Billancourt préserve aujourd’hui.
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En 1898, Fernand et Marcel Renault fondent la société Renault Frères. Louis, leur jeune frère, vient de mettre au point une transmission révolutionnaire : la prise directe, boîte à 3 rapports dont le dernier est en prise directe avec le moteur.* Rapidement, Renault se déploie sur le territoire de Boulogne. En 1929, un premier bâtiment est construit sur l’Ile Seguin - qui doit son nom au chimiste qui a acheté le terrain en 1794. En 1939, les usines couvrent 100 hectares de Boulogne-Billancourt à Meudon. Renault devient la plus grande usine d’Europe. Détruite à 80 % pendant la seconde guerre mondiale, la société est nationalisée en 1945. Entre 1947 et 1961, plus d’un million de 4CV sont vendues en France et à l’étranger, une première pour l’industrie automobile française. La fermeture de l'usine est annoncée en 1989 : la Super-Cinq est la dernière voiture à en sortir le 31 mars 1992.
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De 1898 aux années 20, les ouvriers se déplacent de poste en poste. Le taylorisme passe par là et les usines intègrent, dès 1905 la fabrication en série, et en 1912 le chronométrage. La production est cependant renforcée une fois que la chaîne de montage est adoptée : ce sont les voitures qui se déplacent, plus l’homme.
La grande révolution se fait avec l’arrivée, en 1947, des machines transferts, machines qui transportent les pièces d’un poste à l’autre conçues par le mathématicien Pierre Bézier.
Puis, dans les années 70, l’apparition des robots bouleverse une fois encore les techniques de travail et permet d’accroître la productivité. Dans les années 80, c’est l’intégration de la qualité au cœur du processus de fabrication de la voiture qui va déclencher une nouvelle génération d’usine, à Billancourt comme ailleurs chez Renault.
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Parce que le site des usines Renault est porteur d’une identité forte, la ville de Billancourt a ainsi inscrit l’ensemble des éléments architecturaux à conserver dans son nouveau document d’urbanisme (PLU).
D’une part, on y trouve les bâtiments dits de référence, ceux qui marquent le paysage de la ville et témoignent des différents aspects de son développement : le bâtiment X, les ponts Daydé et Seibert, la porte Jules-Guesde, la grille dite du Jardin du coq et l’atelier de Louis Renault.
D’autre part, y figurent les bâtiments à caractère patrimonial, c’est-à-dire ceux qui réunissent plusieurs caractéristiques les distinguant de leur environnement : le fronton de la pointe amont et le portail d’entrée de l’île Seguin, ainsi que le portail/fronton de la façade du bâtiment de l’artillerie.
De plus, le 57 Métal, réhabilité, est aujourd’hui le Renault Square Com, centre international de communication de l’entreprise Renault Nissan. Dans le prolongement de ces mesures de protection, la ville a demandé également à la SAEM Val de Seine aménagement de réfléchir à l’intégration du Mur de l’artillerie aux aménagements des espaces publics du trapèze.
> Lire notre article sur le trapèze.
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Atelier de Louis Renault
(CP : Agence Chavannes) |

Le bâtiment "X" et la grille du "jardin du Coq"
(CP : DR) |

Le Renault Square com
(CP : DR) |

Le portail d'entrée de l'île Seguin
(CP : DR) |

Le fronton de la pointe amont de l'île Seguin (CP : DR) |

La façade de "l'artillerie" quai de Stalingrad (CP : Hervé Abbadie) |
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