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Dimanche 12 octobre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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La Défense, la boucle nord, l'île Seguin : autant d'atouts des Hauts-de-Seine.

États généraux (volet 5) : "Innover pour préparer l'avenir"


Zoom sur les grandes orientations politiques départementales à l'horizon 2010.


Dans le domaine du développement économique, Nicolas Sarkozy affirme vouloir "innover pour préparer l'avenir en renforçant l'attractivité du territoire des Hauts-de-Seine".
Le développement de pôles de compétitivité
L'aménagement de la boucle nord
La consolidation de l'avenir du site de La Défense
Le déploiement d'un réseau de télécommunications à très haut débit

À l'issue des états généraux, près de 75% de la population alto-séquanaise déclare attendre de la part du conseil général le développement de grands projets départementaux pour renforcer l'attractivité du territoire.
Fort de ces résultats, Nicolas Sarkozy a énoncé, lors de la restitution des états généraux les 20 et 21 janvier 2005  les quatre projets stratégiques sur lesquels il compte axer sa politique dans les années à venir.

Le développement de pôles de compétitivité


Le département des Hauts-de-Seine, fleuron de la recherche publique et privée en Île-de-France, s'impliquera sans réserve dans les trois projets de pôles franciliens que sont le pôle "génie logiciel et systèmes complexes", le pôle "santé et sciences de la vie" et le pôle "image et vie numérique".

Véritables combinaisons d'entreprises, d'unités de recherche et de centres de formation engagés dans des projets innovants, ces pôles ne seront pas délimités aux contours des villes, ni même aux frontières départementales. Leur influence sur le tissu économique et universitaire concernera toutes les villes des Hauts-de-Seine et s'étendra sur les départements limitrophes. Les pôles seront d'intérêt régional et pourquoi pas reliés à d'autres provinces. Aucun territoire des Hauts-de-Seine ne devrait être écarté des retombées économiques et financières qui résulteront des synergies entreprises-recherche.


Dans les Hauts-de-Seine :

* Un pôle autour des métiers de la santé se développe à Fontenay, plus largement au sud du département et de la région Île-de-France (dossier aujourd'hui piloté par le génopôle d'Évry dans l'Essonne).
Fontenay, avec la présence du CEA, présente un intérêt majeur. Le conseil général vient d'ailleurs d'y financer un espace d'accueil pour les entreprises innovantes. En outre, Châtenay-Malabry, avec l'École centrale qui s'intéresse aux technologies de la santé, et surtout la faculté de pharmacie de Paris XI qui a un projet de pharma-technopôle, ne sera pas en reste puisque totalement intégrée à ce vaste développement.
L'idée pour le département est donc de connecter les projets du pharma-technopôle avec le CEA et l'industrie pharmaceutique dans son ensemble dont les Hauts-de-Seine représentent 60 % du potentiel francilien. L'intérêt d'un pôle de compétitivité étant de faire fonctionner structures publiques et privées en réseau dans une logique de proximité.


* La présence de nombreux sièges sociaux d'entreprises de communication à Boulogne, Suresnes, Issy-les-Moulineaux et Levallois induit une réflexion autour d'un pôle "image et vie numérique". En outre, la présence de l'université de Nanterre très tournée vers l'enseignement en ligne, le pôle Léonard de Vinci avec son institut du multimédia ou encore le CNEP à Vanves ne font que renforcer cette logique de développement autour d'un pôle de compétitivité multimédia. Dans ces domaines d'ailleurs, le département se rapproche de Paris et de la Seine-Saint-Denis qui ont de grandes ambitions en termes d'industrie cinématographique et télévisuelle.

L'aménagement de la boucle nord


Principal gisement de réserves foncières du département, ce territoire est un enjeu essentiel en termes de réduction des déséquilibres territoriaux. "Nous devons donc, signale Nicolas Sarkozy, nous affirmer comme chef de file de l'élaboration du plan d'aménagement de ce secteur qui inclut le stade Yves du Manoir et le Port autonome de Gennevilliers".


Le plan d'aménagement de ce secteur

La "boucle des Hauts-de-Seine" couvre 5 communes au nord du département des Hauts-de-Seine que sont Asnières-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne). Progressivement délaissée par l'industrie traditionnelle occupant de vastes emprises, elle a été identifiée par le SDRIF comme un des secteurs de redéveloppement appelés à permettre une meilleure articulation de Paris avec sa banlieue proche et à assurer une valorisation et une restructuration économique et urbaine de la zone centrale de l'Île-de-France. Elle a été désignée comme territoire prioritaire au contrat de plan État-région 2000-2006 afin de corriger ses déséquilibres et de valoriser ses potentialités.

Tirant son unité de sa situation dans un méandre de la Seine, ce territoire est marqué par la présence très active du Port de Gennevilliers (250 entreprises, près de 8 000 emplois, 8 % du trafic marchandises de l'Île-de-France) et constitué de tissus urbains continus et disparates liés à la forte présence d'emprises industrielles souvent fragiles. Il est traditionnellement voué au service de la ville-centre (approvisionnement, stockage, desserte) et accueille donc des activités essentielles pour la région (industrie, transports, logistique).

Son aménagement a pour objectif de :

- renforcer son unité,
- améliorer l'environnement et le cadre de vie,
- mieux intégrer les actuels quartiers sociaux de populations en difficulté,
- confirmer sa vocation économique portuaire, logistique et industrielle tout en favorisant une diversification des activités et de l'habitat dans une perspective de croissance cohérente d'habitat et d'emploi,
- affirmer la Seine comme vecteur de recomposition de l'espace et de création d'un véritable tissu urbain autour des enjeux de plus grande mixité fonctionnelle et sociale, de suppression des carences en espaces verts.

Un contrat intercommunal de projet définissant les enjeux du site a été signé en 1998 entre les 5 communes concernées, l'État et le conseil général conduisant parallèlement une démarche d'intervention forte au titre de la politique de la ville. Le contrat de plan État-région a permis de nouvelles perspectives grâce à la prise en considération de 2 projets de transports en commun (prolongement de la ligne 13 sur Gennevilliers et le prolongement de la ligne de tramway Saint-Denis/Bobigny au titre de la création d'une rocade de moyenne couronne). En outre les communes de la boucle nord ont de très nombreux projets urbains qu'il convient d'appuyer sur le projet de territoire au travers d'une programmation cohérente et partagée.


Lire aussi...

L'article sur la visite de Nicolas Sarkozy au Port de Gennevilliers.
Le dossier "Aménagement du Port de Gennevilliers".

La consolidation de l'avenir du site de La Défense


Atout considérable pour le rayonnement national et international du département, ce site a atteint sa maturité. Le président du conseil général propose de veiller désormais à ce qu'il ne décline pas en confortant la gouvernance du site, en améliorant les performances de la dalle ainsi qu'en préservant la diversité des activités qui s'y déploient.

Zoom sur La Défense...

La Défense est le pôle tertiaire le plus puissant d'Europe. En 2003, sur les trente secteurs d'activité présents à La Défense, seuls 10 totalisent 95 % des surfaces occupées. Il s'agit de la banque/finance, des assurances du secteur du pétrole et de la chimie, et enfin du secteur informatique.

La Défense, c'est 3 600 entreprises dont 14 des 20 premières entreprises nationales et 15 des 50 premières entreprises mondiales. C'est aussi 1 500 sièges sociaux, 150 000 salariés et 40 000 habitants, autant dire un site plus qu'important pour le développement économique des Hauts-de-Seine.

La Défense présente toutefois quelques paradoxes : un volume de transactions en 2003 nettement plus important qu'en 2002 tant sur le plan locatif que sur le marché de l'investissement, mais une offre à un an et un taux de vacance en hausse. Si La Défense bénéficie du recentrage des transactions sur les quartiers d'affaires observés sur l'ensemble de l'Île-de-France, elle est, comme les autres secteurs, confrontée aux conséquences du ralentissement économique sur les libérations d'immeubles de seconde main.

Le déploiement d'un réseau de télécommunications à très haut débit


Ce réseau devrait alimenter les collèges, les lycées, les établissements d'enseignement supérieur et les principales administrations du département. "Ce sera la nouvelle frontière technologique du département que nous nous emploierons à atteindre dans les années à venir avec nos principaux partenaires que sont les communes, la région et les différents opérateurs", déclare Nicolas Sarkozy. En effet, le développement d'un réseau de télécommunications à très haut débit est une condition indéniable de l'attractivité, de la compétitivité et du désenclavement d'un territoire.
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