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DOSSIER
Le numérique et ses usages : une priorité du "92"
Avec 150 000 emplois soit plus de 15% des emplois nationaux dans les Technologies de l'Information et de la Communication, le "92" est au coeur de l'économie numérique.
Au sommaire
THD Seine : 100 % des Hauts-de-Seine en 6 ans
Les premiers déploiements de THD Seine ont débuté. Ce projet permettra d'ici 2015 de rendre raccordable 100 % dudes Hauts-de-Seine en fibre optique, soit plus de 800 000 prises optiques.
Groupement Numéricable-LD Collectivités-Eiffage a été choisi par le conseil général pour la mise en place et l'exploitation d'un réseau départemental à très haut débit accessible à tous les opérateurs et fournisseurs de services. Une filiale du groupement dédiée à la réalisation et l’exploitation de THD Seine a été créée : Sequalum.
Le vendredi 21 décembre 2007, l'assemblée départementale a approuvé le choix du délégataire de service public .
827 900 prises optiques raccordables d'ici 6 ans
Les premiers déploiements de THD Seine ont débuté fin 2009. Ce projet permettra en 6 ans, d'ici 2015, de rendre raccordable 100 % du département en fibre optique (les particuliers comme les immeubles de bureau), soit 827 900 prises optiques.
Les fournisseurs de services pourront ainsi louer les fibres optiques de THD Seine à des tarifs qui leur permettront de proposer aux usagers résidentiels des prix comparables à ceux de l'ADSL actuel et aux PME/ TPE des offres compatibles avec les capacités de ces structures.
Son ambition : hisser les Hauts-de-Seine au niveau des grandes métropoles asiatiques, nord-américaines et des régions en pointe en Europe (Italie du Nord, Scandinavie) en matière d’accès au « Très haut débit ».
L'économie du projet
Le choix du conseil général s'est porté à l'issue d'une procédure publique ouverte et transparente sur l'offre la plus achevée, conforme au cahier des charges, et la plus intéressante du point de vue opérationnel et financier.
La solution que Sequalum va à présent mettre en oeuvre prévoit notamment la réutilisation d'infrastructures existantes tels des fourreaux ou des sites techniques, ce qui permet :
- d'optimiser le plan d'affaire de la société ad hoc (Sequalum)
- de limiter la gêne due aux travaux de déploiement
- de mieux maîtriser le délai de déploiement du réseau.
Les financements
Le coût total prévu du projet THD Seine est de 422 M€ dont 59 M€ de subvention publique apportée par le conseil général. Cette subvention agit donc comme un levier puissant permettant de lever un projet porté à 86 % par des investissements privés au service de la collectivité toute entière.
Les Hauts-de-Seine numériques : un des 4 grands projets
THD Seine s’inscrit également dans une politique globale initiée par Patrick Devedjian dont l’ambition est de faire du département « les Hauts-de-Seine numériques ».
« Nous devons être un acteur majeur de la révolution numérique », soulignait-il en octobre 2009 devant les cadres du conseil général au CNIT de la Défense. « L’installation de ce réseau ferait des Hauts-de-Seine un pionnier de l’innovation en Europe au service des habitants et des entreprises. »
Dans cette perspective, de nouveaux services se développeront en concertation avec les communes mais aussi d’autres partenaires (l’État, la région Île-de-France, etc.). Ils permettront notamment la modernisation des services publics : e-administration, e-éducation...
Le soutien au développement des services et usages numériques
Le conseil général s'est donné pour mission d'agir sur les différents leviers de développement de l’économie numérique afin de renforcer l’attractivité de son territoire.
Objectif : augmenter l'impact du numérique sur la croissance du département
Depuis plusieurs années, le Conseil général a fait le choix de l’innovation et pris le pari de faire des Hauts-de-Seine, à l’échelle européenne, un espace pionnier du numérique.
Il s’investit ainsi aujourd’hui sur plusieurs champs complémentaires :
- autour des infrastructures : projet de déploiement d’un réseau très haut débit sur l’ensemble de son territoire,
- de l’éducation : le programme ENC92 et l’équipement numérique de tous les collèges du département,
- le soutien au développement et à l’innovation dans ce secteur :
> soutien à la R&D des entreprises de Cap Digital et Systém@tic,
> soutien à l’émergence et au développement de projets pilotes de services et usages numériques liés au THD,
> accompagnement à la diffusion des TIC dans les PME,
> accueil des activités numériques...
Soutien au développement des services et usages numériques
Conscient que le déploiement d’une infrastructure dite Fiber To The Home (FTTH) est une condition nécessaire, mais non suffisante, le conseil général souhaite s'inscrire dans une perspective plus globale de développement du secteur numérique sur le territoire, moteur de la création d’emplois et de la croissance dans les services.
►Objectif : anticiper et démultiplier le potentiel de l’infrastructure THD Seine en soutenant le développement des nouveaux usages et services.
L’arrivée du FTTH, qui marque une rupture technologique, apporte : la rapidité de transmission des données (la latence), la capacité de transport très fortement augmentée d’un facteur 100 à 1 000 par rapport à l’ ADSL (c’est la notion de très haut débit) et enfin des flux identiques en entrée et en sortie pour l’usager du réseau (symétrie).
Les futurs usages et services se bâtiront sur ces nouvelles caractéristiques techniques, permettant notamment une plus grande interactivité entre les usagers des réseaux, l’accès facilité à des ressources partagées, la circulation de contenus plus riches, mais également le renforcement du travail collaboratif. Aujourd’hui, cette offre de services reste embryonnaire en France du fait du nombre restreint d’usagers connectés à la fibre optique. Le déploiement du réseau FTTH dans les Hauts-de-Seine ouvrira un nouveau marché de 800 000 foyers et 100 000 entreprises, permettant des tests grandeur nature pour de nouvelles solutions.
L’objectif de la politique de soutien au développement des services et usages est de drainer les investissements des « acteurs traditionnels » des TIC et des nouveaux entrants ; Ceux-ci vont chercher à se développer grâce au numérique et verront dans le territoire alto séquanais un terrain d’implantation très favorable, un terrain d’expérimentation unique ou encore un marché précurseur idéal au lancement d’activités innovantes.
Cette ambition est en phase avec les récentes déclarations de Viviane Reding, Commissaire Européen à la Société de l’Information (Les Echos 25.11.2008), sur l’importance de créer en Europe des centres d’excellence européens dans le domaine des technologies de l’information. L’une des voies préconisées se base sur la constitution de « joint technology initiatives » allant de la recherche et développement aux applications et expérimentations en matière de technologie et d’usages numériques.
► Mobilisation des acteurs
Le conseil général souhaite repérer et mobiliser les acteurs intéressés par le développement et l’expérimentation de projets innovants (publics et/ou privés) sur le marché de masse FTTH (professionnel et grand public).
Objectif : stimuler le foisonnement de services en réseaux, d’usages innovants et de marchés porteurs liés au numériques et au THD sur le territoire alto séquanais.
Il s’agit d’une démarche ciblée qui n’est pas grand public mais professionnelle et s’adresse avant tout aux acteurs qui sont ou s’intéressent au développement des nouveaux services et usages en réseaux.
Aussi, début 2009 sera lancé un appel à manifestation d’intérêts, avec l'idée que tous les acteurs (industriels, acteurs du service, universités, …) au niveau international, aient la possibilité d’indiquer la nature de leurs activités et des projets qu’ils souhaiteraient développer sur le réseau FTTH de fibre optique, couvrant l’intégralité du territoire des Hauts-de-Seine.
Le spectre des possibles est large : services pour les TPE, PME, professionnels, professions libérales ; pour les particuliers à domicile, pour les services publics ; services liés aux loisirs ou à l’éducation, la santé, la culture, la sécurité…
Le conseil général sélectionnera ensuite les projets les plus innovants, prometteurs et les acteurs les plus moteurs pouvant s’inscrire dans une plateforme de projets pilotes. Ceci sur une base de l’analyse quantitative et qualitative des retours de cet appel à manifestation d’intérêts, ainsi que sur des éléments de benchmark national et international.
Avec le soutien de partenaires institutionnels régionaux, nationaux et européens, le Département souhaite se mobiliser pour ces projets, notamment comme partenaire possible d’expérimentations.
Le soutien à l'innovation dans le secteur du numérique
Conscient de l’enjeu du numérique pour l’attractivité de son territoire et le développement de ses acteurs économiques, le Conseil général a souhaité engager une politique volontariste en matière d’accompagnement de cette filière, notamment en soutenant l'innovation.
Objectif : prioriser le soutien à la R&D et à l’innovation dans les PME des filières numériques.
Entre 2005 et 2008, plus de 15 millions d’euros ont ainsi été votés et alloués par le Conseil général en faveur d’acteurs, PME notamment, impliqués dans des projets de R&D portés par les pôles de compétitivité, dont 80% liés aux pôles Cap Digital et Systém@tic. Exemples de projets soutenus : le projet Enéide (définir, concevoir et développer les espaces numérique de travail de demain), le projet HD3D (doter le secteur de la postproduction, des effets spéciaux et de l'image de synthèse, de nouveaux moyens technologiques et de standards techniques), le projet IHS-10 (Interfaces Homme-Système à 10 ans, équipement de réalité virtuelle dédié à la conception des interfaces de l'habitacle de l'automobile), le projet Carriocas (Technologie de réseau ultra haut débit (40GO), qui permettra, entre autres, de visualiser de manière interactive, en temps réel et en haute résolution, des images issues de calculs réalisés à distance sur des ordinateurs super puissants, avec à la clef des gains de compétitivité pour les PME).
Près de 3 ans après le lancement des pôles et alors que la dynamique est maintenant bien engagée, il s’agit de renforcer le partenariat avec les pôles sur les projets liés aux technologies numériques (technologies des télécommunications, nouveaux services et usages aux entreprises et aux particuliers, imagerie médicale, systèmes d’aide à la conduite…).
> Il s’agit tout d’abord d’orienter et d’apporter un soutien départemental à l’innovation et à la R&D dans les PME du secteur numérique, impliquées dans des projets collaboratifs suivants :
- projets de grande envergure, labellisés par les pôles de compétitivité et retenus lors des appels à projets du Fonds Unique Interministériel (FUI). Il s’agit de grands projets très fédérateurs, réunissant une dizaine partenaires et dont le montant total d’investissement dépasse 1,5 M€,
- projets de plateformes technologiques proposant en particulier des équipements et des services de pointe,
- projets de la « petite » R&D, labellisés par des pôles de compétitivité et portés par des PME, associant au moins 2 PME et 1 laboratoire, mais dont le faible coût (investissements inférieurs à 1,5 M€) les rend non éligibles aux appels à projets FUI (co-financement avec fonds européens FEDER).
> Un second axe, inédit est d’associer les pôles Cap Digital et Systém@tic, aux thématiques complémentaires, autour d’un partenariat « plateforme THD Seine ». Celle-ci, pilote, démultipliera le nombre de partenaires privés susceptibles d’y développer des projets des R&D, d’expérimentations et de développement de nouveaux services et usages.
La diffusion des Technologies de l'Information et de la Communication dans les PME
Si les entreprises françaises sont très fortement connectées à Internet par rapport au reste de l’Europe (93.3 % connectées à haut débit) et qu’elles ont une bonne utilisation basique des outils (messagerie..), leurs équipements restent à la fois peu importants et sous-utilisés.
> Equipements TIC : 20 % seulement des investissements des PME en France, contre 50 % aux Etats-Unis.
> Site web : 57 % des PME françaises ont un site web (63 % en Europe). 40 % le réactualisent au mieux une fois par an.
> Vente par Internet : 42 % des PME ayant un site y ont effectué des ventes.
> Progiciel de gestion intégré : cet outil est utilisé par 35 % des PME de 20 à 49 salariés.
> Progiciel de gestion et de relation client : ce système ouvert reste très limité dans les PME (14 % des entreprises de 20 à 49 salariés).
►Objectif : renforcer la compétitivité des PME par l'acquisition d'un équipement des « technologies de l’information et de la communication « (TIC).
L’acquisition d’un équipement TIC revêt un caractère stratégique pour les PME (gains de productivité, innovation, grâce à des processus organisationnels nouveaux qui favorisent l’émergence d’idées nouvelles).
Néanmoins, le lancement d’une telle démarche d’investissement se heurte à différents freins, en particulier pour les PME. Il s’agit en effet à la fois :
- d’un investissement important,
- dont le choix et l’utilisation s’avèrent souvent complexes pour les dirigeants (technologies mal connues et maîtrisées),
- et qui implique des changements organisationnels pour l’entreprise.
Conscient de ces contraintes, le Conseil général souhaite développer un outil complet pour répondre aux besoins des PME :
►Conseil : diagnostic de l’entreprise pour bien délimiter ses besoins, mettre en avant les moyens (acquisition, formation, recrutement..) et procédures (changements organisationnels) qu’elle devra mettre pour l’intégration de l’outil
►Investissement : soutenir l’entreprise dans son acquisition
Le lancement de ce nouveau dispositif est prévu courant 2009. Il s’adressera aux PME des Hauts-de-Seine ayant déjà une utilisation courante des TIC et souhaitant développer leur système informatique. Objectif : améliorer leur gestion, développer un nouveau mode de distribution et de communication et devenir plus compétitives.
Exemples d’outils : Plate-forme de sécurité informatique, solution de voix ou téléphonie sur IP, recours à des solutions en mode hébergé, site web marchand, Extranet, équipement de mobilité....
Collèges : la révolution numérique
Le conseil général met en place l'ENC Hauts-de-Seine, l'environnement numérique des collèges des Hauts-de-Seine. Au programme : réseau internet, classes nomades, tableaux interactifs...
Le programme ENC, un engagement sur cinq ans.
Ce programme vise à doter chaque membre de la communauté éducative d’une plate-forme d’environnement numérique de travail et offre à chaque usager un « bureau virtuel » regroupant les services adaptés à son profil.
Un investissement pour la réussite scolaire
Adopté le 16 février 2007 à l'assemblée départementale, le conseil général développe ce projet ambitieux de 2009 à 2014, avec une enveloppe stable sur cinq ans qui permettra de généraliser un système d’information à disposition des collèges.
Le programme ENC (réseau, équipement, plate-forme ENT) a été estimé à :
- 25 M€ en investissement,
- 28 M€ en fonctionnement.
Le fonctionnement par collège a été estimé à 40 000 euros/an soit 72€ par collégien avec la maintenance des réseaux, le traitement des incidents et l’administration.
Il s’agit d’un investissement départemental qui touche à la fois les volets réussite scolaire, lutte contre l’exclusion et attractivité du territoire, avec l’ambition d’un véritable projet de société.
Pour un collège moyen (500 à 700 élèves), l’investissement annuel a été estimé à un coût de 300 000 euros annuel avec : le câblage de salles de classe, 1 ordinateur par salle, 4 tableaux numériques, 2 classes nomades, 4 chariots multimédias, 2 salles de technologies, 6 ordinateurs au CDI, une plate-forme ENT.
Une mise en oeuvre par étapes
En 2007 et 2008, l'ENT a été expérimenté au sein de 4 collèges volontaires (le collège Romain Rolland à Bagneux, le collège Jean Macé à Clichy, le collège Danton à Levallois et le collège Saint-Exupéry à Meudon).
Pour l'année 2010, ce sont 12 collèges pilotes et volontaires qui sont entrés dans une nouvelle phase du dispositif puis 23 qui se sont ajoutés pour la rentrée scolaire 2011-2012.
Passé le temps de la contractualisation entre l'Etat, les collèges et le Département, ils bénéficieront de façon progressive de tous les moyens et ressources de l'ENC, soit:
- d'une connexion Internet mutualisée
- d'une extension des parcs informatiques
- d'une assistance technique professionnelle
- d'une plateforme d’Environnement Numérique de Travail (ENT)
Une évaluation du déploiement est assurée à chaque étape par le laboratoire Civiic de l’université de Rouen.
Un équipement progressif
Le conseil général des Hauts-de-Seine contribue à la modernisation du système éducatif du département par la mise à disposition d'outils numériques pour les collégiens, les parents, les enseignants, l'administration du collège.
Ce sont près de 130 000 utilisateurs potentiels qui sont concernés.
Il s'agit de proposer un environnement de travail numérique, sécurisé, soutenu par une infrastructure solide avec des équipements innovants. L'objectif est de doter la communauté éducative d'outils performants afin de répondre à des besoins divers aussi bien administratifs que pédagogiques.
Ce plan global d'informatisation comprend actuellement :
- 10 000 postes informatiques
- 127 classes nomades
- 108 tableaux numériques interactifs
- 249 chariots mobiles
- 4 plates-formes logicielles en ligne ENT puis 12 plateformes déployées sur 2010 et 35 pour l'année 2011.
Une mise à disposition d'outils numériques
Les services numériques proposés sont :
- l'accès aux documents pédagogiques numérisés depuis le domicile pour les collégiens,
- la préparation des cours avec le partage des ressources et le suivi des élèves,
- la communication entre les parents et le collège : emplois du temps, notes, absences, devoirs, travaux, stages de leurs enfants,
- la gestion administrative pour les responsables d’établissement.
Ainsi, par exemple, les nouveaux outils TICE sont expérimentés :
- dans six disciplines : langues vivantes, arts plastiques, éducation musicale, éducation physique et sportive, sciences de la vie et de la terre et physique/chimie ;
- avec l'interface acquisition des données (clavier musique MIDI), l'IPOD (pour les langues), l'agenda électronique (EPS), les matériels de numérisation image (arts plastiques).
Le département équipe une classe par an dans chaque discipline, sur l’ensemble des collèges sur quatre ans, en fonction de la motivation et de la compétence de l’équipe d’enseignants dans la discipline concernée. Le budget de l'expérimentation s’élève à 50 000 euros par an.
Economique numérique : usages et nouveaux services
Le projet THD Seine - très haut débit dans les Hauts-de-Seine - va assurer à terme une couverture complète du département. Il s'adresse à 3 publics distincts qui bénéficieront de nouveaux services. Le point sur le sujet.
Au sommaire
Les grandes entreprises
Aujourd’hui, toute entreprise qui souhaite être raccordée en fibres optiques doit, pour l’obtenir, accepter de payer le coût des travaux de raccordement à l’opérateur qui possède un réseau pas trop éloigné de son implantation géographique.
L’enjeu d’une desserte systématique des Hauts-de-Seine est de baisser les coûts de raccordement et de permettre la concurrence entre les opérateurs*.
Les PME et TPE implantées dans le diffus n’utilisent pour des raisons de coûts évidentes que les offres DSL avec les limitations connues liées à l’éloignement du central de France Télécom.
Certaines utilisent même des offres de services télécom destinées au grand public. Or, leurs besoins sont importants et deviennent stratégiques :
- développement du e-Business : ventes et achats en ligne,
- dématérialisation des procédures de gestion (l’ordre des experts-comptables a l’un des programmes les plus avancés) qui porte un enjeu des plus importants : une économie considérable des moyens et coûts de gestion,
- prestation de service technique : administration et sécurité informatique notamment.
Cependant le « consentement à payer » des PME et TPE est conditionné par la baisse du coût des « unités d’œuvre », qui doit être étroitement proportionné au service rendu (ex. 10 € par mois et par PC entretenu).
Une telle baisse des coûts est possible grâce à l’accès à distance, de très hauts débits, fiable et à flux symétrique que permettra l’infrastructure THD Seine. L’enjeu du projet est donc, ici l’ouverture de nouvelles activités telles des plates-formes de services aux TPE, mutualisées et à distance.
* Les coûts d’un réseau télécom peuvent être importants pour une entreprise. Pour prendre le cas des services du Conseil général, la facture annuelle « data » (hors téléphone) est de 700.000 € pour desservir 180 sites de taille variable. Nos appels d’offres successifs n’ont jamais réussi à obtenir plus de deux offres concurrentes (toutes deux appuyées sur la même « boucle locale cuivre » de France Télécom).
Les services publics et particulièrement les établissements d'enseignement
L’accès à des services interactifs utilisant internet est une évolution actuelle lourde. Le conseil général l’a bien anticipé en déployant (en 2004-2007) un réseau interne desservant chaque salle de classe de tous les collèges ; il lance aujourd’hui le programme ENC 92 (environnement numérique des collèges) qui apportera à chacun d’eux un système d’informations desservant la vie scolaire pour l’ensemble de la communauté éducative (enseignants, collégiens, familles).
Le bon fonctionnement et l’évolutivité du système supposent le raccordement en fibre des établissements. Il tirera aussi parti d’une bonne qualité des accès internet à domicile.
Le grand public : desserte du "résidentiel"
Le besoin de débits plus élevés dus à la simultanéité des usages et la nécessité de flux symétriques (émission de données aussi bien que réception) sont une tendance forte de l’évolution d’internet.
Cette évolution est portée par plusieurs usages (« killer applications ») :
- la poussée du Web 2, nouvelles générations de services et d’usages internet, avec le développement de l’interactivité et de la vidéo (sites et blogs individuels, familiaux ou associatifs, podcasting …),
- l’apparition de la TV haute définition, la croissance du « on demand » (programmes au choix du spectateur), et le fait que dans les familles, les équipements informatiques et télévisuels se multiplient et s’individualisent de plus en plus,
- l’émergence de services à la personne, à distance, qui relève encore d’une vision futuriste, apportera notamment des applications sociales pour les situations de handicap et de dépendance. Des usages « sécurité » sont aussi prévisibles.
Financièrement, un abonnement mensuel au THD doit être du même niveau que l’actuel « triple play » ADSL : soit 30 à 40 € TTC par mois.
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