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Le très haut débit dans les Hauts-de-Seine : un projet majeur Initié par le conseil général, le projet THD Seine porte une ambition clé pour le développement de l'économie et l'attractivité du territoire altoséquanais. Notre dossier sur un projet d'envergure.

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Le très haut débit : contexte d'une intervention publique
Pourquoi le conseil général des Hauts-de-Seine porte ce projet et investit des fonds publics ?

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Crédit photo : CG92

 
 

Le haut débit est démocratisé, le très haut débit encore réservé

Le territoire des Hauts-de-Seine bénéficie d'une large couverture xDSL pour les entreprises et le parc résidentiel. De surcroît, l’appétence des foyers pour les usages de l’Internet se traduit déjà par un fort taux de pénétration de l’accès ADSL dans la population. Cependant, l’éligibilité aux services (ex : accès aux offres Triple Play) ainsi que le niveau de qualité de ces services peuvent s'avérer très variables selon la distance de l'abonné à son répartiteur téléphonique de rattachement. De plus, la capacité à émettre des données sur ADSL est très inférieure à la capacité de réception, or le développement de l’interactivité, symbolisée par le Web2.0 requiert plus de symétrie. Ces contraintes disparaissent toutes avec la fibre optique.

Le Département bénificie déjà, il est vrai d’une couverture par des réseaux de fibres optiques d’opérateurs. Il existe en réalité 3 types de réseaux dont les fonctions sont bien différentes :

- les réseaux de transport (inter-villes – autoroutes ou routes nationales des télécoms) ;
- les réseaux de collecte (grands axes métropolitains) ;
- les réseaux de desserte : réseaux capillaires jusqu’à l’abonné.

Les 2 premiers ne desservent pas les abonnés sauf dans des cas limités. Ils n’ont pas la capacité en nombre de fibres ni la conception ad hoc.

Les réseaux de transport, dits longue distance ont été déployés par de nombreux des grands opérateurs et ils traversent le département mais ils ne participent pas à la desserte des abonnés alto séquanais.

Le rôle des réseaux de collecte est de capter et d’acheminer du trafic à partir et vers des noeuds de concentration. Leur capillarité est moyenne. Ces réseaux permettent notamment de raccorder les centraux de France Telecom qui ont permis le dégroupage du DSL. Les principaux opérateurs ont des réseaux de collecte plus ou moins vastes dans les Hauts-de-Seine. Citons en plus le réseau d’initiative publique IRISE du Sipperec.

Les réseaux de desserte (ou boucles locales) permettent de raccorder les abonnés aux nœuds de concentration. Le seul réseau de boucle locale desservant tous les alto séquanais est à ce jour le réseau de lignes téléphoniques en fils de cuivre. L’objectif de THD Seine est de bâtir l’infrastructure qui remplacera ce réseau pour nos besoins futurs. Les réseaux existants de boucle locale en fibres optiques des opérateurs ne couvrent que certaines zones de certaines communes et ne raccordent que des entreprises (grandes entreprises de manière générale). Les principaux réseaux sont ceux de :


- France Télécom,
- SFR (ex Neuf-Cegetel),
- Colt Télécom,
- Completel,
- Verizon,
- Sequantic (DSP Sipperec).

Ainsi, alors que les besoins en débit croissent et que les accès de type xDSL ne suffiront plus à répondre aux besoins dans les années à venir, THD Seine va offrir une solution à tous les opérateurs et fournisseurs de services pour développer et proposer leur offres à l’ensemble de tissu économique alto séquanais. .

 

Connexion au très haut débit : les annonces des opérateurs sur les Hauts-de-Seine

Fort du constat précédent, le projet du Conseil général des Hauts-de-Seine a fait l’objet d’une procédure publique ouverte à tous les acteurs pour l’attribution d’une délégation de service public. Une phase de négociation transparente avec plusieurs candidats a été menée dans ce cadre et a permis de retenir un groupement de sociétés qui s’est à présent engagé à réaliser le projet THD Seine.

Des opérateurs déjà présents sur le marché du haut débit (ADSL) ont annoncé leur ambition de réaliser leurs propres réseaux THD dans les Hauts-de-Seine. Cependant, ces déploiements se limiteront aux zones dont la densité de population et le coût de construction assurent un retour sur investissement conforme à leurs critères propres de rentabilité. Aucune couverture complète du territoire alto séquanais n’est spontanément possible par la seule action du marché.

La densité de population par commune va de 400 hab/km² (Marne la Coquette) à 26 000 hab/km² (Levalloi-Perret). Si l’on exclut ces 2 extrêmes, la densité de population moyenne par commune varie tout de même dans un rapport de 1 à 7. De plus certaines communes limitrophes de Paris, par ailleurs très denses, bénéficient d’un mode de déploiement facilité au travers d’égouts visitables (Levallois-Perret, Boulogne-Billancourt, Neuilly sur Seine).

Le Conseil général a toutefois veillé depuis l’origine de son projet à ce que son intervention n’entrave l’investissement en faveur du FTTH dans les Hauts-de-Seine par des acteurs privés qui feraient ce choix. THD Seine respecte en cela les principes de concurrence par les infrastructures.


Remis à jour le 30 septembre 2009

 

THD Seine : La société de projet Sequalum va "fibrer" les Hauts-de-Seine
Le conseil général a choisi, vendredi 21 décembre 2007, un consortium réunissant le câblo-opérateur Numéricable, le groupe de BTP Eiffage et LD Collectivités (Neuf Cégétel) pour raccorder, d’ici à 2013, l’ensemble des foyers et des entreprises des Hauts-de-Seine à la fibre optique. Un projet unique en Europe capital pour l’attractivité du département.

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Conférence de presse THD92 : Patrick Devedjian et Jean-Jacques Guillet (Crédit Photo : O. Ravoire/ CG92)

L’internet à très haut débit permet de profiter de services très gourmands en bande passante comme la vidéo à la demande ou la télévision haute définition. Il devrait aussi « booster » le télétravail, le téléenseignement et l’e-administration.

 

Le département des Hauts-de-Seine sera donc à l’horizon 2013 le premier territoire de cette ampleur en Europe à être couvert en très haut débit. À partir de l’été prochain et en deux vagues de trente-six mois, c’est effet la totalité des foyers, des entreprises, des institutions et des écoles qui seront desservis par ce réseau départemental de service public qui aura nécessité la pose de quelque 827 900 prises. Selon un principe comparable à celui de la distribution d’eau, le groupement mené par Numéricable a obtenu une concession de 25 ans : à son terme le réseau sera restitué au Département. Numericable qui table sur un bénéfice d’exploitation dès la cinquième année devra appliquer « un prix identique en tout point du territoire » . Selon les prévisions des services techniques du conseil général, l’offre de base devrait être comparable à celle exigée actuellement pour l’offre triple play de l’ADSL soit environ 29,90 €.

Une réelle concurrence
Car le projet du conseil général n’est pas de créer un monopole mais bien d’« organiser les conditions d’une véritable concurrence », ce qui n’a pas manqué de susciter l’ire de certains opérateurs (lire ci-dessous). Le cahier des charges interdit en effet à l’exploitant du réseau de proposer directement des services aux consommateurs. La société ad hoc créée par le consortium Numericable devra donc « vendre des capacités à d’autres opérateurs tels que Free, Alice ou Orange ».
Singulièrement c’est précisément ce que beaucoup d’anti-libéraux proclamés reprochent au projet de réseau départemental. Un paradoxe qui n’a pas échappé aux élus de la majorité départementale.

« Contrairement à l’ADSL qui se greffe sur un réseau existant – en l’occurrence le réseau cuivre de France Télécom dégroupé par la loi – la fibre optique implique de construire, explique le président du conseil général, Patrick Devedjian. Les opérateurs sont donc logiquement tentés de privilégier les zones immédiatement rentables avec le risque de créer des « zones blanches » durables. L’objectif de notre dispositif est de permettre que tout le monde soit « fibré » dans les délais les plus brefs y compris l’habitat pavillonnaire ». C’est ce qui justifie dans la délégation de service publique accordée à Numéricable, l’octroi d’une subvention de 59 millions d’€. « Mais celle-ci ne porte que sur les zones déficitaires, précise Patrick Devedjian. Il n’est pas question des autres où s’exerce la concurrence ». Le coût total du projet est lui, estimé à 422 millions d’€ soit un financement porté à 86 % par le secteur privé…

Ouvert à tous
À ce débat sur les risques de laisser faire le marché, s’ajoute une considération technique importante : les opérateurs actuels n’utilisent pas tous la même technologie comme cela a pu être le cas autrefois pour, par exemple, la vidéo au début du magnétoscope. La conséquence est de voir se développer des « monopoles d’immeubles » certains recourant au « point-à-point », d’autres au « point-à-multipoint ». Une situation qui suscite d’ailleurs aujourd’hui, l’inquiétude des syndics. « Seul un réseau ouvert comme le nôtre peut garantir au consommateur la possibilité de choisir mais aussi de changer d’opérateur à sa guise, explique Jean-Jacques Guillet qui a porté le projet pendant deux ans au conseil général.
Très concrètement, le réseau neutre départemental de service public déroulera 2 600 kilomètres de fibre optique dans les Hauts-de-Seine. Il permettra l’accès à des services nouveaux – à commencer par la télévision haute définition – dont l’impact sur la société est sans doute difficilement envisageable aujourd’hui, au point que certains évoquent une seconde révolution numérique.

 

THD Seine : la Commission européenne approuve le projet du conseil général
L’objectif est de déployer dans l'intégralité du département des Hauts-de-Seine un réseau à très haut débit ouvert à tous les opérateurs de service d'ici six ans.

fibre optique, numérique économie

ACOME

(ACOME)

 

La Commission européenne a approuvé le 28 septembre le cofinancement public du déploiement d'une infrastructure de très haut débit, couvrant l'intégralité du territoire des Hauts-de-Seine, y compris les zones non rentables. « Avec cette décision, le département des Hauts-de-Seine va devenir le premier territoire français important à bénéficier du très haut débit. C’est un atout considérable tant sur le plan économique que dans la fourniture à nos concitoyens de nouveaux services innovants », a déclaré Patrick Devedjian.
La Commission a conclu que les 59 M€ de fonds publics serviront à compenser des coûts afférents au respect des obligations d'un service d’intérêt économique général, imposées suite à un appel d'offres ouvert et transparent, et ne constituaient donc pas une aide. « Ce projet va mobiliser 422 M€, dont 59 à charge du département des Hauts-de-Seine, et ce uniquement pour couvrir les zones non rentables », a souligné le président du conseil général.

 

Concurrence à tous les niveaux

Selon la Commission, le délégataire de service public qui a été choisi au terme d’une procédure de publicité et de mise en concurrence aura un statut « d’opérateur des opérateurs » et n'aura pas la faculté de traiter directement avec ou de vendre des services aux usagers finaux. La location de « fibre noire » (une fibre optique commercialisée et posée mais non raccordée à des équipements actifs) permettra une véritable concurrence à tous les niveaux (lire à ce sujet l'interview de Stephane Lelux,PDG de Tactis).
La réalisation et la gestion de cette infrastructure sont mises en place dans le cadre d’une délégation de service public sous forme de concession pour une période de 25 ans. L’assemblée départementale avait approuvé le 21 décembre 2007 le choix du groupement Numéricable-LD Collectivités-Eiffage pour réaliser cet équipement.
Par la mise en concurrence des fournisseurs de service sur un réseau unique, neutre et ouvert, THD Seine doit permettre de proposer à tous les usagers du « 92 » le très haut débit à des prix comparables à ceux de l’ADSL actuel. Avec ce dispositif, chacun sera libre de choisir son opérateur. « Ceci va stimuler davantage la concurrence et la fourniture de nouveaux services innovants au profit de tous les citoyens du département », a confirmé Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la Concurrence.

 

827 900 prises

D’ici la fin de l’année, les premiers déploiements seront effectués et courant 2010, les premiers abonnés enregistrés. Dans trois ans, 50 % des foyers et entreprises alto-séquanais seront raccordables et 100 % des collèges et lycées.
Le déploiement du réseau s’étendra sur six ans et comportera à terme 827 900 prises dont tous les Alto-Séquanais pourront bénéficier. Cette technologie doit permettre, entre autres, la modernisation des services publics : e-administration, e-éducation, et favoriser l’essor des nouvelles applications auprès des entreprises et des particuliers.

 

Qu'est-ce que le très haut débit ?
Découvrez les notions de "connexion permanente" et de "niveau de débit", ainsi que les différentes technologies ADSL.

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Lorsque l'on évoque les technologies du haut débit, il convient de distinguer deux notions fondamentales :

* La notion de connexion permanente, qui se définit par la possibilité pour l'utilisateur de bénéficier en permanence du réseau.

* La notion de niveau de débit qui mesure les capacités de bande passante mises à disposition des usagers d'une infrastructure (analogie de la route vers l'autoroute).

Qu'entend-on par "débit" ?

Le débit est une quantité d'informations qui circule par unité de temps. Il se mesure en bits par seconde (bit/s), en kilobits par seconde (kbit/s) ou en mégabits par seconde (Mbit/s).


Le fait déclencheur du développement du haut débit (près de 8 millions de foyers français connectés en septembre 2005) est l'arrivée dans les années 90 de technologies de "marché de masse" permettant la connexion permanente à internet (accès par le câble TV ou ADSL par le réseau téléphonique).

 

Les différentes technologies DSL

Qu'est-ce que l'ADSL ?

Le mot ADSL signifie "Asymmetric Digital Subscriber Line" ou en français "ligne d'abonnés numérique à débit asymétrique" ou encore "raccordement numérique asymétrique".
En fait l'ADSL n'est pas une technologie en soi, mais est une des technologies DSL.
Il existe plusieurs types de technologies DSL dont :

* SDSL (ligne d'abonnés numérique à débit symétrique)
* RADSL (ligne d'abonnés numérique à débit adaptable)
* VDSL (Very Hight Bit-rate DSL)
* ADSL2+ (débit plus rapide que l'ADSL)

On emploie le terme d'asymétrique car le débit descendant (téléchargement) est plus important que le débit ascendant (upload).
Avec la même ligne, les deux types de débit circulent sur le réseau. Les lignes téléphoniques normales utilisent un spectre de fréquence permettant de transporter la voix.
L'ADSL utilise la partie non utilisée du spectre des fréquences pour véhiculer les données. Ces technologies ne sont pas sans contraintes : des filtres disposés le long du réseau téléphonique atténuent le signal.


Les télécommunications sont un secteur où l'offre crée la demande. Ces dernières années, la modification du comportement des usagers (téléphonie sur internet, échanges de photos numériques...) est liée à ces nouvelles offres intégrant des débits de plus en plus forts.
Le niveau des débits impacte donc directement la nature des services consommés et ainsi le besoin des usagers.

Une offre de très haut débit commence donc aux alentours de 100 Mbit/s symétrique, à comparer aux meilleures performances de la technologie DSL sur cuivre (quelques dizaines de Mbit/s "asymétrique" sur une distance de 500 mètres environ, 16 Mbit/s « asymétrique » sur une distance de 1 500 m environ, 0,5 Mbit/s « asymétrique » sur une distance de 5 000 m environ…).
La technologie DSL sur cuivre subit des affaiblissements très sensibles sur plusieurs kilomètres qui entraînent de fortes disparités de desserte entre utilisateurs.
 

La modification des usages

Au-delà du débit, une autre évolution majeure est à prendre en compte : l’usager passe progressivement du rôle de spectateur au rôle d’acteur. Cette évolution nécessite de reconfigurer les réseaux télécoms pour passer d’offres de débits « asymétriques » à des offres de débits « symétriques » de façon à offrir un meilleur débit montant (allant de l’usager vers le réseau).

Le modèle des réseaux de données grand public est marqué historiquement par la télématique (Minitel) : l’usager n’émettait que quelques requêtes de faible volume (frappe sur un clavier) et recevait toute l’information de serveurs (d’où asymétrie de débits émission/réception).

Désormais l’internaute devient acteur du réseau, du contenu et des services : il émet de plus en plus d’informations. L’équilibre devient progressivement la nouvelle règle.
Actuellement, les nouvelles applications et les nouveaux services qui tendent vers une symétrie des flux sont les suivants :

* Visioconférence
* Télésurveillance, hospitalisation à domicile avec télédiagnostic
* Formation continue à distance
* Cours de soutien à distance pour les scolaires
* Téléphonie sur IP
* Diffusion de fichiers photo numériques
* Diffusion de vidéos numériques
* Sauvegarde de données sur un serveur distant pour les particuliers comme les entreprises (TPE, PME…)
* Développement des échanges « peer to peer » nés avec les échanges musicaux MP3 (souvent au départ copiés…) mais qui, en se généralisant, se normalisent pour toutes formes d’échanges de documents privés autorisés
 

Mutation : du cuivre... à la fibre optique
Les technologies "cuivre" arrivent, à moyenne échéance, à une saturation en termes de débits offerts aux utilisateurs finaux.

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La première génération des réseaux de connexion permanente a fait la part belle aux technologies basées sur le cuivre :
- réseau ADSL sur les paires torsadées de cuivre du réseau téléphonique
- réseau internet sur le câble qui utilise le coaxial en cuivre de la distribution TV.
Les technologies "cuivre" arrivent cependant, à moyenne échéance, à une saturation en termes de débits offerts aux utilisateurs finaux.

C'est pourquoi, il est important de rapprocher la fibre optique des utilisateurs finaux sans substituer totalement le cuivre. Ce dernier bénéficie sur de très courtes distances d'avantages compétitifs indéniables.

En effet, face aux insuffisances techniques du cuivre, la fibre optique se révèle être une évolution nécessaire pour le développement du marché très haut débit.

 Fibres optiques 1 Qu'est-ce que la fibre optique ?

La fibre optique est une technologie récente (1948) qui a émergé réellement à partir des années 80.
C'est un type de câblage réservé aux réseaux hauts débits (jusqu'à 1 Gbit/s). La fibre optique envoie des données numériques sous la forme d'impulsions modulées de lumière.
(Source : Ascomedia)

Les technologies de l'optique représentent un saut technologique durable pour les télécoms puisqu'elles consacrent le passage de l'électronique à la photonique.

* La fibre est totalement insensible aux perturbations et ne génère aucune pollution radioélectrique.
* La fibre dispose d'une capacité de transport quasi illimitée en permanente évolution grâce aux équipements photoniques (plusieurs milliers à millions de fois plus puissante que les réseaux de cuivre téléphoniques).


 

Développement de la fibre à l'abonné : le retard français
Le marché de l'ADSL s'est fortement développé, principalement sous l'impulsion de la concurrence permise par le partage des infrastructures de cuivre téléphonique de France Télécom (dégroupage).

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 Boucle locale et dégroupage : qu'est-ce que ça signifie ?

Si vous vous posez des questions concernant le fonctionnement et la mise en place de zones dégroupées, voici un article de fond explicite qui pourrait vous aider à comprendre ce secteur en France.
Qu’est-ce que la boucle locale ?
En quoi consiste le dégroupage de la boucle locale ? 
Les réponses sur le site JournalduNet.

L'enjeu désormais porte sur la modernisation du réseau de desserte des usagers, avec son passage du cuivre à la fibre optique.

Or, les opérateurs télécoms qui pourraient investir dans la desserte optique ne veulent le faire que dans l'hypothèse d'une exclusivité sur leurs propres infrastructures. Le réseau de cuivre téléphonique s'était déployé dans un contexte monopolistique durant plusieurs décennies. Cela permettait à l'État (DGT), puis ensuite à France Télécom, d'assurer l'amortissement de ces investissements lourds avant l'ouverture à la concurrence au cours des années 1990.

Pour moderniser la terminaison du réseau en passant à la fibre optique, plusieurs notions se confrontent :

*  Assurer un investissement lourd impliquant un amortissement sur le long terme.
*  Permettre à la concurrence de s'exprimer pour assurer la dynamique et l'innovation indispensables au développement des usages.

France Télécom seul pourrait envisager de réaliser les investissements de desserte optique, car il ne serait pas soumis à l'obligation de dégroupage qui concerne seulement le réseau cuivre téléphonique !
La mutation vers l'optique irait ainsi naturellement de pair avec un affaiblissement de la concurrence, recette qui avait assuré le succès de la technologie DSL.

C'est pourquoi, le rôle de la puissance publique (nationale ou locale) est de plus en plus remis au centre des investissements pour permettre la modernisation des réseaux, sans perdre les bénéfices d'une ouverture large à la concurrence.
 

Le très haut débit en image
D'un seul coup d'oeil, découvrez les avantages du très haut débit comparé à l'ADSL classique.

 

 

Site Internet du conseil général des Hauts-de-Seine

www.hauts-de-seine.net est un site du conseil général des Hauts-de-Seine