THD Seine : les perspectives de déploiement
L’ambition du conseil général est de faire des Hauts-de-Seine un espace pionnier du numérique, à l'échelle européenne.
L’aménagement numérique du territoire en THD -très haut débit - est nécessaire au soutien de l’attractivité du territoire.
Une nouvelle économie de marché
L’économie numérique est l’un des moteurs principaux de la croissance, des emplois et du pouvoir d’achat de demain. Ici, les Hauts-de-Seine ont un rôle d’entraînement à jouer, celui qui est le leur depuis 40 ans dans l’économie française et européenne.
Plus de 120 000 emplois dans le département sont directement liés aux technologies de l’information et de la communication. On estime qu'environ 50 % de la croissance européenne est tirée par les Technologies de l’Information et de la Communication.
En parallèle, une nouvelle vague du numérique arrive aujourd’hui, celle de l’Internet à très haut débit, portée par l’image et la vidéo.
Elle va apporter une foison de services innovants : services à la personne, e-commerce, télévision haute définition, blogs personnels et associatifs (avec partage de photos et vidéo), plates-formes de services dédiées aux PME/TPE... mutualisant les prestations par un faible coût d’unité d’œuvre, assistance à domicile, télétravail et bien d'autres encore.
Derrière cette évolution technologique se profile un nouveau type de services et d’usages où l’internaute passe de spectateur à acteur.
La symétrie des échanges est désormais possible grâce à l’arrivée de la fibre optique jusqu’au foyer et aux petites entreprises qui permettra des performances de 5 à 200 fois supérieures à ce que l’ADSL sur fil de cuivre peut apporter (selon la distance à laquelle se trouve un abonné du central de FT), cela n'étant pas une limite mais un point de départ.
* L'internaute disposera de 200 fois le débit en réception si son accès DSL lui donnait 500kbit/s (5 fois le débit de réception ADSL si celui-ci était de 20 Mbit/s - débit maximum).
Une ouverture des réseaux et de la concurrence des services
Le « boom » de l’Internet en France, et de l’ADSL, a montré les vertus de la concurrence. Il importe que la nouvelle génération technique – celle de la fibre optique – pérennise ce modèle :
- concurrence des services,
- libre choix du fournisseur par les usagers,
- offre croissante de performance et d’innovation,
- compétitivité des tarifs aux usagers (foyers et entreprises).
Pour atteindre chaque foyer alto-séquanais, la fibre doit raccorder tous les immeubles et les desservir en interne. Cette infrastructure n’existe pas aujourd’hui et elle demande des investissements élevés, difficiles à rentabiliser.
Le projet des Hauts-de-Seine est de déployer une infrastructure de fibre optique, mutualisée et ouverte à tous les opérateurs, neutre par rapport à leurs choix techniques et parfaitement concurrentielle.
D’ici 6 ans, cette infrastructure de fibre desservira aux mêmes conditions tarifaires tous les immeubles, tous les quartiers dans toutes les communes du département. Cette action volontariste permettra d’éviter que se reproduise la fracture qui existe aujourd’hui avec les réseaux câblés qui, après plus de 20 ans, même dans les Hauts-de-Seine, ont délaissé des communes entières et de nombreux quartiers (20 à 25% de l’habitat de certaines communes).