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Les centres de planification et d'éducation familiale : les CPEF
Lieux d'accueil et d'écoute, ils vous proposent une expertise professionnelle sur la sexualité, le couple ou encore les problématiques gynécologiques.
Les centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF) répondent à une mission légale du département.
Les Hauts-de-Seine comptent 32 centres : 6 sont gérés par le département et les 26 autres par les mairies, les hôpitaux ou des associations.
Ce que propose un centre de planification et d'éducation familiale
- Les CPEF sont tout d'abord un lieu d'échanges où l'on peut tout dire sans crainte d'être jugé. Les professionnels répondent à toutes les questions touchant la relation amoureuse la sexualité. Ils proposent des informations autour de l'éducation familiale, comme par exemple une préparation à la vie de couple, au rôle de parent grâce à des entretiens de conseil familial et conjugal.
- La prévention est aussi une priorité, car parler de sexualité, ce n'est pas seulement faire passer un message du type "mettez des préservatifs". Il s'agit de construire les bases d'un véritable échange et d'entreprendre un travail d'accompagnement.
Les équipes des CPEF offrent une écoute attentive et assument le rôle de relais avec les différents professionnels : services éducatifs, protection de l'enfance, services de psychiatrie...
- La mission d'éducation à la santé passe notamment par le dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles - IST dont le VIH.
C'est occasion de sensibiliser les jeunes au respect de son corps, message dont la pertinence prend toute son ampleur auprès des jeunes filles qui souhaiteront un jour devenir mère ou celles qui sont effrayées par l'examen gynécologique préalable à la délivrance de la pilule par exemple.
Les centres garantissent confidentialité et gratuité. Ainsi, les mineurs qui souhaitent garder le secret sur leur vie intime peuvent obtenir gratuitement, sans autorisation de leurs parents, la prescription d'un produit contraceptif ou de la pilule du lendemain.
Les consultations et les prescriptions sont également gratuites pour toute personne sans couverture sociale personnelle.
Un travail de proximité
Les professionnels de CPEF s'emploient à donner du temps par un accueil simple, sans formalités, et personnalisé pour les jeunes, mais aussi pour les adultes :
> une mère qui s'interroge sur la sexualité de sa fille,
> une femme victime de violences conjugales,
> une mère de grands enfants apprenant une nouvelle grossesse,
> un couple découvrant la vie commune au moment de la retraite.
La sexualité n'est pas qu'une question de biologie, c'est la personnalité tout entière avec son histoire et sa vie imaginaire qui est mobilisée.
L'écoute chaleureuse est prioritaire mais elle n'est pas que silence. Il est important de montrer, par des questions non intrusives, que l'on est attentif non seulement au corps mais aux soucis familiaux, relationnels, aux études, au travail ou à l'absence d'emploi.
Il est parfois question de rassurer l'adolescent inquiet par rapport aux transformations que subit son corps. On peut aussi l'aider à développer sa confiance en lui, en abordant par exemple la question des obstacles à l'utilisation du préservatif.
D'autre part, certaines souffrances s'expriment parfois par le corps car elles n'arrivent pas à s'exprimer avec des mots. Aussi pouvoir parler de son mal être et parfois même de ses idées suicidaires permet de dédramatiser une situation et de découvrir une réalité pleine d'avenir.
Les CPEF : bilan 2010
Le département a consacré en 2010, 877 232 euros pour la planification et l’éducation familiale.
2 154 séances de consultation ont permis d’accueillir 10 437 personnes dont 1 766 mineurs. 15 077 examens médicaux ont été pratiqués.
Les actions d’information et de conseil ont eu lieu dans le cadre de près de 8 806 entretiens individuels.
En groupe, 401 séances réunissant près de 7 600 participants ont permis l’information et des échanges afin d’aborder les problèmes relationnels et sexuels.
Campagnes d'éducation à la vie relationnelle et sexuelle
Les équipes des CPEF peuvent intervenir, à la demande, dans les établissements scolaires, les foyers de jeunes travailleurs, les missions locales, les associations...
En collaboration avec l'Éducation nationale, la CPAM, et CAP SANTE, les CPEF participent notamment à la campagne d'éducation à la vie relationnelle et sexuelle qui s'adresse aux collégiens en classe de 4e et de 3e.
L'objectif est :
- de permettre aux jeunes de mieux vivre les bouleversements de l'adolescence, dans leur corps et dans leur relation aux autres,
- d'aborder toutes les questions qu'ils peuvent se poser
- de comprendre la richesse de l'autre (sexe) et donc de prévenir, par exemple, les rapports sexuels forcés, les grossesses non désirées et les violences faites à autrui.
Les interventions s'articulent autour de trois axes pédagogiques :
- écouter et faire émerger la parole des jeunes (neutralité, confidentialité, respect de la parole et de l'intimité) ;
- faire réfléchir aux différentes dimensions de la sexualité (physique, affective et sociale), sur le sens des mots, le sentiment amoureux, etc ;
- informer, par exemple sur le cadre de la loi, sur des données biologiques, les moyens de prévention, les lieux d'information, d'écoute et de soin.
Lors de l'année scolaire 2009-2010, dans les Hauts-de-Seine, les interventions auprès des classes de 4e ont concerné les collèges de 14 communes et de 13 communes pour les classes de 3e.
L'éducation à la vie
Cette campagne a pour objectif principal de permettre aux jeunes de mieux vivre leur adolescence dans leur corps et leur relation aux autres. Elle s'adresse aux collégiens de 13 à 16 ans (en 4e ou en SEGPA).
Après avoir débuté de façon expérimentale en 1998, en s'adressant à 5 collèges, elle se développe depuis et touche maintenant 25 établissements. Elle est réalisée de façon partenariale par l'Éducation nationale (service médico-social), la CPAM, CAP SANTE et les centres de planification et d'éducation familiale (ou la PMI).
Les thèmes abordés dans cette campagne sont aussi bien des informations sur le sida et les moyens de contraception, que la dimension relationnelle et affective de la sexualité.
Mise à jour le 03/11/2011
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