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Les collégiens face aux dangers de la route
À l’occasion de la 10e édition de la caravane de la sécurité routière, organisée par le conseil général, Patrick Devedjian s’est rendu, mardi 22 novembre, à la cité scolaire Rabelais à Meudon.

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CG92/OLIVIER RAVOIRE

Patrick Devedjian a découvert l'exposition qui sera présentée dans une quarantaine de collèges cette année.

 

Gilet jaune et casque obligatoires pour le premier atelier : un parcours à vélo avec un slalom à effectuer, une planche à traverser, un ballon à attraper pour marquer un panier avant de freiner pour faire tomber une première barre mais surtout pas la seconde. Sur le terrain de sport transformé en piste cyclable, certains collégiens sont plus à l’aise que d’autres. « Faites attention aux feuilles qui risquent de vous faire glisser, rappelle le moniteur. Et surtout, regardez au loin, pas par terre. »
La circulation à vélo est un des neuf ateliers proposés par le conseil général aux collèges dans le cadre de la caravane de la sécurité routière, une opération menée depuis dix ans. L’établissement choisit également les classes bénéficiaires. À Meudon, ce jour-là, ce sont les 5e. Les six classes vont participer à tour de rôle à quatre ateliers : la circulation à vélo donc, l’initiation aux premiers secours et deux ateliers obligatoires, l’analyse d’accidents et une exposition sur la circulation routière. Il s’agit de dix portraits de jeunes ayant récemment été victimes d’accidents, accompagnés de leurs témoignages.

 

Un témoignage choc

Dans une salle de classe les collégiens découvrent la photo de Ségolène, née le 28 septembre 1992. En petits groupes, ils imaginent ce qui lui est arrivé. « Voiture », « verglas », « feu grillé » sont des mots qui reviennent souvent. Dans la moitié des scénarios, les élèves pensent qu’elle était en scooter. C’est, en effet, la bonne hypothèse. Exceptionnellement, Ségolène est venue à la cité Rabelais raconter son histoire. 


Ségolène a eu un très grave accident de scooter il y a un peu plus d'un an (CG 92/O. Ravoire).

« Un matin, je partais en cours. J’avais attaché mon casque et je roulais prudemment. J’ai freiné à un carrefour pour laisser passer une voiture qui avait la priorité. Le sol était trempé. Mon scooter a dérapé. Il n’y a pas eu d’impact avec la voiture. Mais mon casque qui était trop grand s’est enlevé. Mon crâne a tapé l’angle du trottoir. » La jeune fille, alors âgée de 18 ans, est placée en coma artificiel, fait deux arrêts cardiaques. « Les chirurgiens m’ont retiré un quart de la boîte crânienne pour décompresser les hématomes au cerveau », poursuit-elle. C’était en octobre l’année dernière. Ségolène passera plus de six mois à l’hôpital. « Je reviens de très loin. J’ai dû réapprendre à marcher, à parler. Aujourd'hui, j’ai repris mes études en école de commerce et j’arrive presque à suivre l’emploi du temps normal. Si mon témoignage peut permettre que ça n’arrive pas à d’autres… »

 

Un public vulnérable

Après le passage de la caravane de la sécurité routière, l’exposition restera une à deux semaines dans le CDI de l’établissement. Au total cette année, elle sera présentée dans une quarantaine de collèges des Hauts-de-Seine. « Faire de la prévention routière auprès des collégiens n’est pas une compétence obligatoire du conseil général. Mais c’est notre devoir, a souligné Patrick Devedjian. Les 11-15 ans représentent 6 % de la population des Hauts-de-Seine, mais 12 % des accidents à pied et 14 % des accidents à vélo. Les 14-17 ans représentent 4 % de la population mais 7 % des usagers de deux-roues motorisés victimes d’accidents corporels. Ce n’est pas normal. Il faut les sensibiliser. Faire en sorte qu’ils aient les bons réflexes, qu’ils évitent de faire des erreurs sur la route et qu’ils soient aussi capables d’anticiper les erreurs des autres. »
L’an dernier, 26 établissements du département ont accueilli la caravane de la sécurité routière, soit 4 700 collégiens sensibilisés aux dangers de la route.

 

Notre reportage vidéo

 

Mise à jour le 22/11/2011

En savoir Plus

Les actions du conseil général en matière de sécurité routière : 

- La sécurité des enfants en voiture : la PMI sensibilise les parents
30 à 40 % des enfants sont mal attachés en voiture : une des causes principales de la mortalité infantile dans les accidents de la circulation. C'est pourquoi les centres de protection maternelle et infantile (PMI) se sont engagés dans une campagne de prévention.

- Le département s'engage pour réduire le nombre d'accidents

- À vélo en toute sécurité : la plaquette éditée par le conseil général

- Les chiffres de l'accidentologie dans les Hauts-de-Seine

Site Internet du conseil général des Hauts-de-Seine

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