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Le conseil général va réorganiser les CIO
Le nombre de centres d’information et d’orientation à gestion départementale va passer de 12 à 8. Objectif : une organisation plus rationnelle. Explications.
CG92/JEAN-LUC DOLMAIRE
(CG 92/Jean-Luc Dolmaire)
La situation actuelle
Douze CIO existent dans le département, onze à gestion départementale (pour les locaux, le personnel étant à la charge de l'État) et un à gestion complète de l’État (Gennevilliers).
La majorité des CIO sont installés dans des locaux municipaux ou des locaux loués à des bailleurs privés.
Quelles sont les limites de cette organisation ?
Le département est confronté à deux contraintes fortes depuis plusieurs années : la volonté des villes de reprendre les locaux occupés par les CIO imposant au département de les reloger et le prix très élevé des loyers des bailleurs privés.
Que veut le conseil général ?
Le département a opté pour l'implantation des CIO au sein des collèges publics lorsque l’opportunité d’une reconstruction ou d'une restructuration lourde le permet (locaux distincts, entrée spécifique).
« Cette décision, outre qu'elle permet une rationalisation des coûts, garantit le maintien de la proximité des CIO avec leur public cible (les scolaires) sans écarter le public adulte dans la mesure où est prévu un accès séparé et indépendant de celui du collège », explique Isabelle Balkany, vice-présidente chargée des Affaires scolaires.
Pour mettre au point cette stratégie, une concertation a eu lieu entre le département et l'Éducation nationale.
Quel est le point de vue de l’académie ?
Du point de vue de l’académie, les constats et objectifs sont les suivants.
- Par comparaison avec d’autres départements d’Île-de-France, il y a trop de CIO dans les Hauts-de-Seine. Il convient donc, comme cela a déjà été fait dans le Val-d'Oise, de mener une politique de regroupement des CIO et de revoir la répartition de l’offre sur le plan géographique.
- Les CIO trop petits (quatre conseillers) ne sont pas performants et il est bénéfique d’avoir des équipes plus étoffées, viables et optimisées.
- Il est nécessaire de disposer en termes d’ouverture d’une amplitude plus large et plus adéquate aux besoins des usagers, scolaires, mais aussi adultes.
Par ailleurs, les services académiques constatent une baisse de fréquentation des CIO en raison d’un changement des usages : impact d’internet, développement des espaces numériques de travail…
Quelle est la politique mise en place ?
« À la suite de ces constats, qui rejoignent tout ou partie de ceux du département, la décision a été prise de diminuer le nombre de CIO dans le 92 de 12 à 8 en gestion départementale, auxquels s'ajoute toujours celui à gestion de l'État de Gennevilliers », précise Isabelle Balkany.
Cinq CIO ont déjà été intégrés dans des collèges par le conseil général, à Asnières, Colombes, Montrouge, Puteaux et Rueil. Trois autres seront intégrés, à Antony, Boulogne et Clamart.
« Cette répartition géographique sera cohérente. La gestion des locaux et frais est assurée par les collèges, leur subvention étant réajustée par le conseil général. »
Fermeront donc les CIO de Courbevoie (fin de bail 31 août 2011), de Nanterre (fin de bail au 1er novembre 2011) et de Meudon (le 31 août 2011).
« Réorganisation rationnelle »
« Il ne s'agit donc pas, comme indiqué dans les différents tracts et courriers circulant ces derniers temps, d'une disparition des CIO, mais d'une réorganisation rationnelle que j'avais entamée avec l'accord de Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général, et qui voit maintenant son aboutissement », souligne Mme Balkany.
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