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De nouvelles rames pour le RER A
Nicolas Sarkozy a assisté, lundi 5 décembre 2011 à La Défense, à la mise en service de la première rame MI09, le nouveau train à deux étages de la ligne A du RER.
RATP - Denis Sutton
Créée en 1969, la ligne A du RER traverse d’est en ouest 75 communes de banlieue et onze arrondissements parisiens. Première ligne européenne, en terme de trafic ferroviaire urbain, elle transporte plus d’un million de passagers certains jours. Le trafic a augmenté de 20 % en dix ans pour atteindre 290 millions de voyageurs l’an dernier. « Dès 2008, le besoin d’un accroissement des capacités de transport était tout à fait évident, a rappelé Nicolas Sarkozy lors de son discours au Cnit, dans la mesure où la fréquence des trains ne pouvait plus être accrue sur le tronçon principal où circule d’ores et déjà un train toutes les deux minutes aux heures de pointe. »

(CG 92/O. Ravoire)
Trois ans plus tard, les premières rames de nouvelle génération sont mises en service. 50 % de capacité en plus, des portes de deux mètres et des espaces plus larges pour faciliter les montées et descentes, 34 places pour les personnes handicapées, les MI09 bénéficient également de nouveaux équipements : ventilation réfrigérée, système d’information sonore et visuel, écrans d’affichage et système de vidéoprotection. Chaque nouveau train accueillera jusqu’à 2 600 voyageurs dont 948 assis contre 1 684 dont 432 assis pour les anciens. Soixante nouvelles rames seront déployées d’ici 2014. Cette première tranche représente un investissement de 917 M€ financé par la RATP et subventionné par le Stif à hauteur de 300 M€. De 2014 à 2017, seront déployées soixante-dix autres nouvelles rames. Ainsi, à terme, la ligne aura gagné 30 % de capacité d’accueil.
Priorité à l’existant
Au-delà des problèmes du RER A, pour faire face à « la crise des transports », Nicolas Sarkozy a rappelé que le Grand Paris, avec un budget de 32,5 milliards d’euros, prévoit « la construction d’un réseau, long de 155 kilomètres, de métros automatiques à l’horizon de 2020 ou 2025 », mais également « la modernisation du réseau existant » comme celui du RER B. Sont également prévus par exemple les travaux d’Éole, le projet de prolongement à l’ouest du RER E au-delà de la gare Haussmann-Saint-Lazare vers La Défense et jusqu’à Mantes-la-Jolie ou la prolongation de la ligne 14 du métro jusqu’à la mairie de Saint-Ouen.
En dehors de l’Île-de-France, « le gouvernement s’est engagé à multiplier par cinq le kilométrage des réseaux de transport collectif en site propre, a détaillé Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire les métros, les tramways et certains bus, l’objectif étant de faire passer le linéaire total de transports en site propre de 329 km en 2006 à 1 800 à l’horizon 2020. Afin d’atteindre cet objectif, l’État s’est engagé, par la loi, à mobiliser 2,5 milliards d’euros. »
Mise à jour le 05/12/2011
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