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Le plan de déplacements urbains Approuvé le 15 décembre 2000, le plan de déplacements urbains de l'Île-de-France (PDUIF) a pour objectif d’améliorer les déplacements des Franciliens.

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CG92/JEAN-LUC DOLMAIRE

 
 

Qu’est-ce que le plan de déplacements urbains ?
Quels sont les objectifs et les grands principes du PDU ? Qui sont les acteurs ?

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La voiture particulière n'est pas le seul moyen efficace de se déplacer dans la ville. Avec le plan de déplacements urbains, le vélo, la marche à pied et le bus ont également leur mot à dire.

 

Les acteurs du PDU travaillent pour que demain les bus soient plus rapides, les cheminements piétons et cyclistes plus sûrs et cohérents… en bref, pour améliorer les déplacements de tous les usagers.

 

Les objectifs du PDU

Approuvé le 15 décembre 2000, le plan de déplacements urbains de l'Île-de-France (PDUIF) a pour objectif d’améliorer les déplacements des Franciliens avec des résultats visibles dès 2005. Au programme : diminution du trafic automobile et augmentation de l'usage des autres modes : transports publics, marche, vélo.

Pour le département des Hauts-de-Seine, comme pour l'ensemble de la petite couronne de l'Île-de-France, l'objectif fixé est une baisse de 5 % de l'usage du véhicule particulier et l'augmentation de la vitesse commerciale des autobus à 18 km/h ou au minimum à 20 % par rapport à la vitesse actuelle.

 

Les grands principes

Toutes les institutions publiques, parapubliques et le monde associatif d’Île-de-France ont défini ensemble les 5 grands principes permettant d'organiser les déplacements de personnes, le transport des marchandises, la circulation, le stationnement :

 - redonner la priorité aux transports en commun,

 - améliorer la qualité de service et rendre les transports en commun plus attractifs : plus rapides, plus accessibles, plus confortables et plus sûrs,

 - faciliter l’échange multimodal,

 - développer les transports doux, en proposant aux cyclistes et piétons des conditions de confort et de sécurité satisfaisantes,

 - repenser la ville en fonction des déplacements qu’elle génère.

D’autres pistes sont également explorées par le PDUIF : le transport des marchandises, la gestion du stationnement, le covoiturage, l’information des usagers…

 

Les partenaires du PDUIF

La région Île-de-France

Le Syndicat des transports d’Île-de-France

Les conseils généraux d’Île-de-France : EssonneHauts-de-SeineSeine-et-MarneSeine-Saint-DenisVal-de-MarneVal-d’Oise et Yvelines

La ville de Paris et les 1 281 communes et structures intercommunales

Les associations : APFFNAUTEnvironnement 92

Les chambres de commerce et d’industrie et chambres des métiers

Les transporteurs : Port autonome de ParisAéroports de ParisRATPSNCF 

 

Le PDU en quelques chiffres

Le PDU en Île-de-France, c’est :

 - 1 300 communes d’Île-de-France regroupant 11,6 millions d’habitants

 - des objectifs chiffrés pour l’ensemble de l’Île-de-France
             +  trafic automobile : - 3 %
             +  usage des transports collectifs : + 2 %
             +  marche à pied : + 10 %
             +  usage du vélo : + 100 %
             +  transport des marchandises par le fer et la voie d’eau : + 3 %

Ont été identifiés :

150 lignes de bus constituant un réseau régional de bus structurant, le réseau « Mobilien »

- 138 comités d'axe

143 comités de pôle

 

Les origines du plan de déplacements urbains
Quel est le contexte législatif et réglementaire ? Quelles sont les grandes dates ?

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(CP : DR)

 

Le contexte législatif et réglementaire

Dès 1982, la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) propose aux collectivités locales le PDU, mais ce n’est qu’en 1996 avec la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) qu’il devient obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. La LAURE définit également les grandes orientations d'un PDU : réduction de la place de la voiture, développement des transports en commun, promotion des modes de circulation douce et régulation du transport et de la livraison des marchandises.
En 2000, la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) vient compléter ces objectifs. L’amélioration de la sécurité des déplacements, l’organisation rationnelle du stationnement et l’affirmation du lien urbanisme-déplacements sont dorénavant prises en compte.

Enfin, en 2003, la loi « urbanisme et habitat » vient ajuster les grands principes de la loi SRU en assouplissant les limitations apportées à l’urbanisation en l’absence de schéma de cohérence territoriale (SCOT), en retouchant la composition des plans locaux d’urbanisme (PLU) et en confirmant l’intégration d’un volet décrivant le projet communal d’ensemble dans le PLU.

 

Les grandes dates

 30 décembre 1996 La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie rend obligatoire le PDU pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants
 Avril 1998  Publication du diagnostic
1998-1999 Élaboration du projet de PDUIF
Information préalable des Franciliens sur le PDUIF et
enquête sur leurs attentes
Avis des partenaires
31 mars 2000 Délibération du CG 92 : avis favorable
Juin-juillet 2000 Enquête publique
15 décembre 2000   Approbation du PDUIF par arrêté interpréfectoral
Téléchargez le document sur le site du STIF
2001-2005 Mise en œuvre du plan de déplacements urbains
Mi-2003 Bilan à mi-parcours
Mi-2005 Le PDUIF est désormais élaboré ou révisé à l'initiative du STIF (loi du 13 août 2004)
Fin 2005 Bilan du PDU de la région Île-de-France
Novembre 2007 Rapport d'évaluation du PDU
> Consultez le document sur le site du STIF


Le PDU est actuellement en cours de révision.

 

Une organisation qui privilégie la concertation
Comment est mis en oeuvre le plan de déplacements urbains ?

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Une démarche participative réunissant l'ensemble des acteurs de la mobilité

Le plan de déplacements urbains d'Île-de-France (PDUIF), valable pour 5 ans, est une démarche participative pour améliorer les déplacements des 11 millions de Franciliens.

Dans ce cadre, l'ensemble des acteurs de la mobilité (État, région, départements, communes, transporteurs, associations...) sont amenés à réfléchir ensemble pour apporter des solutions ponctuelles et adaptées autour de grands objectifs tels que l'amélioration et l'attractivité des transports en commun ou le développement des modes doux (vélo, roller et marche à pied).
De nombreuses thématiques y sont abordées : stationnement, livraison, urbanisme, intermodalité, qualité de service, ou encore accessibilité...

Le plan de déplacements urbains réunit un grand nombre d’acteurs concernés (État, région, STIF, départements, communes, mais également les institutions publiques, les transporteurs, les associations et les représentants du monde économique…).

 

Les comités de travail, organes privilégiés de concertation

Pour réaliser l'ensemble des actions prévues dans le PDUIF, les différents partenaires concernés par un même projet se réunissent au sein de comité de travail, organes privilégiés de concertation.

Les comités d'axe traitent une ligne de transport en commun de son point de départ à son terminus. La démarche est plus difficile et plus lente mais gage d'une plus grande efficacité sur l'ensemble de la ligne. Le réseau Mobilien, qui sera constitué des 150 lignes identifiées, constituera ainsi un réseau principal, rapide et efficace, où qualité de service, vitesse, régularité, information voyageurs seront nettement améliorées.

Côté comité de pôle, on trouve des opérations plus classiques d'urbanisme où la qualité globale de l'environnement de la gare est prise en compte pour organiser les différentes fonctions du pôle (accès, intermodalité entre les différents modes, économie locale...). 143 pôles ont été identifiés et sont inscrits au PDUIF.

Le PDUIF peut également se décliner en plans locaux de déplacements (PLD), qui détaillent localement ses principes, notamment sur les règles de stationnement et de circulation qui sont de la responsabilité du maire. On en dénombre près d'une trentaine en cours de réflexion ou d'élaboration, dont les 4/5 en grande couronne.

 

Des améliorations sur tout la ligne
A quoi servent et comment fonctionnent les comités d'axes?

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Les comités d'axe traitent une ligne de transport en commun de son point de départ à son terminus. La démarche est plus difficile et plus lente, mais gage d'une plus grande efficacité sur l'ensemble de la ligne. Le réseau Mobilien, qui sera constitué des 150 lignes identifiées, formera ainsi un réseau principal, rapide et efficace, où qualité de service, vitesse, régularité, information voyageurs seront nettement améliorées.

Le comité d'axe a pour objectif d'améliorer :
- le partage de la voirie en faveur des transports collectifs, des vélos et des piétons,
- la qualité de service du bus de l'axe concerné (fréquence, amplitude...).

Pilotés par l’autorité responsable de la voirie principale, les comités d'axe regroupent toutes les communes traversées par la ligne, les directions départementales de l'Équipement et les conseils généraux concernés, l'État, la région, le Syndicat des transports d'Île-de-France, les transporteurs (RATP, Optile...), les chambres consulaires (chambre de commerce et d'industrie, chambre des métiers), les représentants du milieu associatif (essentiellement dans le département : l'Association des paralysés de France, la FNAUT et le collectif Environnement 92).

 

La vie du comité d'axe

La vie du comité d'axe s'articule en plusieurs phases :

  • Phase de diagnostic
    Très importante, cette phase met en évidence les dysfonctionnements de la ligne et leurs causes, de façon à y apporter des réponses pertinentes en termes d'aménagement.
  • Charte d'objectifs et définition des premiers scénarios
    Ces objectifs découlent directement des observations du diagnostic et différentes solutions sont proposées pour y répondre. Après débat et concertation, un seul scénario par tronçon est retenu. 
    Sont notamment débattus : le parcours de la ligne, la disposition des arrêts et leur accessibilité, la signalisation, le partage de la voirie...
  • Projet d'axe
    Ce projet est établi à partir des objectifs fixés dans la phase précédente.
  • Contrat d'axe
    Le contrat d'axe constate et enregistre les engagements de chaque partenaire, pour mettre en œuvre les propositions issues du comité d'axe. Cela peut être des propositions d'aménagements physiques de la voie, mais aussi des engagements de mise en œuvre d'une politique de gestion de l'espace public (par exemple la répression du stationnement sauvage).

Il comprend les engagements :

  • des maîtres d'ouvrage à réaliser les travaux selon un calendrier défini,
  • des gestionnaires à entretenir les équipements et les aménagements, à gérer les cycles de feux,
  • des collectivités et de l'État à prendre certaines dispositions réglementaires (stationnement, vitesse limitée...) et à les faire respecter,
  • des transporteurs et du STIF pour mettre en œuvre les améliorations de qualité de service, fréquence, amplitude... selon un calendrier défini.

Il comprend également un plan de financement approuvé par les maîtres d'ouvrage chargés des travaux.
Chaque étape est validée avant d'engager l'étape suivante.
À la suite de l'approbation du contrat d'axe, le comité d'axe est transformé en comité de suivi, de façon à contrôler et évaluer les actions et les engagements de chaque partenaire.

 

 

Le réseau Mobilien dans les Hauts-de-Seine : où en est-on ?
Quel est l'état d'avancement des comités d'axe de ligne de bus ?

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Le programme Mobilien consiste à rendre plus efficace et attractif le bus pour les déplacements de banlieue à banlieue. 

Pour y parvenir, il veut offrir des bus fréquents, rapides, propres, accessibles, maillés entre eux, modernes, sécurisés et bénéficiant d'un support d'information performant. Cette qualité de service est l'un des leviers principaux de la reconquête des transports en communs.

Pour le rendre pleinement attractif et en faire un mode de transport alternatif à la voiture, un programme d'aménagements a donc été décidé dans les comités d'axe : couloirs de bus réservés, réaménagement des feux à certains carrefours pour donner la priorité aux bus, repositionnement des arrêts pour favoriser les connexions avec les autres modes de transport... 

150 lignes en Ile de France ont été identifiées pour constituer ce réseau de bus plus rapides, plus réguliers, plus confortables et plus accessibles.

 

Etat d'avancement dans les Hauts-de-Seine

Le Conseil général des Hauts-de-Seine aménage d'ici à 2010 neuf itinéraires de bus sur les routes départementales, dans le cadre du plan de déplacements urbains de la Région d'Ile-de-France.

Dans le cadre de la mise en oeuvre du « Plan de déplacements urbains », différents avancements ont été réalisés :

  • une ligne est déjà en service (171),
  • deux lignes sont en travaux et en appel d’offres (126 et 323),
  • deux lignes sont en cours d’études détaillées (164 et 179),
  • pour quatre lignes, les études détaillées sont achevées (178, 189, 289, 304), en attente des appels d’offres.

Afin d’assurer un rythme de travaux régulier et dynamique, le Département a eu recours pour les six dernières lignes à une maîtrise d’oeuvre externe.
30 millions d’euros d’investissements sont prévus pour les cinq prochaines années.

Concernant les comités d'axes dont la maîtrise d'ouvrage ne dépend pas du Conseil général, consultez  le site du STIF.

Adaptation des horaires aux besoins des usagers

Les décisions approuvées par le Conseil du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) entrent progressivement en service :

  • la mise en service du Noctilien (services de bus nocturnes) en 2005,
  • l’augmentation des fréquences sur le Mobilien dès 2006 sur plusieurs lignes (304, 323, 126…) et une refonte des grilles horaires mieux adaptées,
  • l’extension des heures de service en semaine pendant les heures creuses sur les bus, les métros, les tramways, ainsi que le samedi soir pour les métros. 

L’augmentation de la contribution financière du Département au Syndicat des Transports d’Ile-de-France est de 60 % entre 2006 et 2007 passant de 50 à 81 millions d’euros. 83 M€ sont inscrits en 2008.

 

 

 

En gare : favoriser les échanges
143 pôles ont été identifiés et sont inscrits au PDUIF. Comment fonctionnent-ils ?

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Dans la même optique que les comités d’axe, les comités de pôle sont pilotés généralement par le STIF et réunissent État, communes, transporteurs, région, département, associations et représentants du monde économique.

L'objectif commun est de  :

  • faciliter l’accès des voyageurs à un pôle multimodal
  • favoriser les pratiques multimodales (voiture + train, vélo + métro…).

La lisibilité, l’accessibilité, le confort et la sécurité du pôle sont des points abordés en comité tout comme le stationnement, les aménagements paysagers et l’intégration du pôle dans la ville.

 

Comités de pôle : où en est-on ?
Quel est l'état d'avancement des côtés de pôles dans les Hauts-de-Seine ?

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Les comités de pôle pilotés par le conseil général

Deux comités de pôles sont pilotés par le Conseil général des Hauts-de-Seine:

  • Gabriel Péri Asnières Gennevilliers
  • Gennevilliers RER C

Les études sont actuellement en cours.

 

 

Les autres comités de pôle

Concernant les comités de pôle dont la maitrise d'ouvrage ne dépend pas du Conseil général, consultez  le site du STIF.

 

Site Internet du conseil général des Hauts-de-Seine

www.hauts-de-seine.net est un site du conseil général des Hauts-de-Seine