Cité musicale de l’île Seguin : un partenariat public-privé
L’assemblée départementale a adopté, le 16 décembre, le principe du recours à un contrat de partenariat pour la construction et l’exploitation de sa future cité musicale sur l’île Seguin.
Un auditorium de 900 places, une grande salle de 3 000 à 5 000 places, des espaces de répétition, les locaux de la Maitrise des Hauts-de-Seine, d’autres formations en résidence, des commerces et restaurants… Le conseil général va bâtir sur la pointe aval de l’île Seguin « un ensemble musical totalement inédit en France, comme l’a rappelé Patrick Devedjian, tel qu’il en existe des exemples dans quelques grandes métropoles européennes : Rome, Hambourg ou Londres pour ne citer que celles-ci. » Un pôle construit dans le cadre du projet départemental de Vallée de la culture mais qui rayonnera au-delà de l’Ouest parisien. En juillet 2010, le conseil général a en effet acheté à la Saem Val-de-Seine, la pointe aval de l’île. Un an et demi plus tard, après différentes études et étant donné la complexité technique et fonctionnelle du projet et celle du montage juridique et financier qui en découle, l’assemblée départementale a décidé, lors de la séance publique du 16 décembre, d’avoir recours à un contrat de partenariat public-privé. Ce dernier consiste à confier l’intégralité des missions de conception, réalisation, entretien, maintenance, exploitation et gestion de l’ouvrage à un partenaire privé, le choix d’un seul et même opérateur assurant la cohérence du projet.
Garantir une offre de qualité
« Le conseil général se réservera une cinquantaine de dates par an - quarante dans l’auditorium et dix dans la grande salle - pour développer notre offre musicale aux Alto-Séquanais et assurer notre mission de service public, a précisé Patrick Devedjian. Nous validerons chaque année les programmes que les exploitants nous proposerons afin de garantir une offre de qualité et de veiller au rayonnement de la cité. »
S’agissant du financement, le coût d’investissement est estimé à plus de 165 millions d’euros hors taxe. Le conseil général en prendra à sa charge 50 %. « Ce coût ne fait pas état des subventions que nous allons pouvoir solliciter auprès de la Région, de l’État et de l’Union européenne et qui viendront en déduction de notre part d’investissement. »
La mise en œuvre du contrat de partenariat nécessite le recours à une procédure de dialogue compétitif qui devrait durer un peu plus d’un an et permettra de définir la viabilité économique du projet. Afin de garantir la qualité architecturale et environnementale de l’ensemble musical, il sera demandé à chaque candidat de proposer deux projets. La ville de Boulogne-Billancourt et les ateliers Jean Nouvel, coordonnateur du projet pour l’ensemble de l’île, seront consultés. Le choix du candidat sera annoncé en avril 2013 pour un démarrage des travaux en février 2014. Le contrat de partenariat est prévu pour durer trente ans. Le conseil général sera ensuite propriétaire de sa cité de la musique.