Dans les Hauts-de-Seine, quel avenir pour le logement ?
Patrick Devedjian a participé samedi 14 janvier à un débat public sur le logement. L’occasion de rappeler les priorités départementales dans ce domaine.
La loi sur le Grand Paris fixe comme objectif de construire 11 600 logements par an dans les Hauts-de-Seine. Comment résoudre les défis démocratiques, sociaux et financiers que pose ce projet ? Voilà quel était l’objet du débat auquel a participé samedi le président du conseil général. Étaient également présents : Philippe Laurent, maire de Sceaux, Jacques Bourgoin, maire de Gennevilliers, Patrick Jarry, maire de Nanterre, ainsi que l’évêque de Nanterre Gérard Daucourt.
« Le principal problème du département est le coût du foncier, a rappelé Patrick Devedjian en préambule. Par ailleurs, le territoire est extrêmement attractif en terme d’emplois, de plus en plus de personnes veulent s’y installer, alors même que la politique de logement libre tend à raréfier les logements. Les propriétaires qui font face à des impayés ont des difficultés à récupérer leur habitat. Cela peut rebuter certains d’entre eux à mettre leur logement en location. »
Malgré ce constat, un bon point : dans le département, 26% des logements sont des logements sociaux, ce qui représente six points de plus que le seuil exigé par la loi SRU. « Sur les 36 communes des Hauts-de-Seine, 14 villes doivent encore dépasser le seuil des 20%, mais il y a des efforts considérables de rattrapage. Ville-d’Avray était par exemple à 4% il y a 4 ans, elle est aujourd’hui à 11%. Et quatre communes dépasseront la barre des 20% dans l’année, s’est félicité Patrick Devedjian. Notre souci principal sera de continuer à soutenir ces 14 communes dans leurs projets de construction. »
Pour ce qui est de la mixité sociale, le président du conseil général a rappelé que le département dépensait 338 millions d’euros pour la rénovation urbaine. « Dans le passé, on a construit massivement de grands quartiers de logements sociaux. Aujourd’hui on les détruit. C’est un immense gâchis. L’argent public doit être mieux employé », a estimé Patrick Devedjian.